Le combat du Gabon pour préserver sa faune

Des éléphants paissent dans le parc de Loango le 15 mars 2022. STEEVE JORDAN / AFP
Des éléphants paissent dans le parc de Loango le 15 mars 2022. STEEVE JORDAN / AFP
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Publié le Lundi 30 mai 2022

Le combat du Gabon pour préserver sa faune

  • En 2021, la brigade a saisi 26 armes, une quarantaine de gibiers et interpellé huit personnes pour trafic d'ivoire
  • La lutte pour préserver la biodiversité n'est pas toujours populaire au Gabon chez les habitants des zones reculées qui vivent de ce qu'ils plantent et de la chasse

LASTOURVILLE, Gabon: Coup de sifflet. La voiture s'immobilise. "Arrêtez le moteur et descendez du véhicule s'il vous plaît". La fouille commence et les agents du ministère gabonais des Eaux et Forêts inspectent chaque cachette possible, à la recherche de gibier ou de fusils. Rien à signaler.
Cette brigade traque les braconniers, de l'aube au crépuscule, au coeur de la forêt équatoriale qui recouvre 88% de ce petit pays d'Afrique centrale doté d'une biodiversité exceptionnelle.
"Tout le monde braconne, il n'y a pas de profil type. Du villageois qui cherche à se nourrir au notable de la ville qui entretient un circuit international", explique à l'AFP le chef de la brigade, le commandant Jerry Ibala Mayombo, qui patrouille non loin de la bourgade de Lastourville, à 500 km au sud-est de la capitale Libreville.
"Notre mission est d'éduquer, sensibiliser et, en dernier ressort, réprimer", poursuit-il. Les plus lourdes peines concernent le trafic d'ivoire, jusqu'à 10 ans de prison.
Fruit d'un partenariat entre le ministère, l'ONG belge Conservation Justice et la compagnie suisse et gabonaise Precious Woods-CEB, cette patrouille officie depuis deux ans dans cette exploitation forestière.
La zone est fortement touchée par le braconnage et les pistes, creusées dans l'épaisse forêt pour l'exploitation du bois, profitent aussi aux chasseurs.

 

Le Gabon plaide pour des «crédits biodiversité» sur le modèle des crédits carbonne

Britannique naturalisé gabonais, ministre emblématique des Eaux et Forêts de ce petit pays d'Afrique centrale qui se veut un exemple dans le monde pour la préservation de la nature, Lee White défendra l'idée de "crédits biodiversité" sur le modèle des crédits carbone à la prochaine COP 15 prévue en Chine.
Ce professeur en Ecologie et conservation des écosystèmes des forêts tropicales en Afrique promet aussi de mieux protéger les populations victimes des éléphants dans le conflit homme-faune qui fait régulièrement débat au Gabon.

Qu'attendez-vous de la conférence des Nations unies sur la biodiversité (COP 15) prévue à la fin de l'été en Chine?
Elle sera le moment où on va élever le débat sur la biodiversité au même niveau que le climat. Les problèmes de climat et de biodiversité sont liés. L'Amazonie est en train de crever à cause du changement climatique! Pour résoudre la crise de la biodiversité, il faut résoudre la crise climatique. Mais la biodiversité est aussi le meilleur outil pour lutter contre le changement climatique.
A Kunming, nous espérons une résolution sur la biodiversité. On vise 30% des aires protégées avant 2030 dans le monde. Et on espère également qu'on va commencer à travailler sur un système de crédit de biodiversité comme les crédits carbone. Le bassin du Congo est le coeur et le poumon de l'Afrique qui agit pour le maintien de la stabilité de notre continent. On peut sûrement calculer un prix pour ce service et donner une valeur à cette forêt équatoriale.

Comment le Gabon peut-il pousser les autres pays à suivre ses ambitions ?
Depuis le sommet de la terre à Rio (en 1992), le Gabon a absorbé trois milliards de tonnes de CO2. Nous sommes passés de 0 à 22% de notre territoire en aires protégées. Nous sommes passés de 0 à 27% d'aires protégées pour nos océans. L'Afrique a perdu 75% des populations d'éléphants de forêts à cause du braconnage. Le Gabon a, lui, augmenté sa population de 50% pour atteindre 95.000 éléphants. Je ne suis pas sûr que vous trouverez un pays qui a fait mieux dans le monde. Nous ne pouvons pas imposer notre modèle aux autres pays. Mais si nous trouvons un moyen de donner une valeur à tous ces progrès et à la séquestration de carbone, les autres pays regarderont peut-être plus l'exemple du Gabon et feront eux-mêmes quelque chose de similaire.

