Gigantesque explosion dans un dépôt de conteneurs au Bangladesh, le bilan s'aggrave

Des secouristes et des civils transportent une victime blessée vers un hôpital de Chittagong, après qu'un incendie s'est déclaré dans une installation de stockage de conteneurs à Chittagong, le 5 juin 2022 (Photo, AFP).
Des secouristes et des civils transportent une victime blessée vers un hôpital de Chittagong, après qu'un incendie s'est déclaré dans une installation de stockage de conteneurs à Chittagong, le 5 juin 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 05 juin 2022

Gigantesque explosion dans un dépôt de conteneurs au Bangladesh, le bilan s'aggrave

  • L'incendie s'est déclaré samedi vers 21H30 (15H30 GMT) dans l'entrepôt de conteneurs de Sitakunda, situé à environ 40 kilomètres du grand port de Chittagong, dans le sud du pays
  • «Plus de 300 personnes sont blessées» et 38 sont mortes, a déclaré à l'AFP Elias Chowdhury, le principal responsable sanitaire de la région

SITAKUNDA : Au moins 49 personnes ont été tuées et plus de 300 blessées dans un incendie qui a déclenché une gigantesque explosion de produits chimiques dans un dépôt de conteneurs à Sitakunda, au Bangladesh, ont indiqué dimanche des responsables.

Une aggravation du bilan était à craindre, certains blessés se trouvant dans un état critique. Des sauveteurs bénévoles, parfois chaussés uniquement de tongs, extrayaient des cadavres du dépôt calciné et jonché de débris, et affirmaient qu'il en restait encore à l'intérieur.

L'incendie s'est déclaré samedi vers 21H30 (15H30 GMT) dans un entrepôt privé de Sitakunda, à environ 40 kilomètres du grand port de Chittagong, dans le sud-est du pays.

Des centaines de pompiers se sont précipités sur place pour l'éteindre mais, une heure après le déclenchement du sinistre, plusieurs conteneurs de produits chimiques ont explosé, ont indiqué les services d'incendie.

"Plus de 300 personnes sont blessées" et 38 sont mortes, a déclaré dans un premier temps à l'AFP Elias Chowdhury, le principal responsable sanitaire de la région, tandis qu'une aggravation du bilan était à craindre, certains blessés se trouvant dans un état critique.

Selon lui, plusieurs personnes sont encore portées disparues, notamment des journalistes qui couvraient l'incendie en direct.

"Il reste encore des corps dans les endroits affectés par le feu. J'ai vu huit ou dix cadavres", a raconté un secouriste aux médias.

Parmi les blessés figurent 40 pompiers et 10 policiers, a déclaré le chef de la police régionale de Chittagong, Anwar Hossain.

Selon lui, "le nombre de décès devrait augmenter car certains des blessés sont dans un état critique".

La gigantesque explosion a fait trembler des immeubles situés à plusieurs kilomètres de là, ont rapporté des témoins.

"Un cylindre a volé environ un demi-kilomètre depuis le lieu de l'incendie pour atterrir dans notre petit étang", a raconté Mohgammad Ali, un épicier de 60 ans.

Boules de feu

"L'explosion a envoyé des boules de feu dans le ciel. Des boules de feu qui tombaient comme de la pluie. Nous avons eu tellement peur que nous avons immédiatement fui", a-t-il ajouté.

"L'explosion m'a projeté à une dizaine de mètres de là où je me trouvais. Mes mains et mes jambes sont brûlées", a déclaré pour sa part Tofael Ahmed, un camionneur qui se trouvait dans l'entrepôt.

Le dépôt contenait du peroxyde d'hydrogène, un produit chimique aux multiples usages industriels, a déclaré aux journalistes le brigadier général Main Uddin, chef des pompiers.

"Nous n'avons toujours pas pu maîtriser l'incendie en raison de l'existence de ce produit chimique", a-t-il ajouté.

Le dépôt employait environ 600 personnes, a indiqué son directeur, Mujibur Rahman, qui a dit ignorer l'origine de l'incendie.

Mominur Rahman, l'administrateur en chef du district de Chittagong, a annoncé l'ouverture d'une enquête.

