En meeting, Mélenchon galvanise la Nupes avec ses «chances de gagner aux législatives»

Jean-Luc Melenchon, rencontre des agents de santé à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, le 1er juin 2022 (Photo, AFP).
Jean-Luc Melenchon, rencontre des agents de santé à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, le 1er juin 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 02 juin 2022

En meeting, Mélenchon galvanise la Nupes avec ses «chances de gagner aux législatives»

  • Jean-Luc Mélenchon, qui depuis quelques semaines savoure sa position à la tête des gauches rassemblées, a livré versant dans le stand-up humoristique
  • Le dirigeant de LFI intensifie sa campagne avec plusieurs déplacements de soutien aux candidats - lui-même ne l'est pas

PARIS: "Nos chances de gagner sont assez élevées": Jean-Luc Mélenchon a renoué avec l'exercice du meeting mercredi soir à Paris pour galvaniser les troupes de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), moins de deux semaines avant le premier tour des législatives.

Le meeting a eu lieu dans une jauge plus modeste qu'à la présidentielle. Mais 1.500 personnes se sont tout de même pressées à la salle Olympe de Gouges dans le XIe arrondissement de Paris, certaines ayant même dû rester suivre le meeting sur un écran placé à l'extérieur.

Plusieurs candidats à Paris étaient présents, du chef d'EELV Julien Bayou à l'antispéciste Aymeric Caron en passant par la communiste Céline Malaisé.

Jean-Luc Mélenchon, qui depuis quelques semaines savoure sa position à la tête des gauches rassemblées, a livré un discours truculent, versant dans le stand-up humoristique à certains moments.

Quitte à forcer le trait: "C'est la première fois qu'on donne l'opposition en tête alors que l'élection présidentielle a eu lieu il y a à peine un mois".

Si la Nupes est au coude-à-coude avec LREM et ses alliés sur le total national des voix, autour de 28%, selon les projections des sondeurs, la coalition de partis de gauche serait derrière la majorité présidentielle en nombre de sièges:  entre 165 et 195.

Mais dans les estimations, "notre point haut est supérieur à leur point bas", a assuré Jean-Luc Mélenchon. S'il prend beaucoup de temps pour crédibiliser la victoire de son camp, c'est parce que la mobilisation a toujours été historiquement plus difficile aux législatives pour la gauche.

Or "si les gens pensent qu'on peut gagner, ils vont descendre voter par paquet, par grappe, par wagon", a expliqué le tribun insoumis, suscitant des "On va gagner" sonores dans la salle.

LFI, EELV, PS, PCF, Générations, "nous nous sommes rassemblés pour dire au pays, +Nous sommes une alternative si vous avez compris que ça ne peut plus durer comme c'est là+", a dit M. Mélenchon.

Or il y a urgence, a-t-il exhorté, car "l'Etat s'effondre autour de nous": école et hôpital en difficulté, montée de la pauvreté, "inaction climatique" et même "pour assurer la tranquillité d'un match de foot".

Pour lui, "les libéraux ont ruiné et désorganisé l'Etat, avec l'idée que le marché allait le remplacer". Il a égrené son programme, assumant d'augmenter les dépenses publiques de 250 milliards.

Qui est la Nupes ?

Jean-Luc Mélenchon intensifie sa campagne avec plusieurs déplacements de soutien aux candidats - lui-même ne l'est pas.

Après Sandrine Rousseau mercredi, il va se rendre jeudi à Poitiers pour présenter son plan contre le dérèglement climatique en compagnie de Julien Bayou et de la maire écologiste de Poitiers Léonore Moncond'huy.

L'ancien candidat à la présidentielle s'expose tout autant que lors de sa précédente campagne. "Sa stratégie est intelligente mais le Jean-Luc Mélenchon Premier ministre ne doit pas effacer ceux qui ne sont pas fans de la première heure", observe Ian Brossat, ancien directeur de campagne du candidat communiste Fabien Roussel.

