Contre le changement climatique, les compagnies hydrauliques saoudiennes misent sur l'hydrogène selon le PDG DE L'IDA

L’Office des eaux en Arabie saoudite a joué un rôle de premier plan dans la mise en œuvre de la technologie de dessalement au début des années 70. Aujourd'hui, l’Office s'oriente vers une augmentation de la production d'hydrogène. (SPA)
L’Office des eaux en Arabie saoudite a joué un rôle de premier plan dans la mise en œuvre de la technologie de dessalement au début des années 70. Aujourd'hui, l’Office s'oriente vers une augmentation de la production d'hydrogène. (SPA)
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Publié le Dimanche 05 juin 2022

Contre le changement climatique, les compagnies hydrauliques saoudiennes misent sur l'hydrogène selon le PDG DE L'IDA

  • Cosin s’est exprimé dans le cadre d'une interview accordée à Arab News lors d'une conférence pour le secteur du dessalement à Djeddah
  • Le Royaume a un rôle crucial à jouer dans l'avenir du dessalement, fort de son héritage de leadership dans ce domaine

RIYAD : L’Office des eaux en Arabie Saoudite s'oriente vers une augmentation de sa production d'hydrogène dans le cadre d’une tentative des entreprises du secteur de trouver des solutions créatives permettant de lutter contre le changement climatique.

« Nous sommes les principaux producteurs d'eau, qui est la principale source d'hydrogène », a déclaré Carlos Cosin, président de l'Association internationale du dessalement et PDG d'Almar Water Solutions.

Cosin s’est exprimé dans le cadre d'une interview accordée à Arab News lors d'une conférence pour le secteur du dessalement à Djeddah, le mois dernier. L'événement était organisé conjointement par la Saudi Saline Water Conversion Corporation et l'IDA.

« Je pense que l'Association internationale du dessalement permet de donner de la visibilité à ce que fait le Royaume et de le reproduire dans d'autres pays », a-t-il déclaré. « Nous importons également des idées de modèles commerciaux d'autres pays et les reproduisons ici, comme le modèle PPP », a-t-il ajouté, précisant que Saudi Aramco était intéressé par ce modèle.

Carlos Cosin (Photo fournie)
Carlos Cosin (Photo fournie)

Le Royaume a un rôle crucial à jouer dans l'avenir du dessalement, fort de son héritage de leadership dans le secteur. « L'Arabie saoudite a joué un rôle de premier plan dans la mise en œuvre de la technologie du dessalement au début des années 70. Elle a été un laboratoire vivant de dessalement vers lequel le monde entier s'est tourné », a déclaré Shannon McCarthy, Secrétaire général de l'IDA.

M. Cosin a indiqué qu'Almar Water Solutions menait deux projets principaux dans le Royaume : la King Abdullah Economic City et Kindasa, l'une des plus anciennes compagnies des eaux du pays.

La capacité de production de la King Abdullah Economic City est de 450 000 mètres cubes par jour, tandis que celle de Kindasa est de 80 000 mètres cubes par jour, a-t-il précisé.

Quant à l'impact de la pandémie de COVID-19 sur les opérations d'Almar Water Solutions, Cosin a déclaré qu'ils étaient toujours en mesure de respecter leur engagement de production.

« À moyen terme, nous étudions la possibilité de recourir à l'électrolyse de l'eau pour produire de l'hydrogène. C'est une nouvelle étape pour laquelle le secteur de l’eau pourrait paver la voie », a ajouté M. Cosin.

L'entreprise envisage également des plans pour l’avenir et étudie les possibilités d'investissement avec la National Water Co, a ajouté M. Cosin.

Détenue par le Fonds d'investissement public, la NWC fournit des services de traitement de l'eau et des eaux usées pour le Royaume grâce à la participation du secteur privé.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.