Il a aussi déclaré à l'AFP qu'environ 200 soldats ont été appelés en renfort, notamment pour éviter que des produits chimiques se déversent dans la mer.

M. Rahman a précisé que le dépôt contenait aussi des vêtements valant des millions de dollars qui devaient être exportés vers des pays occidentaux.

Environ 90% des quelque 100 milliards de dollars d'échanges commerciaux annuels du Bangladesh transitent par Chittagong.

Ce grand port connaît un regain d'activité depuis la fin de l'année dernière grâce à la reprise économique mondiale après la pandémie.

Les incendies sont fréquents au Bangladesh, où les normes de sécurité sont peu respectées.

En juillet 2021, 54 personnes étaient mortes dans l'incendie d'une gigantesque usine de transformation alimentaire située à l'extérieur de la capitale, Dacca.

Et en février 2020, 70 personnes avaient péri dans un autre incendie qui avait ravagé plusieurs immeubles d'habitation à Dacca.


Trump dit vouloir «beaucoup aider» le Liban en recevant le président Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
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  • M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche
  • "Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale

WASHINGTON: Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche.

"Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale.

Peu après la rencontre, le président républicain a annoncé sur son réseau Truth Social la reprise des vols commerciaux directs entre les Etats-Unis et le Liban, suspendus depuis plus de quarante ans, invitant les Américains à "visiter ce magnifique pays".

L'interdiction avait été prononcée en 1985, en réaction au détournement d'un avion et de la prise en otage de 39 passagers américains par des Libanais chiites réclamant la libération de centaines de prisonniers en Israël.

Cette première rencontre entre les deux chefs d'Etat intervient au moment où Washington fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-iranien, condition d'Israël pour se retirer du sud du Liban.

Mardi, l'armée libanaise s'est déployée dans le village de Zawtar al-Gharbiya, en vertu d'un accord-cadre qui prévoit l'établissement de "zones pilotes" évacuées par Israël.

Mais signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé plus tard les forces israéliennes d'avoir tiré "près de ses troupes" dans le secteur.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.


Analyse : Que signifie « Rahm Emanuel 2.0 » pour le Moyen-Orient ?

Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
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  • L’ancien maire de Chicago a dévoilé une nouvelle vision de la paix au Moyen-Orient alors que les spéculations sur une candidature à la Maison-Blanche en 2028 s’intensifient
  • Autrefois connu comme un soutien indéfectible à Israël, Emanuel affirme désormais que les États-Unis doivent utiliser leur influence pour relancer la diplomatie

CHICAGO : En politique moyen-orientale, la paix ne se construit pas entre amis, mais entre ennemis. Cela signifie que les adversaires les plus acharnés ont parfois davantage de chances de parvenir à un accord que ceux qui se présentent comme des alliés.

Cette réalité a façonné certaines des avancées les plus importantes de la région, du traité de paix israélo-égyptien de 1979 aux accords d’Oslo de 1993, en passant par l’accord de paix entre la Jordanie et Israël en 1994.

Chacun de ces accords était imparfait, chacun a laissé la question centrale palestinienne sans réponse, mais tous reflétaient une même vérité difficile : les progrès n’ont généralement été possibles que lorsque les adversaires ont accepté de s’asseoir à la même table. 

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Une colonne de fumée s’élève après une frappe israélienne contre une zone industrielle de Gaza City. (AFP)

Aujourd’hui, Rahm Emanuel — fin stratège politique, ancien chef de cabinet de la Maison-Blanche et ancien maire de Chicago, ainsi que l’un des alliés américains d’Israël les plus connus — apparaît comme une voix qui estime que le cycle de l’hostilité peut être brisé.

Longtemps considéré comme un opposant farouche aux dirigeants palestiniens, Emanuel envisagerait une candidature présidentielle fondée en partie sur la promesse de restaurer l’influence américaine dans la région et de réengager les deux parties dans un véritable processus de paix.

Fort d’une carrière marquée par plusieurs succès politiques, Emanuel réfléchit à une candidature à la présidence en 2028 sous les couleurs du Parti démocrate, se présentant comme une personnalité capable d’aider Israéliens et Palestiniens à revenir à la table des négociations.