Un deuxième vol atterrit à l'aéroport de Sanaa

Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken (deuxième sur la gauche), et le ministre yéménite des Affaires étrangères, Ahmed Awad ben Moubarak (deuxième sur la droite), s'entretiennent lors de leur rencontre à Washington, D.C. (AFP)
Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken (deuxième sur la gauche), et le ministre yéménite des Affaires étrangères, Ahmed Awad ben Moubarak (deuxième sur la droite), s'entretiennent lors de leur rencontre à Washington, D.C. (AFP)
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Publié le Jeudi 19 mai 2022

Un deuxième vol atterrit à l'aéroport de Sanaa

  • Un deuxième vol commercial transportant des dizaines de passagers a atterri mercredi dernier à l'aéroport de Sanaa, tenu par les Houthis
  • La reprise des vols au départ de Sanaa est l'un des nombreux termes de la trêve entrée en vigueur le 2 avril

AL-MUKALLA (Yémen): Un deuxième vol commercial transportant des dizaines de passagers a atterri mercredi dernier à l'aéroport de Sanaa, tenu par les Houthis, alors que les médiateurs internationaux et les puissances mondiales continuent de faire pression sur les parties belligérantes du Yémen pour prolonger la trêve de deux mois.
L'avion a décollé d'Amman dans la matinée et il a atterri à l'aéroport de Sanaa à 14h, renforçant ainsi les espoirs de reprise des vols vers d'autres destinations et de cessez-le-feu durable.
Hans Grundberg, l'émissaire de l'ONU pour le Yémen qui avait contribué à négocier le pacte de paix, a annoncé le départ du deuxième vol de la capitale jordanienne.
«Un deuxième vol commercial a décollé d'Amman à Sanaa avec des passagers yéménites à 10h30 aujourd'hui, conformément aux termes de l'accord de trêve, et devrait revenir de Sanaa à Amman avec des passagers yéménites à 16h», a annoncé sur Twitter Hans Grundberg.
Le premier vol commercial depuis 2016 a décollé de l'aéroport de Sanaa lundi après que le gouvernement yéménite a autorisé les passagers munis de passeports délivrés par les Houthis à quitter le pays.
La reprise des vols au départ de Sanaa est l'un des nombreux termes de la trêve entrée en vigueur le 2 avril. Aux termes de cet accord, les parties yéménites devaient cesser les combats sur tous les fronts, permettre aux navires de ravitaillement d'entrer dans les ports maritimes de Hodeïda et collaborer avec les Nations unies pour ouvrir les routes de Taïz et d'autres provinces.
Dans le même temps, l'envoyé de l'ONU a déclaré mercredi qu'il avait repris ses réunions avec des économistes, des politiciens et des responsables de la sécurité yéménites à Amman afin de mettre en place des idées pour son plan de paix.
«L'envoyé des Nations unies pour le Yémen reprend aujourd'hui ses consultations afin d'identifier les priorités économiques, politiques et sécuritaires pour le processus à plusieurs voies. Il rencontre aujourd'hui un groupe diversifié de personnalités publiques, d'experts et d'acteurs de la société civile yéménites», a indiqué son bureau sur Twitter.
Mardi dernier, après avoir livré des commentaires à huis clos devant le Conseil de sécurité des nations unies, M. Grundberg a déclaré à la presse qu'il avait discuté de la prolongation du pacte avec diverses parties yéménites. «Les Yéménites ne peuvent pas se permettre de revenir à la situation d'avant le conflit, c’est-à-dire une escalade militaire perpétuelle et une impasse politique. Je continue d'engager les parties à surmonter les défis en suspens et à assurer la prolongation de la trêve», a-t-il précisé. Il a ajouté que les Houthis n'avaient pas désigné leurs représentants dans la perspective d’une réunion avec le gouvernement yéménite qui aurait pour objet la fin de leur siège à Taïz.
Tim Lenderking, l'envoyé des États-Unis au Yémen, a également exhorté les factions belligérantes à respecter et prolonger la trêve ainsi qu’à travailler conjointement à l'ouverture des routes à Taïz.
«Nous espérons que la reprise des vols à destination et en provenance de Sanaa apportera un soulagement aux Yéménites. Nous devons garantir la liberté de circulation des personnes et des biens, y compris l'ouverture des routes vers Taïz. Nous appelons les parties à adhérer à la trêve de l'ONU et à la prolonger», a signalé M. Lenderking sur Twitter.
Dans la ville assiégée de Taïz, les habitants ont intensifié leurs campagnes sur le terrain et sur les médias sociaux pour attirer l'attention sur leurs souffrances quotidiennes.
«Ce siège a transformé la ville de Taïz en une grande prison et il a provoqué une véritable tragédie humaine. Ils ont ouvert l'aéroport et les ports de Sanaa et ont ignoré les souffrances que le siège a infligées à Taïz», a affirmé Ahmed al-Qaidhy, un militant de la région, à Arab News.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.

 


L’Arabie saoudite en tête du classement de sécurité publique du G20

Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
Les résultats mettent en évidence les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité à travers le Royaume. (fourni)
  • 97,7 % des habitants déclarent se sentir en sécurité en marchant seuls la nuit

RIYAD: L’Arabie saoudite occupe la première place parmi les pays du G20 dans l’Indice de sécurité 2025, selon les données de la base des indicateurs des Objectifs de développement durable des Nations unies, publiées lundi par l’Autorité générale des statistiques du Royaume.

Les résultats indiquent que 97,7 % de la population se sent en sécurité en marchant seule la nuit dans son quartier, selon l’Agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).

Ils montrent également que 94,9 % des femmes, 97 % des citoyens saoudiens et 97,2 % des personnes âgées de 60 à 64 ans se sentent en sécurité en marchant seules la nuit dans les zones résidentielles.

Ces résultats soulignent les efforts des agences gouvernementales pour maintenir un haut niveau de sécurité dans l’ensemble du Royaume, a ajouté la SPA. Ils s’inscrivent dans les initiatives visant à renforcer la sécurité, la stabilité et la qualité de vie dans les secteurs économique, alimentaire, environnemental, sanitaire, social, politique, intellectuel, technologique et de cybersécurité, conformément à la Vision 2030 de l’Arabie saoudite.

L’Autorité générale des statistiques mène ses travaux selon une méthodologie unifiée basée sur le Statistical Business Process Manual, conforme aux normes statistiques internationales.

Dans un autre rapport, l’autorité a indiqué que 75,3 % de la population saoudienne a participé à des événements ou activités culturelles en 2025, reflétant une participation croissante à la vie culturelle dans le Royaume.

Ces données ont été publiées dans le cadre de l’initiative Raqam Saudi, qui met en avant les réalisations nationales, renforce la fierté nationale et les valeurs de citoyenneté, et souligne le rôle des statistiques officielles dans le suivi des progrès vers les objectifs de Vision 2030 et du développement durable. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com