L'Arabie saoudite se prépare à accueillir le sommet du tourisme des Nations unies à Djeddah

L'Arabie saoudite accueillera le 116e Conseil exécutif de l'Organisation mondiale du tourisme des Nations unies les 7 et 8 juin à Djeddah. Le Royaume a pris diverses mesures pour stimuler le tourisme interne et attirer les voyageurs internationaux. (Shutterstock)
L'Arabie saoudite accueillera le 116e Conseil exécutif de l'Organisation mondiale du tourisme des Nations unies les 7 et 8 juin à Djeddah. Le Royaume a pris diverses mesures pour stimuler le tourisme interne et attirer les voyageurs internationaux. (Shutterstock)
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Publié le Vendredi 03 juin 2022

L'Arabie saoudite se prépare à accueillir le sommet du tourisme des Nations unies à Djeddah

  • Une enquête de YouGov révèle que les Saoudiens sont les plus optimistes quant aux voyages internationaux, reflétant en cela la solide performance économique du Royaume
  • L'étude d’opinion a aussi montré que les attitudes des voyageurs ont changé après la pandémie, 55 % des personnes interrogées étant désormais plus susceptibles de privilégier le tourisme intérieur

RIYAD: L'Arabie saoudite accueillera le 116e Conseil exécutif de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) des Nations unies les 7 et 8 juin à Djeddah, avec environ 180 participants du monde entier.

Cet événement de deux jours réfléchira sur toutes les mesures nécessaires pour mettre en œuvre les décisions et recommandations du Conseil afin de soutenir le secteur.

La session du Conseil exécutif se tiendra le premier jour de l'événement et sera suivie d'une discussion thématique intitulée «Tourism Futures – New Governance and Advocacy» le second jour.

Bien qu'il ait été durement touché à la suite de la pandémie de Covid-19, le secteur du tourisme s'est avéré résilient, les arrivées de touristes internationaux dans certaines régions commençant à égaler et même dépasser les niveaux d'avant la pandémie en 2022, selon l'OMT.

Le Conseil déterminera les besoins potentiels de soutien au secteur dans la période suivant la pandémie, en examinant les défis et les opportunités qui régissent la communication mondiale.

Pour répondre à ces préoccupations, la session thématique comportera deux volets distincts. Le premier s'intitule «Vers une nouvelle gouvernance du tourisme: leçons apprises pour un avenir résilient», qui réunira des ministres du tourisme du monde entier ainsi que des représentants de haut niveau d'organisations internationales.

La deuxième session, «Augmenter la visibilité du tourisme», visera à renforcer la reconnaissance politique et publique du secteur. Le débat sera mené par les ministres et des personnalités des médias audiovisuels et en ligne, ainsi que du marketing et des affaires.

La session thématique ouvre ce débat pour voir grand et imaginer de nouveau ce dont le secteur du tourisme a besoin en matière de gouvernance, de financement et de promotion.

Preuve de son importance, l'OMT considère le secteur du tourisme comme l'un des facteurs les plus déterminants de la croissance économique et un pilier essentiel du développement.

Conclusions de l'enquête YouGov

Les conclusions d'une enquête intitulée l’«Avenir du tourisme», menée par YouGov et commandée par le ministère saoudien du tourisme, ont révélé que les Saoudiens étaient les plus optimistes quant à la perspective de prendre des vacances ou d’effectuer un voyage d'affaires à l'étranger au cours des six prochains mois, reflétant ainsi les solides performances de l'économie saoudienne.

L'enquête a analysé les attentes des consommateurs dans onze pays du monde et leur propension à voyager. Près de 14 000 personnes ont été interrogées, en Chine, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Inde, au Japon, en Arabie saoudite, au Mexique, en Corée du Sud, en Espagne et en Suède.

L'étude a également montré que les voyageurs appelaient à des changements dans le secteur du tourisme alors que ce dernier se remet des répercussions de la pandémie. En effet, 44% des personnes interrogées souhaitent une plus grande harmonisation des protocoles sanitaires et l'utilisation de la technologie pour faciliter les voyages.

Alors que 34% des sondés ont appelé à une plus grande durabilité du secteur, 33% ont souligné l’importance d’une plus grande protection financière pour les voyageurs, selon un communiqué.

