Allemagne: des coups de feu dans une école font un blessé, le tireur arrêté

Les services de secours et la police devant le bâtiment du Lloyd Gymnasium, une école secondaire de Bremerhaven, dans le nord de l'Allemagne, le 19 mai 2022, après que des coups de feu ont été tirés sur l'école. (Photo, AFP)
Les services de secours et la police devant le bâtiment du Lloyd Gymnasium, une école secondaire de Bremerhaven, dans le nord de l'Allemagne, le 19 mai 2022, après que des coups de feu ont été tirés sur l'école. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 19 mai 2022

Allemagne: des coups de feu dans une école font un blessé, le tireur arrêté

  • L'assaillant, âgé de 21 ans, a pénétré dans l'enceinte de cette école de Bremerhaven et tiré des coups de feu avec son arme, selon la police, dont l'intervention au lycée Lloyd était toujours en cours
  • Le tireur était armé d'une arbalète et possédait également un pistolet, selon le journal à grand tirage Bild qui publie la photo d'un homme au visage flouté, vêtu de noir, allongé à terre avec son arme à côté de lui

BERLIN : Une personne a été blessée par balle jeudi dans une école dans le nord de l'Allemagne, et le tireur présumé a été interpellé, alors que le pays a connu récemment une série de fusillades ou de tentatives dans des établissements scolaires.

L'assaillant, âgé de 21 ans, a pénétré dans l'enceinte de cette école de Bremerhaven et tiré des coups de feu avec son arme, selon la police, dont l'intervention au lycée Lloyd était toujours en cours.

Le tireur était armé d'une arbalète et possédait également un pistolet, selon le journal à grand tirage Bild qui publie la photo d'un homme au visage flouté, vêtu de noir, allongé à terre avec son arme à côté de lui.

Les enquêteurs n'ont pas encore établi le mobile de cet acte mais, selon le procureur Oliver Constien, qui a toutefois évoqué des "dispositions psychologiques" du jeune homme susceptibles de l'avoir poussé à l'acte.

La personne blessée était une employée de l'établissement scolaire du centre-ville.

"Les élèves se trouvent avec leurs enseignants dans les salles de classe", a ajouté la police, précisant dans un tweet que la situation était "sous contrôle".

Des forces spéciales ont été déployées et procédaient à une fouille complète des bâtiments, selon Bild.

La police de cette ville portuaire de quelque 100 000 habitants a été alertée par une élève après qu'elle a entendu des coups de feu dans l'établissement où sont scolarisés plus d'un millier de jeunes, selon le journal.

Elle a alerté la police par téléphone depuis les toilettes, précise le site Nord24.

Épreuves du bac

Un nombre d'élèves inférieur à la normale se trouvait dans l'école en raison d'épreuves de rattrapage du baccalauréat, poursuit Bild.

En janvier, une étudiante avait été tuée et trois autres personnes blessées lors d'une fusillade dans un amphithéâtre de l'université de Heidelberg (sud-ouest). L'auteur, âgé de 18 ans, s'était ensuite suicidé dans l'enceinte du campus.

Et jeudi à Leipzig (est), la police a annoncé avoir arrêté un jeune homme de 21 ans qui avait posté sur le réseau social Snapchat des images de lui avec une arme, formulant des menaces. 

Après vérification, l'arme en question s’est avérée non létale, selon la police qui avait été alertée par Snapchat.  

La législation allemande sur la détention d'armes à feu est l'une des plus strictes d'Europe.

Elle exige que toute personne âgée de moins de 25 ans passe un examen psychiatrique avant de demander un permis de port d'arme. 

La loi a été renforcée après deux attaques perpétrées dans des écoles dans la ville d'Erfurt, dans l'est du pays, en 2002, et dans la ville de Winnenden, dans le sud-ouest, en mars 2009.

En 2016, neuf personnes avaient été tuées par un forcené qui avait ouvert le feu dans un centre commercial de Munich. 

L’assaut avait suscité un vif débat dans le pays sur l’opportunité de renforcer à nouveau la législation sur les armes à feu.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.