Soudan: un mort dans de nouvelles manifestations contre le pouvoir militaire

Des manifestants soudanais lancent des cartouches de gaz lacrymogène sur les forces de sécurité dans la capitale Khartoum le 19 mai 2022, lors d'une manifestation appelant à un régime civil et dénonçant l'administration militaire. (AFP)
Des manifestants soudanais lancent des cartouches de gaz lacrymogène sur les forces de sécurité dans la capitale Khartoum le 19 mai 2022, lors d'une manifestation appelant à un régime civil et dénonçant l'administration militaire. (AFP)
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Publié le Samedi 28 mai 2022

Soudan: un mort dans de nouvelles manifestations contre le pouvoir militaire

  • Le manifestant a été «tué par balle lors d'un rassemblement» dans un quartier du sud de la capitale soudanaise, a indiqué le Comité central des médecins du Soudan
  • Ce décès porte à 97 le nombre de personnes tuées dans la répression des manifestations contre le pouvoir militaire en place depuis le coup d'Etat du 25 octobre 2021 du général Abdel Fattah al-Burhane

KHARTOUM: Un manifestant a été tué samedi par les forces de sécurité soudanaises lors d'une nouvelle journée de mobilisation contre le pouvoir militaire dans différents quartiers de la capitale Khartoum, selon des médecins.


Le manifestant a été "tué par balle lors d'un rassemblement" dans un quartier du sud de la capitale soudanaise, a indiqué le Comité central des médecins du Soudan, un groupe indépendant prodémocratie.


Ce décès porte à 97 le nombre de personnes tuées dans la répression des manifestations contre le pouvoir militaire en place depuis le coup d'Etat du 25 octobre 2021 du général Abdel Fattah al-Burhane, d'après la même source. Des centaines d'autres ont été blessées.


Le putsch avait mis fin à un fragile accord de partage du pouvoir entre les civils et les militaires après la destitution par l'armée en 2019 du président Omar el-Béchir, qui avait dirigé le Soudan d'une main de fer pendant trois décennies. 


Les Nations unies et l'Union africaine --qui a suspendu le Soudan-- plaident pour un dialogue entre toutes les forces politiques du Soudan, sous peine de voir le pays sombrer définitivement "sur les plans économique et sécuritaire".


Mais dans le pays, l'un des plus pauvres au monde où un Soudanais sur deux souffrira de la faim d'ici la fin de l'année selon l'ONU, les civils refusent de dialoguer avec les militaires. Ces derniers ne cessent d'appeler à l'expulsion de l'émissaire permanent de l'ONU à Khartoum, Volker Perthes.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.