«L'enquête montre que les gens souhaitent que nous tirions les leçons de la pandémie et que nous apportions des changements qui placent la santé, le développement durable et une meilleure utilisation de la technologie au cœur du tourisme de l’avenir», a déclaré le ministre saoudien du Tourisme, Ahmed al-Khatib.

L'enquête a également révélé que les attitudes des voyageurs ont changé après la pandémie, 55 % des personnes interrogées étant désormais plus susceptibles de privilégier le tourisme intérieur. La baisse d'enthousiasme pour les voyages au cours des six prochains mois est attribuée à l'incertitude économique et à la hausse des prix.

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Ahmed al-Khatib, ministre saoudien du Tourisme. (Photo fournie)

 

«En harmonisant vision, direction et ressources, nous avons pu créer un nouveau modèle de tourisme

Ahmed al-Khatib, ministre saoudien du Tourisme

L'impact le plus important a été observé sur les voyages d'affaires, 18 % des personnes interrogées se considérant susceptibles – ou très susceptibles – de voyager à l'étranger pour affaires.

Cependant, 42% des personnes sondées ont déclaré qu'elles étaient susceptibles – ou très susceptibles – de voyager à l'étranger pour des vacances.

Le tourisme en Arabie saoudite

Dernièrement, l'Arabie saoudite a progressé de 10 rangs, se classant au 33e rang mondial dans l'Indice de développement des voyages et du tourisme publié par le Forum économique mondial.

«Le Royaume est une toute nouvelle destination touristique. Nous avons ouvert nos portes au tourisme international juste avant la pandémie. Nous avons la volonté et sommes capables de penser et d'agir de manière nouvelle et différente», a affirmé Al-Khatib. «En harmonisant vision, direction et ressources, nous avons pu créer un nouveau modèle de tourisme plus résilient et plus durable de par sa conception», a ajouté le ministre.

Le tourisme joue un rôle crucial dans le plan de la Vision 2030 du Royaume pour la diversification économique. Les autorités saoudiennes prévoient d'investir jusqu'à 200 milliards de dollars et d'accueillir 100 millions de visiteurs d'ici à 2030. La Vision 2030 vise à augmenter la contribution du secteur du tourisme au produit intérieur brut à 10 %.

Une partie de la stratégie du Royaume concerne la création d'emplois et la construction d'installations touristiques supplémentaires, dont des hôtels.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


De la sécurité hydrique à l’IA, Vision Golfe trace la prochaine étape de la coopération France-GCC

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  • Vision Golfe 2026 a mis en lumière l’attention croissante portée par la France et les pays du Golfe à la résilience, à la souveraineté et à la compétitivité, par des discussions consacrées surtout à la sécurité hydrique et à l’intelligence artificielle
  • Au-delà des débats stratégiques, les nombreuses rencontres B2B et B2G ont souligné la volonté du forum de favoriser des partenariats concrets, des investissements et une coopération économique durable

PARIS: La résilience stratégique s’est imposée comme le thème central de la première journée de Vision Golfe 2026, qui a réuni à Paris des décideurs politiques français et du Golfe, des chefs d’entreprise, des investisseurs et des innovateurs afin d’explorer de nouvelles perspectives de coopération dans un environnement mondial de plus en plus complexe.

Placée sous le thème « De la coopération à la transformation », cette édition du forum a mis en avant une ambition commune : dépasser les relations économiques traditionnelles pour construire des partenariats plus profonds, capables de soutenir la compétitivité à long terme, une croissance durable et la souveraineté économique.

Le forum s’est ouvert avec les interventions de Louis Margueritte, directeur général de Business France, des ministres français Roland Lescure et Nicolas Forissier, ainsi que les allocutions de Khalid bin Saleh Al-Mudaifer, vice-ministre saoudien de l’Industrie et des Ressources minérales chargé des affaires minières, et de Jean-Yves Le Drian, ancien ministre français. Tous ont souligné l’importance stratégique croissante de la coopération entre la France et les pays du Golfe dans des domaines allant de l’investissement et du développement industriel à la souveraineté économique et à la croissance de long terme.

Dans un contexte marqué par les incertitudes géopolitiques, les ruptures technologiques et les pressions croissantes sur les ressources critiques, les discussions ont porté tout au long de la journée sur les moyens de renforcer la résilience grâce à la coopération dans les domaines de l’investissement, de l’innovation, des infrastructures et du capital humain. 

