Troisième jour du Jubilé: concert géant à Londres avec une pluie de célébrités

Un homme célèbre le jubilé de platine de la reine Elizabeth II de Grande-Bretagne sur le Donegall Pass à Belfast, en Irlande du Nord, le 3 juin 2022 (Photo, AFP).
Un homme célèbre le jubilé de platine de la reine Elizabeth II de Grande-Bretagne sur le Donegall Pass à Belfast, en Irlande du Nord, le 3 juin 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 04 juin 2022

Troisième jour du Jubilé: concert géant à Londres avec une pluie de célébrités

  • Le prince Charles, héritier de la couronne, et son fils William, deuxième dans l'ordre de succession, devraient y rendre hommage à leur mère
  • Symbole de stabilité dans un siècle de grands bouleversements, Elizabeth II était montée sur le trône à 25 ans, le 6 février 1952

LONDRES: Après la pompe et le recueillement, la fête: quelque 22.000 personnes sont attendues samedi soir à Londres pour un concert géant célébrant la reine Elizabeth II, au troisième jour des festivités historiques de ses 70 ans de règne.

L'heure est à la musique, à la fête et à la célébration des talents, après la solennité du service religieux qui lui a rendu hommage vendredi à la cathédrale Saint-Paul, autour de la famille royale mais sans la monarque de 96 ans, fatiguée, après le défilé militaire du premier jour et son apparition au balcon de Buckingham palace.

Le groupe Queen + Adam Lambert ouvrira le concert organisé sur trois scènes devant Buckingham palace, créant une expérience à 360 degrés, et la diva américaine Diana Ross, 78 ans, y mettra un point final deux heures et demie plus tard, sa première performance live au Royaume-Uni depuis 15 ans.

Parmi les artistes et célébrités annoncés, Alicia Keys, Duran Duran, Andrea Bocelli, le compositeur Hans Zimmer (qui a notamment composé la bande originale du 25e James Bond), les chanteuses britanniques Ella Eyre, Mabel et Mimi Webb, le naturaliste David Attenborough, la championne de tennis Emma Raducanu, l'ex-footballeur David Beckham, l'actrice Julie Andrews...

Elton John a également enregistré un hommage spécial pour cette soirée célébrant l'apport du Royaume-Uni et des pays du Commonwealth à la musique, l'environnement, le sport et la comédie musicale, durant les 70 ans de règne d'une reine immensément populaire, mais de plus en plus absente en raison de sa santé déclinante.

Le prince Charles, 73 ans, héritier de la couronne, et son fils William, 39 ans, deuxième dans l'ordre de succession, devraient y rendre hommage à leur mère et grand-mère, qui compte regarder le concert à la télévision.

Passionnée de courses, Elizabeth II était initialement attendue samedi au célèbre Derby d'Epsom, l'une des plus prestigieuses courses hippiques au monde, à 30 km au sud de Londres. Mais le palais de Buckingham a indiqué vendredi sans autre détail qu'elle ne s'y rendrait pas. La reine, qui a du mal à marcher, pourrait y être représentée par des membres de la famille royale.

Joyeuse parenthèse d'unité patriotique dans un océan de morosité, les fêtes du jubilé durent jusqu'à dimanche, à la faveur d'un long week-end férié de quatre jours.

Pluie annoncée

La météo a jusqu'à présent coopéré, avec des températures montant jusqu'à 22 degrés à Londres vendredi. Mais la pluie est attendue dimanche dans le sud de l'Angleterre, alors que la dernier journée des festivités prévoit des dizaines de milliers de déjeuners en plein air entre voisins dans tout le pays.

Dimanche, une grande parade télévisée suivra en fin d'après-midi dans le centre de Londres avec quelque 10.000 participants - militaires, musiciens, danseurs, marionnettistes et autres artistes. Elle se terminera devant Buckingham palace, où le chanteur-auteur-compositeur Ed Sheeran, 31 ans, devrait chanter en l'honneur de la reine et le prince Philip, son époux décédé l'an dernier, sa célèbre ballade "Perfect".

Symbole de stabilité dans un siècle de grands bouleversements, Elizabeth II était montée sur le trône à 25 ans, le 6 février 1952. Elle a traversé l'Histoire avec une constance et un dévouement dont les Britanniques, qui l'ont toujours connue, lui sont reconnaissants. Elle n'a jamais exprimé d'opinion.

Beaucoup des participants aux fêtes du jubilé avaient conscience que c'était peut-être l'une des dernières fois où ils verraient leur souveraine, dont la succession se prépare tranquillement, son fils Charles la représentant de plus en plus souvent.

En dépit de sa santé déclinante, Elizabeth II n'a aucune intention d'abdiquer, liée par la promesse qu'elle avait faite à 21 ans, à l'époque encore princesse, de servir ses sujets toute sa vie, un engagement qu'elle a rappelé encore cette année.