"L'enjeu est celui de l'identification des candidats", explique à l'AFP Paul Vannier, négociateur de l'accord pour LFI et candidat de la Nupes dans la 5e circonscription du Val-d'Oise. Le portrait du chef Insoumis et le logo de la Nupes sur les affiches ? "Il est encore temps pour ceux qui ne l'auraient pas fait de corriger cela."

Julien Bayou confie pour sa part être "agréablement surpris" du fonctionnement de la Nupes: "C'est fluide dans la coordination, ça prend sur le terrain, on a fixé quelques grands axes de campagne et chacun a ses manières de communiquer".

La porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire a moqué les espoirs de victoire de la Nupes, dans le Parisien mardi: "Les législatives, c'est 577 scrutins à deux tours, sur 577 circonscriptions. Anticiper les résultats, à partir des sondages nationaux des différents partis, c'est comme annoncer la météo du jour en France, en faisant la moyenne des températures de Lille à Marseille".

Et la macroniste de brocarder en la Nupes "un accord de circonscription, pas un accord de conviction": "Qui est Nupes ? Nupes est-il contre le burkini comme le communiste Fabien Roussel ou pour son autorisation avec Julien Bayou ? Sur le nucléaire, Nupes est-il avec les communistes ou avec les écologistes qui sont contre ?".


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.

 


La France "ne fait pas la guerre" au Moyen-Orient, assure le président Macron

Un écran diffusant l’allocution du président français, le président Emmanuel Macron, sur la guerre en Iran et ses répercussions au Moyen-Orient, depuis le palais de l’Élysée à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)
Un écran diffusant l’allocution du président français, le président Emmanuel Macron, sur la guerre en Iran et ses répercussions au Moyen-Orient, depuis le palais de l’Élysée à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président Emmanuel Macron affirme que la France ne participe pas à la guerre au Moyen-Orient et n’a pas l’intention de s’y engager militairement
  • Paris renforce toutefois sa présence militaire pour protéger ses ressortissants, ses alliés et sécuriser les voies maritimes, tout en cherchant à jouer un rôle de médiateur entre Israël, les États-Unis et le Liban

PARIS: "On n'est pas au combat": le président français Emmanuel Macron a assuré jeudi soir sur Instagram que la France ne faisait "pas la guerre" au Moyen-Orient et qu'elle n'allait pas s'y "engager".

"Je comprends très bien et j'entends votre inquiétude mais je voulais être très clair", a-t-il dit en réponse à une internaute qui s'inquiétait des répercussions de l'offensive israélo-américaine en Iran.

"La France ne fait pas partie de cette guerre. Nous on n'est pas au combat et on ne va pas s’engager dans cette guerre", a déclaré le chef de l'Etat.

"La France ne fait pas la guerre dans cette région. Elle protège les Françaises et les Français, les alliés et elle est aux côtés du Liban", a-t-il ajouté.

La France, ex-puissance mandataire au Liban, garde un attachement fort avec ce pays, où elle dispose encore de leviers d'action et ambitionne de continuer à jouer un rôle. Le Liban constitue de fait un de ses derniers relais d'influence historiques dans la région.

Le pays a envoyé des renforts militaires au Proche et Moyen-Orient - dont le porte-avions Charles de Gaulle - pour protéger ses ressortissants, ses alliés touchés en représailles par l'Iran, les aider "à intercepter les drones, les missiles", a expliqué Emmanuel Macron.

"De manière tout à fait pacifique on est en train de se mobiliser pour essayer de sécuriser le trafic maritime", a-t-il poursuivi.

Le président a annoncé mardi qu'il cherchait à bâtir une coalition afin de sécuriser les "voies maritimes essentielles à l'économie mondiale" dans la région.

"On essaiera d'être les plus raisonnables et les plus pacifiques possible parce que c’est le rôle de la France", a-t-il ajouté.

Comme lors de la dernière campagne de frappes israéliennes visant à détruire les capacités du Hezbollah en 2024, Emmanuel Macron tente de nouveau de faire office de médiateur entre Israël, les Etats-Unis et le Liban.

Après des échanges mercredi avec Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, puis de nouveau jeudi avec les principaux acteurs libanais, il a annoncé vouloir "établir un plan en vue de mettre un terme aux opérations militaires" du Hezbollah et Israël.