Après la tuerie de Buffalo, l'Etat de New York prend des mesures plus strictes sur les armes

Le vice-président américain Kamala Harris, avec le deuxième gentilhomme Doug Emhoff (à gauche), place des fleurs sur la scène du Tops Friendly Market lors de la fusillade de masse du 14 mai à Buffalo, New York, le 28 mai 2022. (AFP).
Le vice-président américain Kamala Harris, avec le deuxième gentilhomme Doug Emhoff (à gauche), place des fleurs sur la scène du Tops Friendly Market lors de la fusillade de masse du 14 mai à Buffalo, New York, le 28 mai 2022. (AFP).
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Publié le Mardi 07 juin 2022

Après la tuerie de Buffalo, l'Etat de New York prend des mesures plus strictes sur les armes

  • D'après l'organisation Giffords Law Center, seuls six Etats américains appliquaient avant New York un seuil d'âge de 21 ans pour l'achat d'un fusil semi-automatique
  • L'ensemble de lois adopté par l'Etat de New York prévoit aussi que les acquéreurs d'un fusil d'assaut devront posséder un permis, synonyme de contrôle de leurs antécédents

NEW YORK: Age minimum (21 ans) pour acheter un fusil semi-automatique, limitation des chargeurs à grande capacité: après la tuerie raciste de Buffalo et le massacre dans une école au Texas, l'Etat de New York a pris lundi une série de mesures pour restreindre l'accès aux armes à feu.

"La violence par arme à feu est une épidémie qui déchire notre pays. Les pensées et les prières ne règleront pas le problème, mais des actions fortes le feront", a déclaré lundi Kathy Hochul, la gouverneure démocrate du quatrième Etat le plus peuplé des Etats-Unis (près de 20 millions d'habitants), où se trouve la ville de Buffalo.

Elle s'exprimait lundi après avoir promulgué plusieurs lois votées la semaine dernière par le parlement local.

Le président américain Joe Biden a lui-même appelé la semaine dernière à interdire au niveau national la vente de fusils d'assaut semi-automatiques, comme c'était le cas de 1994 à 2004, ou à défaut de relever l'âge minimum d'achat de 18 à 21 ans, mais les négociations n'ont pour l'instant pas abouti à un accord entre démocrates et républicains.

Les deux auteurs des tueries de Buffalo (10 morts afro-américains dans un supermarché le 14 mai), et de l'école primaire d'Uvalde au Texas (19 enfants et deux enseignantes tués) avaient 18 ans et portaient ce type d'arme.

Derrière ces deux drames qui ont choqué le pays, les fusillades sont quotidiennes aux Etats-Unis, à l'instar de celles survenues à Philadelphie (trois morts) et à Chattanooga (Tennessee, trois morts) ce week-end.

D'après l'organisation Giffords Law Center, seuls six Etats américains appliquaient avant New York un seuil d'âge de 21 ans pour l'achat d'un fusil semi-automatique.

L'ensemble de lois adopté par l'Etat de New York prévoit aussi que les acquéreurs d'un fusil d'assaut devront posséder un permis, synonyme de contrôle de leurs antécédents.

Parmi les autres mesures, figurent l'interdiction d'acheter ou de vendre des gilets pare-balle (comme en portait le tireur de Buffalo), sauf pour certains métiers comme la police, une extension des professions pouvant activer une procédure de "drapeau rouge" en signalant à la justice une personne à risque pour lui confisquer son arme.

L'Etat de New York dispose déjà d'une des législations sur les armes à feu les plus strictes dans le pays et figurait en 2020 parmi les cinq Etats du pays où la mortalité par armes à feu était la moins élevée, selon une récente étude du "Johns Hopkins Center for Gun Violence Solutions".


Un migrant rentre dans l'enclave de Melilla en parapente

Un migrant rentre dans l'enclave de Melilla en parapente
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  • «Vers 18h15 (17H15 GMT), deux personnes qui circulaient en voiture (à Melilla) ont vu une personne en parapente» survoler la haute barrière ultra-sécurisée séparant l'enclave du Maroc et rentrer à Melilla
  • Situées sur la côte nord du Maroc, les petites enclaves de Melilla et de Ceuta constituent les deux seules frontières de l'UE sur le continent africain

MADRID: Un migrant est parvenu à rentrer jeudi dans l'enclave espagnole de Melilla depuis le Maroc voisin en parapente, a-t-on appris vendredi auprès des autorités espagnoles.

"Vers 18h15 (17H15 GMT), deux personnes qui circulaient en voiture (à Melilla) ont vu une personne en parapente" survoler la haute barrière ultra-sécurisée séparant l'enclave du Maroc et rentrer à Melilla, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la préfecture de l'enclave.

Ces deux personnes ont "prévenu la Garde civile" mais ce "migrant n'a pas pu être localisé" pour le moment, a-t-il ajouté.

Selon ce porte-parole, c'est "la première fois" qu'un migrant entre à Melilla en parapente.

Situées sur la côte nord du Maroc, les petites enclaves de Melilla et de Ceuta constituent les deux seules frontières de l'UE sur le continent africain.

Les barrières grillagées de plusieurs mètres de haut, équipées de caméras et de miradors, qui marquent la frontière entre le Maroc et ces enclaves font régulièrement l'objet de tentatives de franchissement parfois mortelles.

Le 24 juin dernier, au moins 23 migrants ont péri en tentant de pénétrer à Melilla, le bilan humain le plus lourd jamais enregistré lors des tentatives d'intrusion de migrants dans l'une des deux enclaves espagnoles.

