Variole du singe: Roche développe des tests PCR de détection du virus

Le géant pharmaceutique suisse Roche a annoncé mercredi avoir développé des tests PCR de détection du virus de la variole du singe. (Photo, AFP)
Le géant pharmaceutique suisse Roche a annoncé mercredi avoir développé des tests PCR de détection du virus de la variole du singe. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 25 mai 2022

Variole du singe: Roche développe des tests PCR de détection du virus

Le géant pharmaceutique suisse Roche a annoncé mercredi avoir développé des tests PCR de détection du virus de la variole du singe. (Photo, AFP)
  • «Roche a très rapidement développé une nouvelle série de tests pour la détection du virus de la variole simienne et le suivi de sa propagation», a observé le directeur de la division Diagnostics de Roche
  • Les test développés par Roche ne sont pas destinés au grand public mais sont disponibles à des fins de recherche dans la plupart des pays du monde

GENÈVE: Le géant pharmaceutique suisse Roche a annoncé mercredi avoir développé des tests PCR de détection du virus de la variole du singe, après l'apparition de plusieurs cas dans des régions du monde où la maladie n'est pas courante. 

Ces tests ont été mis au point par Roche et sa filiale TIB Molbiol, « en réponse aux cas d'infection par le virus de la variole simienne qui ont récemment suscité des inquiétudes », indique-t-il dans un communiqué. 

« Roche a très rapidement développé une nouvelle série de tests pour la détection du virus de la variole simienne et le suivi de sa propagation », a observé le directeur de la division Diagnostics de Roche, cité dans le communiqué. 

Les flambées récentes, avec plus de 250 cas déjà signalées dans 16 pays à la date du 22 mai selon l'Organisation mondiale de la santé, sont atypiques, car elles surviennent dans des pays où la variole du singe, maladie caractérisée par des lésions cutanées, n'est pas endémique. 

Les test développés par Roche ne sont pas destinés au grand public mais sont disponibles à des fins de recherche dans la plupart des pays du monde. 

Un premier kit détecte les orthopoxvirus, dont les virus de la variole simienne, un second détecte spécifiquement les virus de la variole simienne, tandis qu'un troisième kit permet de détecter les orthopoxvirus tout en précisant si un virus de la variole simienne est présent ou non. 

Selon l'OMS, il convient de détecter la maladie avec un test PCR car les tests antigéniques ne permettent pas de déterminer s'il s'agit du virus de la variole du singe ou d'autres virus apparentés. Les meilleurs échantillons pour le diagnostic proviennent des lésions, écouvillonnage des exsudats (fluide produit par la plaie) ou des croûtes des lésions. 

La variole du singe ou l'orthopoxvirose simienne est - selon l'OMS - une zoonose virale rare (virus transmis à l'être humain par les animaux) dont les symptômes ressemblent en moins grave à ceux que l'on observait dans le passé chez les sujets atteints de variole.  

Avec l'éradication de celle-ci en 1980 et l'arrêt de la vaccination antivariolique qui a suivi, cet orthopoxvirus a émergé comme le virus le plus important de ce genre.  

Il sévit sporadiquement dans certaines régions des forêts tropicales de l'Afrique centrale et de l'Ouest. La maladie a été détectée pour la première fois chez l'homme en 1970 en République démocratique du Congo (ex-Zaïre). 

En 2003, des cas ont été confirmés aux Etats-Unis, marquant la première apparition de cette maladie en dehors de l'Afrique. La plupart avaient été en contact avec des chiens de prairie domestiques, infectés par des rongeurs africains importés. 


L'Ouzbékistan affirme avoir été victime de tirs de roquettes d'Afghanistan

Un garde-frontière taliban se tient près des frontières entre l’Afghanistan et l’Ouzbékistan (Photo, AFP).
Un garde-frontière taliban se tient près des frontières entre l’Afghanistan et l’Ouzbékistan (Photo, AFP).
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  • «Aucune explosion ne s'est produite lorsque les roquettes sont tombées, il n'y a eu aucune victime humaine»
  • Le gouvernement ouzbek a établi des liens avec les autorités talibanes à Kaboul

TACHKENT, Ouzbékistan: Les autorités ouzbèkes ont affirmé mardi que des roquettes tirées depuis l'Afghanistan avaient touché son territoire, sans exploser ni faire de victimes.

"Le 5 juillet 2022 vers 16h20 (...) la chute de cinq roquettes, vraisemblablement lancées depuis le territoire afghan, a été constatée" près de la frontière, a indiqué le ministère des Affaires étrangères ouzbek dans un communiqué.