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Roland Lescure, ministre français de l’Économie. (Photo fournie)

Compétitivité économique et autonomie stratégique

Un thème récurrent a émergé au fil des échanges : le lien croissant entre compétitivité économique et autonomie stratégique.

Qu’il s’agisse des ressources critiques, des infrastructures numériques, des capacités industrielles ou des chaînes d’approvisionnement, les intervenants ont souligné que la résilience économique dépend de plus en plus de la capacité à réduire les vulnérabilités tout en préservant des partenariats internationaux solides.

La notion de souveraineté dépasse désormais les seules considérations de sécurité pour englober l’accès aux technologies, aux talents, aux financements et à des écosystèmes industriels résilients. 

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Louis Margueritte, directeur général de Business France. (Photo fournie)

Cette vision élargie de la résilience a constitué le fil conducteur de plusieurs discussions de la journée.

Lors du panel intitulé « Sécurité hydrique, décarbonation et souveraineté : des stratégies intégrées pour une gestion circulaire des ressources », la question de l’eau s’est imposée comme un enjeu central des stratégies économiques.

Les échanges ont montré que la sécurité hydrique n’est plus perçue uniquement comme un défi environnemental ou infrastructurel, mais comme un pilier stratégique du développement économique, de la croissance industrielle, de la sécurité alimentaire et de la résilience climatique.

Le panel réunissait Abdullah Bin Tuwaym, directeur des transactions à la Saudi Water Partnership Company (SHARAKAT), Mohammed Al-Zuabi, directeur général de Marafiq, Luis de Lope, directeur général de SAUR International, et Iheb Triki, cofondateur et directeur général de Kumulus Water.

Les discussions ont porté sur l’évolution des partenariats public-privé, le financement des infrastructures durables, le rôle des technologies numériques dans la gestion des services publics et l’importance croissante de l’économie circulaire dans la gestion des ressources.

Les intervenants ont souligné que les pays du GCC ont fait de la sécurité hydrique une priorité stratégique nationale grâce à des investissements dans le dessalement, le traitement des eaux usées et les infrastructures de services publics avancées. L’attention se porte désormais davantage sur l’efficacité, la réutilisation de l’eau, les technologies décentralisées et le renforcement de la coopération public-privé afin de consolider la souveraineté des ressources à long terme.

Complémentarité des atouts de la France et du Golfe

Ces échanges ont illustré une prise de conscience plus large parmi les acteurs français et du Golfe : la sécurité des ressources est devenue une composante essentielle de la résilience économique.

Si l’eau symbolise le défi de la rareté, l’intelligence artificielle a été présentée comme l’une des plus grandes opportunités de croissance pour les années à venir.

Le panel « IA et technologies émergentes : construire un leadership franco-golfique dans la course mondiale à l’innovation » a examiné la manière dont les deux régions peuvent renforcer leur position dans un environnement technologique mondial de plus en plus compétitif.

Les intervenants ont insisté sur le fait que l’IA n’est plus seulement une question d’innovation. Elle est devenue un facteur stratégique influençant la productivité, la compétitivité industrielle, les services publics et les capacités technologiques nationales.

Les discussions ont mis en évidence la complémentarité des atouts des deux régions. La France apporte des institutions de recherche de premier plan, un savoir-faire industriel et des écosystèmes d’innovation reconnus, tandis que les pays du Golfe disposent de stratégies nationales ambitieuses, d’importantes capacités d’investissement et d’une forte capacité de déploiement à grande échelle.

Selon les participants, un renforcement de la coopération permettrait d’accélérer l’innovation, d’attirer les talents et de consolider la souveraineté technologique à un moment où la compétition mondiale pour les technologies avancées s’intensifie.

La question de la résilience a également occupé une place importante lors du panel « Corridors stratégiques : renforcer la connectivité et la résilience dans la logistique mondiale », animé par Ali Itani, responsable d’Arab News France et Japon.

Réunissant Gérard Mestrallet, envoyé spécial du président de la République française pour le corridor économique Inde-Moyen-Orient-Europe (IMEC), Charles-Emmanuel de Beauregard (QNB), Alexandre Joseph (Bahri) et Poul Hestbaek (Folk Maritime Services Company), cette discussion a mis en lumière l’importance croissante des réseaux de transport et de logistique.

Les perturbations récentes du commerce mondial ont révélé les vulnérabilités des chaînes d’approvisionnement, poussant gouvernements et entreprises à repenser les flux de marchandises, d’énergie et de ressources stratégiques entre les régions.

