Maher Attar «glorifie» Beyrouth dans sa nouvelle exposition

Maher se consacre désormais à la photographie d’art, et notamment aux portraits. Photo fournie.
Maher se consacre désormais à la photographie d’art, et notamment aux portraits. Photo fournie.
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Publié le Lundi 16 mai 2022

Maher Attar «glorifie» Beyrouth dans sa nouvelle exposition

  • Le journaliste est primé à de nombreuses reprises pour sa couverture des conflits et des événements dans la région du Moyen-Orient ou pour ses portraits de dirigeants du monde
  • «J’ai toujours voulu faire quelque chose sur cette ville malheureuse, abandonnée et abusée»

BEYROUTH: Maher Attar est un ancien photojournaliste qui a commencé son métier au cours de la guerre civile du Liban au sein de l’agence Sygma (connue aujourd’hui sous le nom «Corbis-Getty»).

Né à Beyrouth, il apprend le pouvoir de l’image auprès des plus grands de la profession. La guerre Iran-Irak, celle du Golfe, celle des talibans en Afghanistan, le détournement de l’Achille Lauro ou les crises des otages américains et français au Liban: rien n’échappe à son objectif. Le journaliste est primé à de nombreuses reprises pour sa couverture des conflits et des événements dans la région du Moyen-Orient ou pour ses portraits de dirigeants du monde.

Également passionné d’art et de culture et auteur d’une douzaine d’ouvrages de photographie, Maher se consacre désormais à la photographie d’art, et notamment aux portraits. À l’occasion du lancement de son exposition intitulée «Béryte, ville glorifiée», à Art District Gallery, il se confie à Arab News en Français.

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Maher Attar est un ancien photojournaliste qui a commencé son métier au cours de la guerre civile du Liban au sein de l’agence Sygma. Photo fournie.

Il décrit la relation particulière qu’il entretient avec son appareil, cet objet qui «l’aide à traduire ce qu’il a en tête». Il confie par ailleurs avoir une vision bien à lui de la photographie: «Je suis contre la rafale: moi, je fais une seule image. Je repère, je trouve l’appareil adapté, puis le film, et enfin la sensibilité que je veux laisser transparaître. Je n’utilise que des appareils manuels; j’aime être le maître de la lumière, et je laisse la chimie opérer», explique-t-il.

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Également passionné d’art et de culture et auteur d’une douzaine d’ouvrages de photographie, Maher se consacre désormais à la photographie d’art, et notamment aux portraits. Photo fournie.

Tout au long de l’exposition, l’artiste raconte l’histoire d’une ville intemporelle, Beyrouth, qu’il décrit dans toute son agitation, dans sa fierté et dans sa gloire, à travers une série d’images lomographiques (la lomographie est un concept qui consiste à recourir à des appareils neufs issus d’anciens modèles bon marché trouvés dans l’ex-bloc soviétique fonctionnant avec des films argentiques). Une ville aux innombrables visages, mille fois détruite, mille fois reconstruite.

«Agressée à travers les siècles, elle continue à résister et reste debout. Généreuse et bienveillante, elle accueille un grand nombre d'étrangers. Appauvrie et déchirée par la guerre, elle exile son propre peuple. Une cité de tolérance, sans être tolérante. Une cité de divertissement, mais qui n'est pas durable. Une cité originale, mais sans vraiment l’être»: ainsi Maher Attar décrit-il Beyrouth.

Il avoue entretenir un lien particulier avec sa ville natale. «J’ai toujours voulu faire quelque chose sur cette ville malheureuse, abandonnée et abusée. Après plus de trois ans de production et de travail acharné, et malgré toutes les difficultés que j’ai rencontrées, comme la révolution du 17-Octobre, en 2019, la Covid, la crise financière et le massacre du 4-Août, j’ai enfin décidé d’exposer pour donner un peu d’espoir avant, pendant et après les élections», précise le photographe.

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Tout au long de l’exposition, l’artiste raconte l’histoire d’une ville intemporelle, Beyrouth, qu’il décrit dans toute son agitation, dans sa fierté et dans sa gloire. Photo fournie.

Maher Attar, nous l’avons dit, utilise la technique photographique de la lomographie. «L’utilisation d’un appareil de lomographie est un choix technique qui détermine une grande part de l’esthétique de mes projets photographiques», explique Maher Attar. Et c’est précisément le procédé qu’il utilise pour décrire Beyrouth. La capitale libanaise apparaît ainsi sous la forme d’une figure féminine qui a connu de nombreuses douleurs, mais qui est restée debout en dépit de tout.

«La série exposée comprend quatorze images, dont quatre principales [“masterpieces”]: Independance, Dove of Peace, Dignity et Diversity. Sept sont réalisées en salt print [“papier salé”]. C’est une première au Liban. Une invention qui date de 1840, qui traite le tirage papier à base du sel de chlorure», précise Maher Attar.

L’œuvre qu’il a réalisée sur Beyrouth porte en elle les messages de liberté, de paix et d’indépendance. «Je voulais rendre la gloire à ma ville et à Béryte, la capitale de la Phénicie à l’époque romaine», conclut le photographe.


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.