La franco-libanaise Elisabeth Darvish candidate aux législatives françaises

Elizabeth Darvish candidate aux législatives françaises (NNA)
Elizabeth Darvish candidate aux législatives françaises (NNA)
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Publié le Samedi 04 juin 2022

La franco-libanaise Elisabeth Darvish candidate aux législatives françaises

  • Elisabeth Darvish est candidate dans la dixième circonscription pour le siège des Français expatriés au Liban, dans le Golfe et à travers l'Afrique
  • Dans sa circulaire de candidature, Elisabeth Darvish interpelle les électeurs et annonce les quatre grandes lignes de son engagement

BEYROUTH : Avocate internationale d'origine libanaise et défenseure des droits des femmes et des minorités, Elisabeth Darvish, s'apprête à se présenter aux élections législatives qui auront lieu les 5 et 19 juin. Elle est candidate dans la dixième circonscription pour le siège des Français expatriés au Liban, dans le Golfe et à travers l'Afrique.

Diplômée en droit de Paris V Sorbonne et Présidente des étudiants en droit à l'université, Elizabeth Darwish parle couramment plus de 6 langues et a également travaillé comme consultante au sein du groupe consultatif du président Jacques Chirac

Dans sa circulaire de candidature, Elizabeth Darvish interpelle les électeurs et annonce les quatre grandes lignes de son engagement :

« Les 5 et 19 juin prochains, vous allez devoir choisir votre député qui aura à répondre des difficultés des Français résidant à l’étranger et cela pendant 5 ans. C’est à la fois long et court pour redonner des valeurs de solidarité pour que chaque Français de l’étranger se sente aidé, accompagné et protégé dans son quotidien.

En ces temps troublés par la guerre, la COVID 19, la hausse vertigineuse des prix, nous sommes appelés à construire le monde d’après. Je salue notre Président de la République Emmanuel Macron qui reste mobilisé pour y faire face.

Les citoyens français que nous sommes sont conscients de la nécessité d’une union forte autour de notre Président de la République Emmanuel Macron à l’Assemblée nationale en juin prochain.

Investie pour être votre députée par la liste «Avec le Président Emmanuel Macron», j’appellerai à porter les valeurs françaises autour d’un projet en phase avec la réalité et en accord avec les attentes des résidents français de l’étranger :

1/ L’éducation, avec la scolarité gratuite pour nos enfants dans les écoles françaises homologuées.

2/ La dématérialisation de l’état civil, afin que vos démarches soient facilitées.

3/ La sécurité, avec la mise en place de laissez-passer consulaires et rapatriement automatique en cas de violences conjugales, de crise ou de guerre, pour tous.

4/ La santé avec une protection sociale pour tous. Je suis consciente de la nécessité que les Français de l’étranger aspirent à des droits identiques à ceux de la métropole et je m’engage à y mettre toute ma détermination et mon professionnalisme.

Je sollicite votre confiance les 5 et 19 juin prochains, pour que nous construisions tous ensemble avec le Président de la République Emmanuel Macron une nouvelle étape dans l’Histoire de France. »

Des « priorités concrètes et réalisables », souligne la candidate qui ajoute, à la main : « Ce pays que nous aimons généreux et rebelle, nous le défendrons dans ses valeurs de liberté, égalité, fraternité et solidarité de toutes nos forces, pour nos enfants, pour nos familles, piur cette France que nous chérissons ». Si elle est élue, Elisabeth Darvish aura pour suppléant Brice Manyanga-Keyet.


France: Reprise d'un incendie dans le Sud-Ouest, 6.200 hectares brûlés et des milliers d'évacués

Un avion de lutte contre les incendies pulvérise un produit ignifuge sur des arbres lors d'un incendie de forêt près de Belin-Beliet (Photo, AFP).
Un avion de lutte contre les incendies pulvérise un produit ignifuge sur des arbres lors d'un incendie de forêt près de Belin-Beliet (Photo, AFP).
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  • La France est actuellement touchée par un nouvel épisode de canicule aggravant chaque jour une sécheresse historique
  • La dynamique du feu, très mobile, a nécessité l'évacuation depuis mardi soir de 10000 personnes dont 2000 dans les Landes

LANDIRAS: Un mois après le début d'un gigantesque incendie dans le sud-ouest de la France, le feu a repris avec vigueur et avait déjà dévoré mercredi 6.200 hectares de forêt, provoquant l'évacuation de 10.000 personnes.

La France est actuellement touchée par un nouvel épisode de canicule aggravant chaque jour une sécheresse historique. Il fait néanmoins globalement moins chaud que durant la canicule de mi-juillet, quand nombre de records avaient été battus avec des thermomètres dépassant 40°Celsius dans plusieurs régions.