Les intervenants ont souligné que les corridors de transport, les routes maritimes et les plateformes logistiques sont désormais considérés comme des actifs stratégiques au service de la sécurité économique et de la compétitivité.

Selon eux, le renforcement de la connectivité entre l’Europe et le Golfe sera essentiel pour soutenir les échanges commerciaux, les investissements et le développement industriel à venir.

Si les discussions ont largement porté sur les technologies, les infrastructures et les ressources, les intervenants ont rappelé à plusieurs reprises que la transformation de long terme repose avant tout sur le capital humain.

Les systèmes éducatifs, le développement des compétences et la formation professionnelle doivent évoluer pour répondre aux besoins d’économies en mutation rapide.

Les participants ont souligné l’importance de préparer les nouvelles générations aux métiers émergents tout en favorisant l’apprentissage tout au long de la vie et l’adaptation des compétences.

Alors que la France et les pays du Golfe poursuivent d’ambitieuses stratégies de diversification économique, le capital humain apparaît comme un levier essentiel de compétitivité et d’innovation. 

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Des responsables politiques français et du Golfe, des dirigeants d’entreprise, des investisseurs et des innovateurs réunis à Paris à l’occasion de Vision Golfe 2026 pour explorer de nouvelles opportunités de coopération. (Photo fournie)

Parallèlement aux sessions de conférence, une série de rencontres entre entreprises (B2B) et entre entreprises et institutions publiques (B2G) s’est tenue tout au long de la journée, renforçant la dimension concrète et opérationnelle du forum.

Si les discussions ont couvert des sujets aussi variés que la gestion de l’eau, l’intelligence artificielle, la logistique ou encore l’éducation, un même constat s’est imposé lors de cette première journée de Vision Golfe 2026 : la compétitivité économique de demain reposera sur des partenariats plus étroits dans les secteurs stratégiques.

À mesure que le forum se poursuit, l’attention devrait progressivement se déplacer de l’identification des priorités communes vers la mise en œuvre de projets, d’investissements et de collaborations capables de transformer ces ambitions en réalisations concrètes pour la France comme pour les pays du Golfe.


BMW révise à la baisse ses objectifs à cause du Moyen-Orient et du marché chinois

Le spécialiste de véhicules haut de gamme a vu son bénéfice net chuter de 23,1% au premier trimestre sur un an, à 1,7 milliard d'euros, notamment en raison des droits de douane américains. (AFP)
Le spécialiste de véhicules haut de gamme a vu son bénéfice net chuter de 23,1% au premier trimestre sur un an, à 1,7 milliard d'euros, notamment en raison des droits de douane américains. (AFP)
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  • Selon un communiqué, le groupe basé à Munich prévoit désormais une baisse "significative" de son bénéfice avant impôts, contre une baisse modérée auparavant, ainsi qu'un "léger" recul des livraisons contre une stagnation plus tôt
  • Sa marge opérationnelle devrait s'établir à un niveau très faible de 1 à 3%, et non dans une fourchette de 4 à 6% comme indiqué précédemment

BERLIN: Le constructeur automobile allemand BMW a annoncé mardi revoir à la baisse ses objectifs pour 2026, en raison du conflit au Moyen-Orient et des difficultés sur le marché chinois, et a laissé entendre qu'il pourrait bientôt instaurer un plan d'économies.

Selon un communiqué, le groupe basé à Munich prévoit désormais une baisse "significative" de son bénéfice avant impôts, contre une baisse modérée auparavant, ainsi qu'un "léger" recul des livraisons contre une stagnation plus tôt.

Sa marge opérationnelle devrait s'établir à un niveau très faible de 1 à 3%, et non dans une fourchette de 4 à 6% comme indiqué précédemment.

La dégradation du marché automobile chinois s’est encore accélérée au deuxième trimestre, notamment pour les segments non électrique, note le constructeur.

De plus, les prix de l'énergie demeurent élevés, dans le sillon de la guerre en Iran, et la confiance des consommateurs dans le monde est en berne.

Ces deux effets pèseront "significativement" sur les résultats au deuxième trimestre, prévient le groupe.

Par ailleurs, BMW va "intensifier et accélérer ses initiatives en cours de réduction des coûts" via des mesures de restructuration, qui ne sont néanmoins pas détaillées.

