Fusillade au Texas : le mari d’une victime meurt de chagrin

Un mémorial de fortune pour les victimes de la fusillade à l'extérieur de l'école élémentaire Robb à Uvalde, Texas, le 28 mai 2022. (Photo, AFP)
Un mémorial de fortune pour les victimes de la fusillade à l'extérieur de l'école élémentaire Robb à Uvalde, Texas, le 28 mai 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 28 mai 2022

Fusillade au Texas : le mari d’une victime meurt de chagrin

  • Selon les médias locaux, Joe Garcia est mort d’une crise cardiaque, mais les proches du couple, marié depuis un quart de siècle, sont catégoriques : il est « mort de chagrin »
  • Le Time affiche en Une de sa dernière édition les lieux des 213 fusillades de masse survenues depuis le début de l'année aux États-Unis

CASABLANCA : Moins de 48 heures après la fusillade d’Uvalde, qui a coûté la vie à 21 personnes dont 19 enfants, un nouveau drame a touché la ville de 15 000 habitants.

Selon la BBC, Joe Garcia, un homme de 50 ans, est décédé jeudi 26 mai d'une crise cardiaque alors que son épouse, Irma, 48 ans, figurait parmi les victimes de la fusillade du 24 mai. Irma Garcia enseignait depuis près de 23 ans dans cette même école

Deux jours après avoir perdu son épouse Irma, Joe Garcia a fait le déplacement jusqu’au mémorial de l’école élémentaire Robb, à Uvalde, dans le Texas, aux États-Unis. Il a déposé des fleurs sur le lieu de recueillement, près des croix blanches aux noms des 21 victimes mortes sous les balles d’un tireur fou. Puis Joe est rentré chez lui. Et il « s’est tout simplement effondré », raconte son neveu, John Martinez. 

Comme le raconte John au Detroit Free Press, « quand il est rentré, vers 22 heures, il s’est assis à la table de la cuisine avec toute sa famille, et au bout de trois minutes, il s’est tout simplement effondré ». Le couple laisse ainsi derrière lui quatre enfants : deux garçons et deux filles, âgés de 12 à 23 ans. 

Selon les médias locaux, Joe Garcia est mort d’une crise cardiaque, mais les proches du couple, marié depuis un quart de siècle, sont catégoriques : il est « mort de chagrin » à cause du meurtre de sa femme.


213 fusillades de masse depuis le début de l'année

Alors que le sempiternel débat sur le port d'armes retrouve ses droits aux États-Unis, pour certains, à l'instar de l’hebdomadaire américain Time, il faut à tout prix une restriction du port d'armes comme en témoigne la saisissante Une du magazine américain. 

Le Time a en effet affiché en Une de sa dernière édition les lieux des 213 fusillades de masse survenues depuis le début de l'année aux États-Unis, dénonçant une « épidémie de violence par armes » dans le pays. Le magazine a voulu frapper fort et affiche cette semaine en première page les noms de l'ensemble des villes américaines qui ont connu une fusillade de masse depuis le début de l'année avec comme titraille, « Assez ! », « Quand allons-nous changer quelque chose ? ».

Le journal dénonce dans ses pages la violence qui touche le pays, causant un sentiment « d’horreur, de désespoir et d’absurdité » et appelle à une évolution des lois sur le port d'armes, estimant que les voeux pieux et les « prières » offertes par la classe politique américaine « sont loin de suffire » face aux morts.
 


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.