Entrée interdite à La Mecque sans permis pour les expatriés

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Publié le Mercredi 29 juin 2022

Entrée interdite à La Mecque sans permis pour les expatriés

  • Le général de brigade Sami al-Shuwairekh, porte-parole de la sécurité publique, déclare que cette mesure est conforme au règlement du pèlerinage du Hajj pour cette année
  • Le Royaume déploie par ailleurs d’importants efforts pour améliorer les services logistiques pendant le Hajj dans le but de proposer une saison de pèlerinage réussie

LA MECQUE: La Direction générale de la sécurité publique a exigé que les expatriés qui souhaitaient entrer à La Mecque pour le Hajj obtiennent un permis des autorités à partir de jeudi.
Pour que les expatriés aient la possibilité d’entrer dans la Ville Sainte, l'un des documents suivants est requis: un permis d'entrée pour travailler dans les Lieux saints délivré par l'autorité compétente, une autorisation de résidence (iqama) délivrée par La Mecque, un permis d’Omra ou de Hajj.
Le général de brigade Sami al-Shuwairekh, porte-parole de la sécurité publique, déclare que cette mesure est conforme au règlement du pèlerinage du Hajj pour cette année.
«Selon ces instructions, seuls les expatriés qui obtiennent un permis d'entrée à La Mecque seront autorisés à entrer dans la Ville sainte à partir de jeudi. Ils peuvent obtenir les permis auprès des autorités compétentes. L’ensemble des véhicules et des résidents qui ne présenteront pas les documents requis seront refoulés», souligne-t-il.
Ahmed Saleh al-Halabi, spécialiste des services du Hajj et de l’Omra, a déclaré à Arab News que ces changements sont le résultat d'années de surveillance des entrées dans les Lieux saints. Des mesures pratiques permettent d'organiser en toute sécurité l'entrée des résidents à La Mecque, précise-t-il.
«Ce dispositif est mis en place afin d'éradiquer toute forme d'infiltration des Lieux saints, notamment en ce qui concerne les résidents qui ne détiennent pas de permis, qui sont en vacances et se rendent à La Mecque pour travailler ou qui restent chez leurs parents et leurs amis et s'infiltrent ensuite dans les Lieux saints pour accomplir le pèlerinage. Ils dorment alors sur les trottoirs, ce qui a des conséquences déplorables sur l'environnement et la propreté publique», explique-t-il.
Le Dr Othman Qazzaz, chef du département de recherche et d'études sur les médias à l'Institut de recherche sur le Hajj et l’Omra du Gardien des deux Saintes Mosquées, fait savoir à Arab News que le Royaume déploie par ailleurs d’importants efforts pour améliorer les services logistiques pendant le Hajj dans le but de proposer une saison de pèlerinage réussie.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.