Celles-ci entraîneront un "impact ponctuel négatif" au deuxième semestre et auront des effets sur les prochaines années, prévient le constructeur.

Le spécialiste de véhicules haut de gamme a vu son bénéfice net chuter de 23,1% au premier trimestre sur un an, à 1,7 milliard d'euros, notamment en raison des droits de douane américains.

En mai, le patron de BMW Oliver Zipse notait une conséquence positive du conflit au Moyen-Orient sur l'activité: la hausse de la demande de véhicules électriques en Europe en réponse à la flambée du carburant.

Mais cela ne soulage pas pour autant l'industrie automobile allemande, pilier de la première économie européenne, qui est prise en tenaille entre la rude compétition chinoise et les droits de douane américains.


Carrefour s'engage à retirer 5.000 tonnes de plastique de ses rayons d'ici à 2030

Carrefour s'est engagé mardi à retirer 5.000 tonnes d'emballages plastique de ses magasins d'ici à 2030 au profit de matériaux plus durables et moins coûteux, et revendique avoir déjà enlevé "25.000 tonnes" de plastique de ses rayons depuis 2017. (AFP)
Carrefour s'est engagé mardi à retirer 5.000 tonnes d'emballages plastique de ses magasins d'ici à 2030 au profit de matériaux plus durables et moins coûteux, et revendique avoir déjà enlevé "25.000 tonnes" de plastique de ses rayons depuis 2017. (AFP)
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  • Carrefour veut aussi favoriser les "ventes de produits consignés" avec des prix "en moyenne 5% moins chers au litre que leur équivalent non réutilisable" et "plus de 1.000 références"
  • Objectif: 50 millions de bouteilles réutilisables ainsi commercialisées d'ici à 2030

PARIS: Bouteilles réutilisables, recharges pour les produits d'hygiène... Carrefour s'est engagé mardi à retirer 5.000 tonnes d'emballages plastique de ses magasins d'ici à 2030 au profit de matériaux plus durables et moins coûteux, et revendique avoir déjà enlevé "25.000 tonnes" de plastique de ses rayons depuis 2017.

Cette annonce survient dans "contexte de fortes tensions sur le prix et la disponibilité du plastique", dérivé du pétrole renchéri avec la guerre au Moyen-Orient, selon un communiqué du distributeur.

Le groupe compte ainsi économiser 5 millions d'euros qui seront réinvestis dans des baisses de prix pouvant aller jusqu'à 10%, est-il ajouté.

"La forte instabilité des marchés pétroliers et la hausse des éco-contributions (payées par les producteurs et distributeurs, NDLR) associées au prix des emballages ont entraîné une hausse de la tonne de plastique vierge de 50%", résume Carrefour.

Cinq actions sont prévues "dans des rayons" où le plastique reste "encore trop souvent la norme", avec l'objectif d"'initier une transformation complète" via de "nouveaux standards de marché", explique le groupe dirigé depuis 2017 par Alexandre Bompard.

Après de précédentes mesures de "déplastification" concernant les fruits et légumes, les piles, les ampoules et le textile, le distributeur promet de supprimer le suremballage plastique sur les lots promotionnels dès 2028 pour ses produits en marque propre et dès 2030 pour ceux des marques nationales.

Il entend réduire de 30% les emballages plastiques des produits d'hygiène et d'entretien "via le développement de format recharges en plastique recyclé, à un prix 10 à 20% moins cher" ou encore "de grands contenants", pour "2.000 tonnes de plastique" en moins.

Egalement au programme, un "emballage 100% papier" pour le papier hygiénique, pour une réduction de 1.500 tonnes.

Carrefour veut aussi favoriser les "ventes de produits consignés" avec des prix "en moyenne 5% moins chers au litre que leur équivalent non réutilisable" et "plus de 1.000 références". Objectif: 50 millions de bouteilles réutilisables ainsi commercialisées d'ici à 2030.

Enfin, de nouveaux emballages "associant boîte carton et fenêtre plastique" sont prévus pour les pâtisseries et viennoiseries "au rayon traditionnel".

Ces dernières semaines, des associations ont dénoncé l'omniprésence du plastique dans les supermarchés et leur recours encore trop faible à la consigne du verre pour réemploi.

Le gouvernement envisage par ailleurs la mise en place d'une consigne sur les bouteilles en plastique pour recyclage, objet d'une réunion de concertation mardi.