En Arabie saoudite, il y a plus de femmes que d’hommes en formation professionnelle

Tamheer a pour objectif d’aider les Saoudiens à acquérir l’expertise et les compétences requises sur le marché du travail grâce à une formation pratique en milieu de travail.  (AFP)
Tamheer a pour objectif d’aider les Saoudiens à acquérir l’expertise et les compétences requises sur le marché du travail grâce à une formation pratique en milieu de travail.  (AFP)
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Publié le Mardi 31 mai 2022

En Arabie saoudite, il y a plus de femmes que d’hommes en formation professionnelle

  • 61  000 diplômés – hommes et femmes – titulaires d’un diplôme d’études, d’une licence ou d’une qualification supérieure ont bénéficié du programme Tamheer depuis son lancement
  • Riyad, La Mecque et la province orientale sont les trois premières régions représentées par les participants

RIYAD: Les diplômées saoudiennes sont plus nombreuses que leurs homologues masculins au sein du programme de formation sur le terrain lancé par le Fonds de développement des ressources humaines (Hadaf). 

Le Hadaf déclare en effet que plus de 61 000 diplômés – hommes et femmes – titulaires d’un diplôme d’études, d’une licence ou d’une qualification supérieure ont bénéficié du programme Tamheer depuis son lancement, en 2017. 

Parmi toutes ces personnes, 74% sont des femmes. 

Riyad, La Mecque et la province orientale sont les trois premières régions représentées par les participants. 

Tamheer a pour objectif d’aider les Saoudiens à acquérir l’expertise et les compétences requises sur le marché du travail grâce à une formation pratique en milieu de travail adaptée à leur spécialité ou à leur domaine d’études. 

Ce programme contribue à accroître leur capacité d’insertion professionnelle. En outre, il est susceptible de stimuler le secteur privé en attirant des Saoudiens une fois leur phase de formation terminée. 

Tamheer offre une allocation financière mensuelle de 2 000 riyals saoudiens (SAR), soit 533 dollars (1 dollar = 0,93 euro) aux titulaires d’un diplôme d’études supérieures des instituts et collèges techniques, de santé et administratifs, et de 3 000 SAR, soit 800 dollars, aux personnes titulaires d’une licence au minimum. 

Le programme couvre également les frais d’assurance des personnes en formation (la période varie de trois à six mois) lorsqu’elles sont au travail. 

Les stagiaires reçoivent un certificat après avoir réussi le programme. Pour en bénéficier, les candidats doivent être diplômés de l’enseignement supérieur et au chômage depuis au moins six mois. 

Le Hadaf a réitéré son invitation aux établissements pour proposer des possibilités de formation au moyen du portail national de l’emploi Taqat. 

Il encourage les entreprises à former des diplômés saoudiens inscrits au programme. Il est financé par le Hadaf grâce à l’utilisation des frais payés par Nitaqat, un programme de saoudisation qui vise à réduire les taux de chômage tout en incitant le capital humain à atteindre son plein potentiel. 

Lorsque les entreprises paient des unités de saoudisation pour atteindre une plage particulière du programme Nitaqat, cet argent est utilisé comme une mesure incitative pour les diplômés de Tamheer. 

Les sociétés qui proposent une formation en milieu de travail par l’intermédiaire de Tamheer bénéficient également de ce programme, puisque le Hadaf couvre leurs dépenses financières en versant aux personnes qui sont en formation une prime mensuelle. 

Les employeurs ont la possibilité de découvrir les compétences des Saoudiens sur le marché du travail et d’embaucher les personnes les plus qualifiées pour travailler avec eux. 

Les entreprises qui s’inscrivent à ce programme doivent répondre à des exigences spécifiques pour être éligibles. 

Un plan clair devrait être mis en place à destination des personnes en formation, avec un mentor pour dix stagiaires, une fiche de présence mensuelle et des commentaires sur le travail effectué. 

Tamheer permet aux établissements gouvernementaux, semi-gouvernementaux et privés de s’inscrire. 

Il contribue au développement de l’économie et de la société en Arabie saoudite en permettant aux jeunes de faire partie de la population active. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.