Birmanie: explosion d'une bombe à Rangoun, un mort et neuf blessés

La police perquisitionne devant l'hôtel Traders après une explosion à Yangon, le 15 octobre 2013. (Photo d'illustration,AFP)
La police perquisitionne devant l'hôtel Traders après une explosion à Yangon, le 15 octobre 2013. (Photo d'illustration,AFP)
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Publié le Mardi 31 mai 2022

Birmanie: explosion d'une bombe à Rangoun, un mort et neuf blessés

  • Une équipe de démineurs tente de déterminer si l'explosion provenait d'une grenade ou d'une mine
  • La Birmanie est plongée dans l'instabilité depuis un coup d'Etat militaire l'an dernier qui a renversé le gouvernement de la dirigeante civile Aung San Suu Kiy

RANGOUN: Une personne a été tuée et neuf blessées mardi par l'explosion d'une bombe dans un quartier du centre de Rangoun, a annoncé à l'AFP une source au sein de la police birmane.

"L'explosion a eu lieu vers 15H20 (08H50 GMT) près d'un arrêt de bus", a déclaré cette source sous couvert d'anonymat. "Un homme est mort à l'hôpital et neuf autres personnes sont blessées".

Une équipe de démineurs tente de déterminer si l'explosion provenait d'une grenade ou d'une mine, a ajouté la même source.

Des images publiés par les médias birmans montrent plusieurs corps allongés au sol dans le centre-ville très animé de la capitale, et ce qui semble être du sang sur la chaussée.

Les forces de sécurité ont découvert une grenade non explosée près du lieu de l'incident, selon la source policière.

Un secouriste volontaire arrivé sur place peu après l'explosion a indiqué que son équipe avait emmené deux personnes gravement blessées à l'hôpital.

Personne n'a revendiqué cette attaque pour l'instant.

La Birmanie est plongée dans l'instabilité depuis un coup d'Etat militaire l'an dernier qui a renversé le gouvernement de la dirigeante civile Aung San Suu Kiy. 

Les tensions menacent à tout moment de dégénérer en affrontements directs dans les zones frontalières contrôlées par des groupes ethniques armés et l'économie s'est effondrée.

Des "Forces de défense du peuple" autoproclamées se sont formées pour combattre la junte et protéger les manifestants.

Les opposants s'en prennent également aux fonctionnaires et aux organisations dont ils pensent qu'ils travaillent pour les militaires.

A travers le pays, les assassinats de responsables de bas niveau de la junte et d'informateurs présumés sont quasi quotidiens. Les représailles des militaires suivent en général rapidement.

La plupart des violences ont eu lieu dans des zones rurales, même si des assaillants opposés au coup d'Etat s'en sont aussi pris à des fonctionnaires et à des infrastructures dans des villes.

En novembre dernier, un cadre dirigeant de Mytel, entreprise de téléphonie commune créée par l'armée birmane et Viettel, société gérée par l'armée vietnamienne, avait été abattu devant son domicile à Rangoun.

Et en août, des opposants au coup d'Etat avaient abattu cinq policiers dans un train à Rangoun.

Un gouvernement parallèle qui lutte contre la junte, dominé par des parlementaires de l'ancien parti d'Aung San Suu Kyi, a condamné l'explosion.

"Nous condamnons fermement cet acte terroriste visant des civils", a déclaré le ministère de la Défense de ce gouvernement fantôme dans un communiqué.

Plus de 1.800 personnes ont été tuées et plus de 13.000 arrêtées en lien avec la répression des protestataires qui se sont mobilisés après le putsch, selon une ONG locale.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.