Mais dans cette période de transition, elle a aussi tenu à rassurer ses sujets.

"J'espère que les prochains jours permettront de réfléchir à tout ce qui a été accompli durant les 70 dernières années, alors que nous regardons vers l'avenir avec confiance et enthousiasme", a-t-elle écrit dans un court message au début des fêtes du jubilé. Une confiance qui s'étendra, elle l'espère, à ses héritiers.


Witkoff et Kushner au Pakistan dans l’incertitude autour de pourparlers avec l’Iran

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  • Des négociations indirectes entre les États-Unis et l’Iran pourraient reprendre à Islamabad via des médiateurs pakistanais, malgré des désaccords sur la tenue de discussions directes
  • Sur le terrain, la situation reste fragile : trêve précaire au Liban, violences persistantes et blocage stratégique du détroit d’Ormuz qui continue d’impacter l’économie mondiale

ISLAMABAD: Une possible reprise des pourparlers entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre se profile samedi, avec l'envoi de négociateurs des deux camps à Islamabad, sans garantie de discussions directes, deux semaines après l'échec d'une précédente tentative.

Parallèlement, la trêve au Liban, autre théâtre du conflit, semble toujours aussi précaire.

Déclenchée par une attaque des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran le 28 février, la guerre au Moyen-Orient a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban, et ébranlé l'économie mondiale.

Islamabad, la capitale du Pakistan, attend depuis des jours une reprise des pourparlers américano-iraniens, entamés il y a deux semaines et interrompus au bout d'une quinzaine d'heures, même si le cessez-le feu a été unilatéralement prolongé sine die depuis par les Etats-Unis.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, est arrivé vendredi soir à Islamabad, pour des entretiens avec de hauts responsables pakistanais.

Mais "aucune rencontre n'est prévue entre l'Iran et les Etats-Unis", a affirmé sur X le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, précisant que les positions de son pays seraient transmises à la partie américaine vie les médiateurs pakistanais.

Les émissaires du président américain Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, se rendront samedi au Pakistan en vue de pourparlers "avec des représentants de la délégation iranienne", a pourtant déclaré auparavant la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, assurant que cette rencontre était une demande de Téhéran.

Le vice-président JD Vance, qui conduisait la délégation américaine il y a deux semaines, ne devrait pas cette fois être du voyage mais pourrait les rejoindre ultérieurement en cas de progrès, a précisé Mme Leavitt.

Après le Pakistan, M. Araghchi doit poursuivre une tournée régionale qui le mènera à Oman et en Russie.

- "Vitale pour le monde" -

Pendant ce temps, le trafic maritime reste à l'arrêt dans le détroit d'Ormuz, par où transitait avant le conflit 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux, et qui est désormais soumis à un double blocus iranien et américain.

Les marchés mondiaux ont accueilli avec un enthousiasme très mesuré la perspective de nouvelles négociations entre Washington et Téhéran. Le baril de WTI américain a reculé de 1,51% à 94,40 dollars et le Brent, référence internationale, a modéré sa hausse, clôturant à 105,33 dollars (+0,25%).

Sur le front libanais, le cessez-le-feu, dont une prolongation de trois semaines a été annoncée jeudi soir par Donald Trump après des discussions entre représentants israéliens et libanais à Washington, est déjà mis à rude épreuve.

Le ministère libanais de la Santé a fait état de six tués et deux blessés vendredi par des frappes israéliennes dans le sud du pays.

L'armée israélienne a affirmé que ses soldats avaient tué six membres du Hezbollah lors d'une escarmouche, après avoir déclaré que le mouvement chiite pro-iranien avait abattu l'un de ses drones.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accusé le Hezbollah de tenter de "saboter" le "processus pour parvenir à une paix historique entre Israël et le Liban".

Le mouvement chiite, qui a entraîné le Liban dans la guerre en rouvrant les hostilités avec Israël le 2 mars, a pour sa part appelé l'Etat libanais à "se retirer des négociations directes avec Israël" et estimé que la prolongation de la trêve n'avait "pas de sens" au vu des "actes d'hostilité" persistants d'Israël.

- "Nous rentrons chez nous" -

L'armée israélienne a par ailleurs émis vendredi un appel à évacuer un village du sud du Liban, le premier de ce type depuis l'annonce de la prolongation du cessez-le-feu. L'agence de presse officielle libanaise ANI a ensuite fait état d'une frappe israélienne sur Deir Aames.

Une négociation directe avec Israël "signifierait une reconnaissance de l'ennemi", explique à l'AFP Ahmad Choumari, 74 ans, qui après avoir hésité, a décidé de quitter la ville de Saïda où il s'était mis à l'abri et de regagner son village, à la faveur de la prolongation de la trêve.

"Nous rentrons chez nous", dit-il, entouré de sacs et de matelas, exprimant l'espoir "que le cessez-le-feu deviendra permanent".