En 24 heures, à un rythme galopant, le feu, qui s'est déclaré mardi après-midi à Saint-Magne, dans le département de la Gironde, a consumé 6.200 hectares de forêts sur ce secteur ainsi qu'à Hostens et Belin-Béliet, non loin du département voisin des Landes également rattrapé par les flammes.

La Première ministre Elisabeth Borne doit se rendre en Gironde jeudi avec le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

En déplacement dans le département de l'Aveyron (sud), sur un autre front d'incendies, M. Darmanin a fait part mercredi "de grandes suspicions que le feu qui a repris soit le fait d'incendiaires".

"Ce matin, il y a eu huit feux, entre 08H00 et 09H00, qui ont démarré à quelques centaines de mètres d'intervalle, alors que c'est tout à fait inhabituel", a précisé le ministre, rappelant que "neuf feux sur dix sont d'origine (humaine) criminelle ou involontaire".

Face à la reprise "violente" de ces feux, le ministre a annoncé le renforcement des moyens qui comprennent désormais "plus de 1.000 sapeurs-pompiers, 9 avions et de deux hélicoptères bombardiers d’eau".

Ras-le-bol

De son côté, la gendarmerie a annoncé renforcer "la lutte contre les incendiaires". Pour la seule journée de mardi, "il y a eu 40 départs de feu en Gironde", dont une partie sont d'"origine criminelle", a indiqué Martin Guespereau, le préfet délégué pour la défense et la sécurité dans ce département.

Les épaisses fumées ont obscurci le ciel jusqu'à nuire à la visibilité de l'autoroute A63 qui relie Bordeaux à Bayonne, à la frontière avec l'Espagne, poussant les autorités à la couper localement dans les deux sens.

la dynamique du feu, très mobile, a nécessité l'évacuation depuis mardi soir de 10.000 personnes dont 2.000 dans les Landes.

"La population est inquiète mais disciplinée. Il y a toutefois un ras-le-bol, trop c'est trop", confie Vincent Ichard, maire de Moustey (Landes), dont 250 des 680 habitants ont été évacués. "Etre encerclé par les flammes, on n'avait jamais vu ça, ça nous dépasse".

Le préfet délégué de la Gironde a également évoqué "des situations très difficiles pour des personnes" déja évacuées en juillet "qui retrouvent cette situation angoissante".

Feu tapi dans la tourbe

Le feu de Landiras, qui avait ravagé en juillet quelque 14.000 hectares de forêt, sans faire de victime, n'avait "jamais été déclaré éteint" et était toujours sous étroite surveillance.

Mais selon la préfecture, il a repris mardi à la faveur d'une "météo extrêmement défavorable, par la canicule, par la sécheresse de l'air, par le record historique de la sécheresse de la végétation et par le fait que nous avons ici beaucoup de tourbe (dans le sol), ce qui fait que le feu de juillet ne s'était pas arrêté, (...) Il s'était enterré".

"Dans ce type de forêt qui n'est pas encore éclaircie", avec des "pins d'entre 5 à 10 ans, très nombreux et tous collés", "le feu va très vite et il a un très fort potentiel calorifique", a expliqué le lieutenant-colonel des pompiers Arnaud Mendousse.

Seize maisons ont jusqu'ici été détruites, selon les pompiers qui ont pu sauver "un certain nombre" d'autres habitations.

La Gironde avait été frappée mi-juillet par deux incendies "hors normes", celui de Landiras (40 km au sud de Bordeaux), et un second à la Teste-de-Buch, sur le bassin d'Arcachon, qui avaient dévoré 20.800 hectares de forêt, entraînant l'évacuation de plus de 36.000 personnes.


Pourquoi certains animaux marins se retrouvent coincés dans la Seine

Une photo prise le 9 août 2022 montre le béluga qui a remonté la Seine dans l'ouest de la France avant son opération de sauvetage à Notre-Dame-de-la-Garenne. (Photo, AFP)
Une photo prise le 9 août 2022 montre le béluga qui a remonté la Seine dans l'ouest de la France avant son opération de sauvetage à Notre-Dame-de-la-Garenne. (Photo, AFP)
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  • Ces histoires n’ont pas manqué d'émouvoir l’opinion publique, mais ce sont surtout les scientifiques qui se posent des questions
  • Le comportement de certains cétacés, comme le béluga, est encore mal compris par la communauté scientifique

PARIS: La tendance semble se transformer en une malheureuse habitude. De plus en plus d’animaux vivant dans les fonds marins se retrouvent coincés dans des cours d’eau, loin de leurs habitats naturels.

Le dernier exemple en date est celui d’un béluga, cétacé de quatre mètres de long, vivant habituellement dans des eaux froides, qui s’est retrouvé dans l'eau chaude et stagnante d'une écluse de la Seine, à environ 160 kilomètres de l'embouchure du fleuve dans la mer de la Manche.

Après une mobilisation sans précédent et une opération de sauvetage risqué, le béluga n’a pas pu tenir le coup. Il a dû être euthanasié ce mercredi.

