Marrakech, la ville ocre, retrouve des couleurs après la Covid

Le centre-ville renoue progressivement avec le tempo de la foule des vacanciers. (Photo, AFP)
Le centre-ville renoue progressivement avec le tempo de la foule des vacanciers. (Photo, AFP)
Le centre-ville renoue progressivement avec le tempo de la foule des vacanciers. (Photo, AFP)
Le centre-ville renoue progressivement avec le tempo de la foule des vacanciers. (Photo, AFP)
Le centre-ville renoue progressivement avec le tempo de la foule des vacanciers. (Photo, AFP)
Le centre-ville renoue progressivement avec le tempo de la foule des vacanciers. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 18 mai 2022

Marrakech, la ville ocre, retrouve des couleurs après la Covid

  • «Quel plaisir de retrouver la place après des mois ralentis et pénibles», lance le jeune Marocain Youssef
  • Les terrasses de cafés sont bondées et les boutiques de souvenirs et de bibelots, les échoppes d'habits et de mobilier traditionnel, toujours prisées par les touristes, ne désemplissent pas

MARRAKECH: « On respire à nouveau »: Youssef, charmeur de serpent, se réjouit de son retour depuis peu sur l'incontournable place Jamaa El Fna à Marrakech, capitale du tourisme au Maroc, asphyxiée par deux ans de crise sanitaire.  

« Quel plaisir de retrouver la place après des mois ralentis et pénibles », lance le jeune Marocain, tout aussi content du retour des touristes, en jouant avec une couleuvre sur le son nasillard de « la ghaïta », hautbois populaire au Maghreb.  

Marrakech, vitrine touristique du royaume au pied du Haut-Atlas, se relève progressivement de deux interminables années de restrictions à cause de la pandémie de Covid-19. Des années dévastatrices pour un secteur qui pesait près de 7% du PIB marocain en 2019. 

Seulement 3,7 millions de touristes étrangers ont visité le Maroc en 2021 contre 13 millions en 2019, selon des statistiques officielles.  

En ce jour de mai, les ruelles exiguës de l'ancienne médina de Marrakech  - surnommée la ville ocre en référence à la couleur rouge de la plupart de ses maisons et bâtiments -, inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, grouillent de monde. 

Soulagement 

Les terrasses de cafés sont bondées et les boutiques de souvenirs et de bibelots, les échoppes d'habits et de mobilier traditionnel, toujours prisées par les touristes, ne désemplissent pas.  

« Nous n'avons pas encore atteint les niveaux d'avant la pandémie mais depuis un mois, la situation s'améliore », confirme, avec soulagement, Abdellah Bouazri, un marchand de la médina, après avoir encaissé les emplettes d'un touriste argentin vêtu d'un maillot du club Boca Juniors.   

Ce commerçant de 35 ans, père de deux enfants, a dû s'adapter durant les confinements en devenant vigile dans une société de sécurité.  

« C'était dur mais aujourd'hui je suis ravi de retrouver mon vrai métier », confie Abdellah qui se dit « optimiste pour l'avenir ». 

Pour stopper le marasme, le gouvernement a lancé en début d'année un plan de soutien au tourisme de deux milliards de dirhams (190 millions d'euros) au profit des professionnels du secteur. 

Toutefois, les nombreux travailleurs au noir, les employés précaires et sans filet social, se sont eux retrouvés à la rue.  

L'Etat a également débloqué un milliard de dirhams (95 millions d'euros) en soutien aux hôteliers qui réclament d'autres types d'aides. 

Le président de la Fédération nationale de l'industrie hôtelière (FNIH), Lahcen Zelmat, avait plaidé pour la suppression du test PCR exigé par les autorités pour entrer sur le territoire marocain, « trop contraignant » à ses yeux. 

Il a finalement été entendu. Le gouvernement a décidé mardi d'annuler la double obligation du test PCR et du pass sanitaire pour entrer au Maroc, compte tenu de la « stabilisation de la situation épidémiologique ».  

Désormais la présentation d'un pass vaccinal valide ou un test PCR négatif de moins de 72 heures suffiront. 

« Nous sommes très contents. Cela va encourager les touristes étrangers », s'est félicité M. Zelmat. 

« Magique »  

Selon le ministère du Tourisme, le Maroc a encaissé un peu plus de 34 milliards de dirhams (3,2 milliards d'euros) de recettes touristiques en 2021, soit plus de deux fois moins qu'en 2019 (80 milliards de dirhams).  

Au premier trimestre 2022, elles ont toutefois bondi de près de 80% par rapport à la même période en 2021 à près de 10 milliards de dirhams (plus de 900 millions d'euros), selon l'Office marocain des changes. 

Une récente note du ministère des Finances se félicite des « perspectives qui semblent plus favorables pour 2022 ». 

En s'engouffrant à l'intérieur des remparts rouges de la vieille médina, le flot des touristes ne s'arrête pas.  

L'incessant va-et-vient anime la Medersa Ben Youssef, une école coranique du XVIe siècle, chef d'oeuvre architectural qui remonte à la dynastie saadienne.  

« Ce lieu est magique ! (...) ça me manquait vraiment depuis le Covid de découvrir de nouvelles cultures », s'enthousiasme Nick, un Londonien de 29 ans pour la première fois à Marrakech. 

Le centre-ville renoue progressivement avec le tempo de la foule des vacanciers. 

Ceux-ci se précipitent aussi pour visiter le Jardin Majorelle et le musée Yves Saint Laurent, lieux emblématiques et très courus de Marrakech.  

« Le musée était un passage obligé! », opinent Tommy et Coco, deux jeunes Chinois. « Nous nous considérons très chanceux de pouvoir voyager à nouveau et pour le moment nous sommes conquis. » 

 


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.