Par ailleurs, la Finul, la force de l'ONU, a annoncé vendredi la mort d'un de ses Casques bleus indonésien blessé le 29 mars dans le sud.


L'OMS salue les résultats de sa campagne de «grand rattrapage» de vaccination des enfants

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état vendredi d'avancées dans sa campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants, une initiative lancée il y a deux ans après le ralentissement enregistré lors de la pandémie de Covid-19. (AFP)
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état vendredi d'avancées dans sa campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants, une initiative lancée il y a deux ans après le ralentissement enregistré lors de la pandémie de Covid-19. (AFP)
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  • La pandémie de Covid-19 avait fortement fragilisé les systèmes de santé et perturbé les campagnes de vaccination, avec pour conséquence un regain des maladies contagieuses comme la rougeole et la poliomyélite
  • Aussi en 2023, l'OMS, avec l'Unicef et Gavi, organisme international qui aide les pays pauvres à introduire des vaccins, avait lancé une campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants

GENEVE: L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état vendredi d'avancées dans sa campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants, une initiative lancée il y a deux ans après le ralentissement enregistré lors de la pandémie de Covid-19.

La pandémie de Covid-19 avait fortement fragilisé les systèmes de santé et perturbé les campagnes de vaccination, avec pour conséquence un regain des maladies contagieuses comme la rougeole et la poliomyélite.

Aussi en 2023, l'OMS, avec l'Unicef et Gavi, organisme international qui aide les pays pauvres à introduire des vaccins, avait lancé une campagne de "grand rattrapage" des vaccinations des enfants.

Cette initiative a pris fin le 31 mars.

Les données finales sont encore en cours de compilation, mais "l'initiative mondiale semble être en bonne voie pour atteindre son objectif qui est de toucher au moins 21 millions d'enfants non vaccinés ou insuffisamment vaccinés", ont indiqué les trois organisations dans un communiqué.

De 2023 à 2025, ce programme a permis de vacciner environ 18,3 millions d’enfants âgés de 1 à 5 ans dans 36 pays, grâce à plus de 100 millions de doses de vaccins essentiels.

Parmi ces enfants, environ 12,3 millions n'avaient jamais été vaccinés et 15 millions n'étaient pas vaccinés contre la rougeole.

Le programme a permis d'administrer 23 millions de doses de vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI) à des enfants insuffisamment ou non vaccinés.

"En protégeant les enfants qui n'ont pas pu se faire vacciner en raison des perturbations des services de santé causées par le Covid-19, le programme Grand Rattrapage a contribué à inverser l'une des principales conséquences négatives de la pandémie", a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, cité dans le communiqué.

Ce "plus vaste effort international jamais entrepris pour vacciner les enfants non vaccinés avec des vaccins essentiels, montre ce qu'il est possible d'accomplir lorsque les gouvernements, les partenaires et les communautés unissent leurs efforts pour protéger les plus vulnérables", a indiqué pour sa part la directrice générale de Gavi, Sania Nishtar, également citée dans le communiqué.

Lors d'un point de presse, le directeur du département Vaccination à l'Unicef, Ephrem Lemango, a appelé à poursuivre les efforts de vaccination de routine, au-delà de l'initiative.

"Le principal enjeu est de mettre en place des systèmes de vaccination capables d'atteindre et de protéger chaque enfant à temps, avant qu'il n'atteigne l'âge limite pour la vaccination. Actuellement, chaque année, 14,3 millions d'enfants ne reçoivent aucun vaccin dans le cadre des programmes de vaccination de routine", a-t-il relevé.

Kate O'Brien, directrice du département vaccins de l'OMS, a elle appelé à lutter contre le scepticisme vis-à-vis de la vaccination, indiquant être très préoccupée par "la politisation croissante des vaccins et de la santé".


Trump dit ne pas vouloir utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran

Donald Trump a dit jeudi ne pas avoir l'intention d'utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran, pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale. (AFP)
Donald Trump a dit jeudi ne pas avoir l'intention d'utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran, pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale. (AFP)
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  • "Non, je ne l'utiliserais pas. Il ne devrait jamais être possible pour quiconque d'utiliser l'arme nucléaire"
  • "Nous n'en avons pas besoin. Pourquoi poser une question aussi stupide?"

WASHINGTON: Donald Trump a dit jeudi ne pas avoir l'intention d'utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran, pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale.

"Non, je ne l'utiliserais pas. Il ne devrait jamais être possible pour quiconque d'utiliser l'arme nucléaire", a dit le président américain, à qui une journaliste a demandé s'il envisageait de recourir à la bombe atomique.

"Nous n'en avons pas besoin. Pourquoi poser une question aussi stupide? Pourquoi utiliserais-je l'arme nucléaire alors que nous les avons complètement anéantis, de manière très conventionnelle?" a-t-il déclaré.