Avant lui, en mai, un autre mammifère marin, un orque cette fois, fut retrouvé en difficulté dans la Seine entre Rouen et Le Havre. Affaibli, l’animal a été retrouvé mort le 30 mai. Des autopsies sur les dépouilles des deux animaux sont toujours en cours.

Ces histoires n’ont pas manqué d'émouvoir l’opinion publique, mais ce sont surtout les scientifiques qui se posent des questions. Pourquoi ces mammifères marins se retrouvent-ils coincés du jour au lendemain dans un cours d’eau?

Pollution sonore et chimique

Pour répondre à cette question, les autopsies sont déterminantes. Par ailleurs, le comportement de certains cétacés, comme le béluga, est encore mal compris par la communauté scientifique, notamment en ce qui concerne le fonctionnement des sociétés de ces mammifères marins.

Selon le média en ligne Le HuffPost, trois pistes sont pour l’instant privilégiées par les associations de protection du milieu marin. La première est que le béluga serait un jeune mâle dont le goût pour l’exploration l’aurait poussé à s’éloigner de son groupe. La deuxième évoque plutôt son état de santé dégradé (maladie, isolement social…) qui expliquerait son égarement. Enfin, la troisième hypothèse penche plutôt pour la pollution sonore due à un chantier à l’embouchure du Havre qui aurait désorienté l’animal.

Selon Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France, qui exprime son inquiétude dans Le Journal du dimanche: «​​Les cétacés sont très sensibles au bruit et l’estuaire du Havre est une zone où le trafic maritime est très intense, ce qui a toujours été le cas. Récemment, le nouvel élément qui pourrait être en partie en cause est le chantier d’éoliennes au large de Courseulles-sur-Mer (...). »

Interrogé par Le HuffPost, Frédéric Le Manach, directeur scientifique de l’association Bloom qui œuvre pour la conservation marine, abonde dans le même sens: «Leurs sonars peuvent être perturbés par les transports maritimes et les bateaux militaires qui utilisent aussi des sonars. On a régulièrement des cas dans le monde de cétacés qui échouent, qui se perdent ou qui deviennent sourds à cause des sonars liés aux activités humaines», explique-t-il. Ces mammifères marins possèdent en effet des systèmes acoustiques et des sonars internes très sensibles pour se repérer dans leur environnement.

Interrogé par Le HuffPost, Jean-Luc Jung, enseignant chercheur au Muséum national d’histoire naturelle, souligne: «Les pollutions sonores et chimiques, les modifications des habitats, le trafic maritime et les collisions sont autant d’exemples de ces impacts.»

 


Un migrant se noie dans un canal dans le nord de la France

Sur le littoral du nord de la France, majoritairement à Calais et Loon-Plage, près de Dunkerque, des centaines de migrants, Érythréens, Soudanais, Irakiens ou encore Iraniens, vivent dans des campements précaires. (Photo, AFP)
Sur le littoral du nord de la France, majoritairement à Calais et Loon-Plage, près de Dunkerque, des centaines de migrants, Érythréens, Soudanais, Irakiens ou encore Iraniens, vivent dans des campements précaires. (Photo, AFP)
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  • Selon l'association Utopia 56 à Grande-Synthe, il s'agit d'un Sud-Soudanais âgé de 22 ans
  • La préfecture du Nord a confirmé le décès d'un migrant « dû à une chute accidentelle»

LILLE: Un migrant s'est noyé mardi dans un canal près du vaste campement d'exilés de Loon-Plage (Nord), a-t-on appris mercredi auprès d'une association et de la préfecture.

Cet homme "se rendait dans le canal pour se laver, d'après d'autres exilés, qui ont appelé les secours. Mais les secours n'ont rien pu faire", a rapporté à l'AFP Anna Richel, coordinatrice de l'association Utopia 56 à Grande-Synthe.

Selon elle, il s'agit d'un Sud-Soudanais âgé de 22 ans.

La préfecture du Nord a confirmé le décès d'un migrant "dû à une chute accidentelle".

Dans le campement situé à proximité de ce canal, où vivent actuellement 300 à 400 personnes d'après l'association, "les conditions sont terribles, il y a un manque d'eau cruel, énormément de gens souffrent de la chaleur, de la poussière", dénonce Anna Richel.

L'association Roots fournit de l'eau chaque jour dans des cuves mais "il n'y a pas de point d'eau courante" dans ce campement, pointe-t-elle. "Ces conditions de non-accueil font que les gens continuent à prendre des risque pour partir" vers l'Angleterre.

Sur le littoral du nord de la France, majoritairement à Calais et Loon-Plage, près de Dunkerque, des centaines de migrants, Érythréens, Soudanais, Irakiens ou encore Iraniens, vivent dans des campements précaires, régulièrement expulsés, dans l'espoir de gagner l'Angleterre.