"Aucune explosion ne s'est produite lorsque les roquettes sont tombées, il n'y a eu aucune victime humaine et aucune destruction. Des dégâts mineurs ont été causés à quatre maisons privées" dans la ville frontalière de Termez, a précisé le ministère.

Les autorités ont ajouté "mettre en œuvre les mesures nécessaires pour établir les causes de cet incident" en "collaboration avec la partie afghane".

En avril, la branche afghane du groupe Etat islamique avait assuré avoir mené une attaque aux roquettes contre l’Ouzbékistan, ce que les autorités ouzbèkes avaient démenti.

L’Ouzbékistan, pays le plus peuplé d'Asie centrale avec ses 35 millions d'habitants, partage plus de 140 kilomètres de frontières terrestres avec l'Afghanistan.

Le gouvernement ouzbek a établi des liens avec les autorités talibanes à Kaboul sans pour autant les reconnaître formellement.


Données personnelles: Une ONG pointe du doigt TikTok

Ces réseaux sociaux rassemblent de vastes quantités de données sur les habitudes en ligne des individus et les utilisent pour vendre des publicités très ciblées (Photo, Shutterstock).
Ces réseaux sociaux rassemblent de vastes quantités de données sur les habitudes en ligne des individus et les utilisent pour vendre des publicités très ciblées (Photo, Shutterstock).
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  • Access Now a écrit à TikTok, qualifiant cette nouvelle façon de procéder de «violation manifeste» du RGPD
  • L'utilisation des données personnelles est un sujet de préoccupation récurrent

PARIS: L'ONG Access Now, qui défend les droits des internautes, accuse mardi le réseau social TikTok de "violation manifeste" du Règlement général sur la protection des données (RGPD) européen à des fins de publicité ciblée.

Elle renvoie, dans un communiqué, à un document de TikTok. Ce dernier stipule qu'au nom des "intérêts légitimes" de ce réseau, la collecte de données se fera à partir du 13 juillet sur cette plateforme auprès des plus de 18 ans en Europe, qu'ils y aient consenti ou non.

Access Now a écrit à TikTok, qualifiant cette nouvelle façon de procéder de "violation manifeste" du RGPD. "TikTok veut passer outre les droits des personnes qui utilisent la plateforme pour augmenter ses revenus publicitaires", indique dans le communiqué Estelle Massé, d'Access Now.

Mme Massé rappelle que d'autres plateformes et réseaux sociaux ont une lecture sujette à caution du consentement, mais que TikTok va "plus loin". Selon elle, ce dernier "suggère effectivement que nous ne devrions pas avoir notre mot à dire sur la manière dont nos informations sont utilisées". TikTok a été sollicité par l'AFP, mais n'avait pas répondu mardi soir.

L'utilisation des données personnelles est un sujet de préoccupation récurrent. En France, Google a été condamné en décembre 2021 par la Commission de l'Informatique et des Libertés (Cnil), gendarme de la protection des données, à une amende de 150 millions d'euros pour ses pratiques en matière de "cookies", ces traceurs numériques utilisés notamment pour la publicité ciblée.

Et des associations de consommateurs de cinq pays européens, dont la France, ont récemment porté plainte contre Google auprès des autorités nationales de protection des données personnelles.

Ces organisations (aussi implantées en Grèce, Norvège, République tchèque et Slovénie) accusent cette fois le géant américain d'inciter les utilisateurs à "autoriser un traitement étendu et invasif" de leurs données personnelles au moment de créer leur compte, en violation du RGPD européen. Ce dont Google se défend.


Royaume-Uni : Nadhim Zahawi nommé nouveau ministre des Finances

Le nouveau ministre britannique Nadhim Zahawi à Downing Street (Photo, AFP).
Le nouveau ministre britannique Nadhim Zahawi à Downing Street (Photo, AFP).
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  • M. Zahawi, 55 ans, a cofondé le réputé institut de sondage YouGov
  • Il a gagné en popularité en assurant la gestion de la vaccination des Britanniques pendant la pandémie

LONDRES: Le Premier ministre britannique Boris Johnson a nommé mardi soir son ministre de l'Éducation, Nadhim Zahawi, au poste de ministre des Finances, dont Rishi Sunak a démissionné avec fracas quelques heures plus tôt.

Les services de M. Johnson ont indiqué que la reine Elizabeth II avait approuvé la nomination de M. Zahawi. Ce Kurde né en Irak est arrivé au Royaume-Uni avec sa famille sans parler un mot d'anglais et a ensuite mené une carrière lucrative dans les affaires.

M. Zahawi, 55 ans, a cofondé le réputé institut de sondage YouGov et a commencé sa carrière politique dans les milieux conservateurs à Londres, avant de devenir député en 2010.