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Lee White, ministre gabonais des Eaux et Forêts et de l'Environnement pose pour un portrait dans son bureau à Libreville le 18 mars 2022. STEEVE JORDAN / AFP

Comment réagissez-vous quand des Gabonais vous accusent de défendre les éléphants plus que les populations ?
Le conflit homme/éléphant est très complexe. On doit maintenir l'intégrité de notre écosystème et l'éléphant en fait partie. Or, le changement climatique commence à avoir des conséquences sur le bassin du Congo. Les scientifiques ont découvert au parc national de la Lopé (centre) que la production de fruits a baissé de 80% parce que la température s'y est élevée de 1 degré Celsius moyenne en 40 ans et que la pluviométrie a baissé. Les éléphants ont faim et sortent des forêts à la recherche de fruits.
Je préfère mettre des barrières électriques et d'autres méthodes plutôt que de tuer les éléphants. Mais on doit absolument protéger les moyens de subsistance des gens, leur sécurité et leur qualité de vie. Dans le monde occidental, l'image des éléphants c'est surtout celle de merveilleuses et douces peluches dans les chambres d'enfants mais pour les petits Africains en milieu rural, ce sont d'énormes choses terrifiantes qui peuvent tuer leur père et prendre ou détruire la nourriture des prochains mois. Les gens, en partie par affect, mais aussi parce qu'ils ont peur et faim, m'accusent moi ou le gouvernement de prendre plus soin des éléphants. Ce n'est pas vrai mais on doit voir le problème dans son ensemble. Par le passé, nous n'avions pas le budget pour compenser les victimes du conflit homme/éléphant. Mais cette année, nous avons cinq millions de dollars dans le budget national.

Conflit homme-éléphant

"Au début, le sentiment général était la défiance. Plus aujourd'hui, car nous faisons comprendre aux populations le bien-fondé de notre action", assure M. Ibala Mayombo.
Ces gardes ne sont pas armés. "Nous sommes confrontés à des braconniers violents qui nous menacent, parfois avec leurs fusils", témoigne le chef des gardes, accompagnés de gendarmes ou policiers quand cela est nécessaire.
En 2021, la brigade a saisi 26 armes, une quarantaine de gibiers et interpellé huit personnes pour trafic d'ivoire. "La tendance est à la baisse", estime le commandant.
Dans un hameau, une femme se lamente devant son champ ravagé par les éléphants de forêt, une espèce menacée d'extinction, dont la population dans le monde a chuté de 86% en 30 ans. Mais au Gabon, elle a doublé en 10 ans, pour atteindre quelque 95.000 individus, dont certains ravagent régulièrement les cultures vivrières.
"Tu viens le matin, tu vois qu'il a mangé une partie. Tu viens le lendemain, il a pris une autre partie. En quelques jours, la plantation est finie. Je n'ai pas d'argent, plus rien à manger. Je vais faire comment?", pleure Hélène Benga, 67 ans.
"On a compris qu'on préservait les éléphants. On ne les chasse pas. Donc les éléphants sont plus importants que nous. Donc on va mourir. Mon mari et moi n'avons pas la retraite. Ce sont les éléphants qui vont voter? Si tout le monde est comme moi, oh! les bulletins vont aller dans le vide", menace-t-elle.
La lutte pour préserver la biodiversité n'est pas toujours populaire au Gabon chez les habitants des zones reculées qui vivent de ce qu'ils plantent et de la chasse.

