Bientôt la Lune? Pour Thomas Pesquet, «  il est temps d'aller plus loin » dans l'exploration spatiale

Bientôt la Lune? Pour Thomas Pesquet, «  il est temps d'aller plus loin » dans l'exploration spatiale
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Publié le Vendredi 27 mai 2022

Bientôt la Lune? Pour Thomas Pesquet, «  il est temps d'aller plus loin » dans l'exploration spatiale

  • Revenu en novembre de sa deuxième mission dans l'espace, lors de laquelle il est devenu le premier Français aux commandes de l'ISS, Thomas Pesquet pourrait participer aux missions lunaires dans le cadre de l'ambitieux programme de la Nasa baptisé Artemis
  • "Dans l'orbite basse, autour de la Terre - aux alentours de 500 km - cela fait 20 ans qu'on a une présence humaine continue avec la station spatiale internationale" (ISS), rappelle à l'AFP l'astronaute de 44 ans à Rome

ROME: "Il est temps d'aller plus loin": six mois après son retour sur Terre, l'astronaute français Thomas Pesquet a le regard tourné vers l'avenir de l'exploration spatiale européenne, qui sera marqué par les missions sur la Lune à l'horizon 2025-2030.

"Dans l'orbite basse, autour de la Terre - aux alentours de 500 km - cela fait 20 ans qu'on a une présence humaine continue avec la station spatiale internationale" (ISS), rappelle à l'AFP l'astronaute de 44 ans à Rome, en marge d'une conférence à l'ambassade de France en Italie.

"Aujourd'hui il est temps pour nous, les astronautes institutionnels de l'Europe, nos partenaires internationaux, d'aller plus loin", ajoute-t-il, disant espérer "que s'engouffre derrière nous le secteur privé". "On défriche ce territoire pour qu'il soit utile à la société européenne", dit-il.

Revenu en novembre de sa deuxième mission dans l'espace, lors de laquelle il est devenu le premier Français aux commandes de l'ISS, Thomas Pesquet pourrait participer aux missions lunaires dans le cadre de l'ambitieux programme de la Nasa baptisé Artemis - soeur jumelle d'Apollon en référence à la mission historique de 1969 - associant le Canada, le Japon et l'Europe.

"On a l'air d'être en bonne configuration : on a un lanceur, une capsule, une destination, tout se met en place", relève-t-il. Le premier vol d'essai sans équipage est prévu dès l'été 2022, avant un premier vol habité mi-2024, sans alunissage, afin de "préparer les trajectoires".

"A partir de là, un vol tous les ans, pour l'instant sur le calendrier 2025-2026-2027, avec des vols sur la Lune. Là, les Européens pourraient avoir voix au chapitre", avance l'astronaute qui rappelle la difficulté technique d'aller dans l'espace, "une série de petits miracles".

« Grande solidarité »

Conséquence directe de la guerre en Ukraine, la mission russo-européenne ExoMars a, elle, été suspendue en mars par l'agence spatiale européenne (ESA). Elle prévoyait le lancement d'un rover à destination de la planète rouge à l'aide du lanceur russe Soyouz.

Interrogé pendant sa conférence sur les conséquences du conflit, Thomas Pesquet insiste sur "l'intelligence collective" et "la grande solidarité" des astronautes à bord de l'ISS. "Ca n'a pas changé beaucoup de choses au sein des équipages (...) "On a des amis au delà des frontières, on se connaît, on est à bord du même bateau".

Toutefois, "au niveau politique, entre les agences, c'est plus difficile", nuance-t-il. "Aujourd'hui, on voit qu'on honore les accords pris il y a quelques années mais on ne prend pas de décisions pour le futur."

Signe d'une volonté de plus grande indépendance, les astronautes européens ont appelé en février à la mise en place d'un programme européen de vols habités, "un sujet qui a aujourd'hui beaucoup d'importance", reconnaît Pesquet. "On s'est rendu compte que compter sur les autres pour accéder à l'espace n'était pas toujours facile (...) Aujourd'hui on y réfléchit beaucoup".

Parmi ses nombreuses activités, le spationaute est associé à la sélection de la prochaine promotion d'astronautes européens. Plus de 22.000 candidats ont postulé pour seulement quatre à six places de titulaires dans la prochaine promotion, qui sera dévoilée en novembre.

"Se retrouver de l'autre coté me fait réfléchir à la chance que j'ai eue; quand on voit tout ce qui peut être éliminatoire dans une sélection comme ça, c'est quand même incroyable d'arriver jusqu'à la ligne d'arrivée", fait-il valoir, précisant que les critères "n'ont pas vraiment changé" depuis sa sélection en 2009.