Sensibilisation

Pour expliquer l'intérêt de protéger faune et flore et rappeler la loi, des réunions de sensibilisation sont organisées dans les villages sur la concession avec des employés de CEB et des membres de Conservation Justice.
Dans la salle communale de Bouma, une trentaine d'habitants s'est rassemblée pour les écouter: dates d'ouverture et zones de chasse autorisées, espèces protégées, démarches pour obtenir un permis...
L'ambiance est assez tendue, les questions fusent. "Que peut-on faire quand les bêtes envahissent notre champ ? Où sont emportés l'ivoire et le gibier saisis par les autorités ? Comment distinguer une espèce menacée d'une autre quand on chasse la nuit ?"
"Je comprends qu'il faille sauvegarder la faune. Mais nous, au village, on vit de quoi ? De la chasse. Les lois nous frustrent", se lamente Léon Ndjanganoye, la cinquantaine.
Le Gabon fait de la protection de sa biodiversité une priorité et se présente comme le bon élève d'une région tourmentée par des guerres, les destructions de l'habitat forestier de certaines espèces et le trafic de viande de brousse.
Pour protéger ses espèces emblématiques comme l'éléphant, le gorille, le chimpanzé ou la panthère, le Gabon a déployé en 2002 un réseau de 13 parcs nationaux qui couvrent aujourd'hui 11% du territoire.
Il a aussi créé, en 2017, 20 aires marines protégées, sur plus de 53.000 km2, soit la plus grande réserve d’Afrique qui protège 27% des eaux territoriales gabonaises.


Washington prévoit d'annoncer un accord sur le nucléaire avec Ryad 

L'administration du président Donald Trump a affirmé que cet arrangement permettrait au secteur nucléaire américain de bénéficier de l'apport de milliards de dollars. (AP)
L'administration du président Donald Trump a affirmé que cet arrangement permettrait au secteur nucléaire américain de bénéficier de l'apport de milliards de dollars. (AP)
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  • Le New York Times, citant deux responsables américains non identifiés, a rapporté mardi que le gouvernement avait l'intention de signer officiellement et d'annoncer l'accord avec Ryad mercredi
  • L'administration du président Donald Trump a affirmé que cet arrangement permettrait au secteur nucléaire américain de bénéficier de l'apport de milliards de dollars

WASHINGTON: Les Etats-Unis prévoient d'annoncer mercredi un accord avec l'Arabie saoudite qui doterait le royaume d'un programme nucléaire civil, selon des médias américains.

L'annonce interviendrait alors que les Etats-Unis ont repris leur guerre contre l'Iran, un rival de Ryad, qui avait notamment été déclenchée en raison de la crainte américaine que le programme nucléaire iranien ne vise à doter le pays de la bombe atomique.

Le New York Times, citant deux responsables américains non identifiés, a rapporté mardi que le gouvernement avait l'intention de signer officiellement et d'annoncer l'accord avec Ryad mercredi.

L'administration du président Donald Trump a affirmé que cet arrangement permettrait au secteur nucléaire américain de bénéficier de l'apport de milliards de dollars.

En effet, une clause de l'accord, qui serait valable pendant 30 ans, prévoit que des entreprises américaines construisent un complexe d'enrichissement d'uranium en Arabie saoudite, si une étude conjointe établit qu'il est justifié, a annoncé le Wall Street Journal.

Toutefois, des parlementaires américains républicains et démocrates, ainsi que des responsables israéliens, ont exprimé leur opposition à tout projet nucléaire civil en Arabie saoudite, craignant qu'il ne serve finalement à développer des armes nucléaires.

Interrogé à ce sujet mercredi à Manille, en marge d'une réunion de l'Asean, le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio s'est refusé à confirmer un tel accord, renvoyant toute éventuelle annonce à la Maison Blanche.

Pressé de questions par des journalistes et visiblement un peu dans l'embarras, il a cependant assuré que les Etats-Unis "ne conclueraient jamais d'accord avec un pays dans le monde qui conduirait à un risque de prolifération" nucléaire.

Tensions régionales 

L'accord devrait être soumis au Congrès américain dans les prochains jours, mais son approbation n'est pas nécessaire pour qu'il soit entériné.

L'Arabie saoudite insiste depuis longtemps sur son droit au nucléaire civil.

Ces dernières années, Washington a cherché à intégrer tout accord concernant le nucléaire dans une stratégie plus large, qui inclurait la normalisation des relations avec Israël et la signature d'un pacte de défense.

Washington a signé un accord nucléaire en 2009 avec un voisin de l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, qui n'enrichissent toutefois pas d'uranium.

 


Le ministre américain de la Défense estime à 37,5 milliards de dollars le coût de la guerre en Iran

Une Iranienne passe devant une immense fresque antiaméricaine et anti-israélienne représentant le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à Téhéran, le 19 juillet 2026. (AFP)
Une Iranienne passe devant une immense fresque antiaméricaine et anti-israélienne représentant le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à Téhéran, le 19 juillet 2026. (AFP)
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  • Le Pentagone estime à 37,5 milliards de dollars le coût de la guerre en Iran et demande 67 milliards supplémentaires
  • Des sénateurs contestent cette demande et réclament plus de transparence sur la stratégie américaine

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense a estimé mardi que la guerre en Iran a coûté jusqu'à présent 37,5 milliards de dollars aux Etats-Unis, une hausse de près de 30% par rapport au dernier chiffre de 29 milliards.

"L'estimation que nous avons à ce jour est de 37,5 milliards de dollars", a déclaré Pete Hegseth devant une commission du Sénat américain, en précisant que ce montant incluait certains coûts anticipés jusqu'à fin septembre.

Le ministre a également défendu la demande du gouvernement Trump d'une rallonge budgétaire de 67 milliards de dollars pour le Pentagone.

M. Hegseth, ainsi que le chef d'état-major de l'armée américaine, le général Dan Caine, ont affirmé que cette rallonge était "urgente" et "nécessaire".

Mais la sénatrice démocrate Jeanne Shaheen a contesté cette évaluation, affirmant que le ministre disposait encore de 75 milliards de dollars non dépensés.

"Pourquoi demandez-vous au peuple américain d'assumer le coût d'une guerre qu'il ne soutient pas, au lieu de solliciter une autorisation de transfert de fonds déjà votés mais non dépensés?", a-t-elle demandé.

Selon le ministre, cet argent a été "affecté" à d'autres projets du président Donald Trump comme le "Dôme d'or américain" ou encore d'autres investissements dans l'armement.

Les fonds demandés ne prennent par ailleurs pas en compte le coût de la reconstruction des bases militaires américaines au Moyen-Orient.

D'autres sénateurs ont exprimé leur frustration, réclamant plus de détails sur la stratégie de Donald Trump afin de remporter la guerre au Moyen-Orient.

"Nous avons besoin de réponses claires et d'un discours franc", a estimé le sénateur John Kennedy, un républicain, tout en interrogeant les responsables sur ce qui se passerait si les Etats-Unis quittaient le détroit d'Ormuz.

Pete Hegseth et Dan Caine n'ont pas précisé si l'Iran imposerait des droits de passage aux navires souhaitant emprunter le détroit.


Après deux semaines d'hostilités, Trump n'en a «pas fini du tout» avec l'Iran

Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
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  • Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump
  • Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires

TEHERAN: Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Alors que la République islamique resserre son étau sur le stratégique détroit d'Ormuz, ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence: le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump.

Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.

L'Iran, de son côté, verrouille toujours Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. Téhéran riposte aussi aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis.

"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a affirmé Donald Trump depuis la Maison Blanche.

"Inquiétudes" 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a exprimé des "inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole, notant toutefois que des "facteurs d'amortissement" existent.

Les tensions autour d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit.

Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

L'Iran, qui estime faire face à une "guerre totale" de la part de Washington, a été frappé à nouveau dans la nuit de lundi à mardi, notamment à Chiraz, à près de 200 km du Golfe, et dans la province du Fars (centre), selon l'agence locale Mehr.

Donald Trump a promis de lui faire "payer le prix plusieurs fois" pour la mort de chaque soldat américain, après la mort de trois militaires en Jordanie et en Irak ces derniers jours.

Côté iranien, le dernier bilan officiel publié vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis de premières escarmouches fin juin.

Economiser l'énergie 

Ces dernières 24 heures, la Jordanie, Bahreïn, ainsi que le Koweït ont annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens.

"L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont averti les Gardiens de la Révolution iraniens, une des plus puissantes armées du Moyen-Orient.

Le Koweït accuse l'Iran d'avoir attaqué des centrales électriques et sites de dessalement d'eau, des installations cruciales pour rafraîchir et alimenter en eau potable ses millions d'habitants, dans une région parmi les plus arides du monde.

Pour réduire la pression sur le réseau, un habitant, Khaled al-Badri, a expliqué à l'AFP éteindre l'air conditionné avant de quitter son domicile et couper son éclairage extérieur. "Chacun peut contribuer à nous sortir de cette période", pense-t-il.