"C'est très enthousiasmant de voir tout ce que l'Europe a de talent, tous ces gens qui arrivent d'Espagne, d'Italie, d'Allemagne, de France, des pays nordiques, de partout avec des parcours très riches", se réjouit-il.

"Ils ont tous cette chose en commun qui est la passion pour l'espace et l'identité européenne, ils parlent tous plusieurs langues de l'Europe, c'est la génération Erasmus, ils ont ça chevillé au corps donc ça me donne confiance pour le futur."


De retour d'Alger, Darmanin se dit «très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité»

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
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  • Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger
  • Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie

PARIS: Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger.

"Nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère", a déclaré le garde des Sceaux sur CNews et Europe 1, estimant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune "y sera sensible, en tous cas (...) je lui fais confiance pour cela".

Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie.

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays.

Ce séjour actait un apaisement entre les deux pays amorcé ces derniers mois après une crise acrimonieuse de presque deux ans.

Le garde des Sceaux a affirmé avoir obtenu des autorités algériennes "la reprise de notre coopération judiciaire".

Il a salué "des échanges extrêmement forts" avec le président Tebboune sur la question de Christophe Gleizes, arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est) et condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

"Maintenant, sa peine est définitive, puisqu'il n'a pas fait de pourvoi en cassation", a reconnu mardi Gérald Darmanin. La démarche vise à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.

Le ministre a estimé que le chef de l'Etat algérien était en mesure "de faire ce geste pour cette famille, et bien sûr pour notre bonne relation".

 


L’Institut du monde arabe réunit les jeunes du G7 autour des partenariats internationaux

L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
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  • La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»
  • Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne

PARIS: L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques.

Organisé à Paris du 17 au 20 mai sous présidence française du G7, le Y7 constitue la plateforme officielle d’engagement des jeunes des pays membres du G7. Cette initiative précède d’un mois le sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu à Évian.

La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»

Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne.

Le programme prévoit également une visite privée de l’exposition consacrée à Byblos pour les délégations internationales, avant les interventions officielles et un cocktail de réseautage.

À travers cet événement, l’Institut du monde arabe entend réaffirmer son engagement en faveur du dialogue entre les cultures, de la coopération internationale et de la mobilisation des nouvelles générations face aux grands défis mondiaux.


Opération avec Audemars Piguet: Swatch dit à l'AFP avoir constaté des «problèmes» dans une vingtaine de magasins

L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
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  • A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.
  • Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis

ZURICH: L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi.

"Le jour du lancement, il y a eu des problèmes dans environ une vingtaine de magasins Swatch sur 220 dans le monde où Royal Pop a été lancée, car les files d’attente des personnes intéressées étaient extrêmement longues et l’organisation faite par certains centres commerciaux n’était pas suffisante pour contenir cette ruée", a indiqué le groupe suisse.

"La réaction à la collection Royal Pop dans le monde est phénoménale et la demande est immensément élevée", a ajouté le groupe horloger, qui compare le lancement de ce modèle avec Audemars Piguet à celui du modèle MoonSwatch en 2022, en partenariat avec Omega.

Avant l'ouverture samedi, de longues files d'attentes s'étaient formées durant la nuit devant les boutiques Swatch. L'affluence a viré au chaos à l'ouverture dans certaines villes, nécessitant l'intervention de la police et la fermeture immédiate de certains magasins.

"Comme pour le MoonSwatch, cela s'est quelque peu 'normalisé' après le jour du lancement", a précisé le groupe suisse, "surtout après que nous avons de nouveau communiqué que la collection Royal Pop serait disponible durant plusieurs mois".

Dans l'ouest de la région parisienne, au Chesnay-Rocquencourt (Yvelines), quelque 300 personnes, venues avant l'ouverture du magasin Swatch du centre commercial Westfield Parly 2, ont été dispersées samedi par la police à l'aide de gaz lacrymogène.

A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.

Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis.

Propriétaire de 16 marques, Swatch avait déjà lancé une coopération en 2022 avec Omega, une des marques de prestige du groupe. Devant son succès, l'entreprise avait renouvelé l'opération en 2023 avec Blancpain, autre marque du groupe, connue notamment pour ses montres de plongée.

Mais pour le modèle lancé samedi, la collaboration a lieu cette fois avec une marque externe au groupe, Audemars Piguet. Cette marque indépendante compte parmi les plus prestigieuse de l'horlogerie suisse.