Cette tragédie avait provoqué l'indignation internationale, l'Onu dénonçant un "usage excessif de la force" de la part des autorités marocaines et espagnoles.

Des migrants tentent parfois aussi de rentrer à la nage dans ces enclaves depuis les localités marocaines voisines.


Mondial: derniers tickets pour les huitièmes!

Les joueurs allemands se tiennent sur le terrain à la fin du match de football du groupe E de la Coupe du monde 2022 du Qatar entre le Costa Rica et l'Allemagne au stade Al-Bayt à Al Khor, au nord de Doha, le 1er décembre 2022. (Photo de Ina Fassbender / AFP )
Les joueurs allemands se tiennent sur le terrain à la fin du match de football du groupe E de la Coupe du monde 2022 du Qatar entre le Costa Rica et l'Allemagne au stade Al-Bayt à Al Khor, au nord de Doha, le 1er décembre 2022. (Photo de Ina Fassbender / AFP )
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  • Dès samedi débuteront les matches couperet, avec Pays-Bas - Etats-Unis (16h00) puis Argentine - Australie (20h00)
  • La France, tenante du titre, affrontera dimanche la Pologne de Robert Lewandowsky (16h00)

DOHA: Au lendemain de l'élimination choc de l'Allemagne, il ne reste plus que deux places en jeu pour les huitièmes de finale du Mondial, qui seront attribuées vendredi, avec l'Uruguay en grand danger face à un Ghana séduisant et revanchard et la Suisse en ballottage favorable.

Dès samedi débuteront les matches couperet, avec Pays-Bas - Etats-Unis (16h00) puis Argentine - Australie (20h00). La France, tenante du titre, affrontera dimanche la Pologne de Robert Lewandowsky (16h00).

Le Brésil et le Portugal, qui disputent leur dernier match des phases de poule vendredi, ont déjà leur billet en poche.

Deux nations majeures du football manqueront en revanche à l'appel, la Belgique et surtout l'Allemagne.

La Mannschaft a certes battu le Costa Rica (4-2) mais elle a payé son revers initial contre les Japonais (2-1), qui ont arraché la première place du groupe E en s'offrant l'Espagne sur le même score. La Roja ne sauve sa place en 1/8 qu'à la faveur d'une différence de buts supérieure à celle des Allemands (+6 contre +1).

"Le monde du foot tremblait devant nous. Nous étions loués comme une équipe de grand tournoi. Maintenant, l'Allemagne est juste un nain du foot", a cinglé le quotidien Bild, qui s'interroge tout de même sur la validité du deuxième but du Japon face à l'Espagne -celui qui a précipité l'élimination allemande. La Belgique est elle piteusement sortie du tournoi jeudi après son nul contre les Croates (0-0) mais peu se risquaient à accoler l'étiquette de postulant au sacre sur le dos des héros fatigués et vieillissants du Mondial-2018, dont le sélectionneur Roberto Martinez a annoncé qu'il quittait son poste.


Attentats de Bruxelles: les vies brisées du 22 mars 2016

Prévenus, avocats et tribunal assistent à l'ouverture du procès contre les neuf djihadistes présumés accusés d'avoir participé aux attentats-suicides de mars 2016, au bâtiment Justitia à Bruxelles le 30 novembre 2022. (AFP)
Prévenus, avocats et tribunal assistent à l'ouverture du procès contre les neuf djihadistes présumés accusés d'avoir participé aux attentats-suicides de mars 2016, au bâtiment Justitia à Bruxelles le 30 novembre 2022. (AFP)
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  • Rescapés et témoins des attentats jihadistes de 2016 à Bruxelles se disent marqués à vie par les «scènes de guerre» qu'ils ont vécues
  • «L'aéroport on l'a reconstruit en six mois, et les vies des gens ça fait six ans qu'on attend», dit Danielle Iwens, qui a perdu une collègue de travail ce jour-là

BRUXELLES: Séquelles physiques mais aussi troubles du sommeil, crises de panique, peur du bruit et de la foule: rescapés et témoins des attentats jihadistes de 2016 à Bruxelles se disent marqués à vie par les "scènes de guerre" qu'ils ont vécues.

Un millier de personnes réclament au procès la réparation d'un préjudice, soit bien au-delà des proches des 32 tués dans ces attaques suicides à l'aéroport et dans le métro le 22 mars 2016. Trois de ces parties civiles ont accepté de se confier à l'AFP.

«Vie détruite»

Philippe Vandenberghe, 51 ans, travaillait dans les bureaux de l'aéroport de Zaventem au moment où deux kamikazes se sont fait exploser dans le terminal. L'informaticien, titulaire d'un brevet de secouriste, se précipite auprès des victimes.

"Sauver des personnes c'est la chose la plus importante qui puisse vous arriver", dit-il. "Je suis intervenu sur 18 personnes différentes, je suis sûr d'en avoir sauvé une, probablement deux ou trois".

Le plafond s'est effondré, des débris jonchent le sol et la fumée est encore dense. Le secouriste progresse difficilement. Certaines personnes ont des membres arrachés. Il voit deux enfants à côté d'un corps sans vie, "probablement leur mère", et "tente une réanimation".

Un garrot d'un côté, plusieurs évacuations sur des chariots à bagages vers le poste médical avancé: il se démène pendant une heure. "J'étais couvert de sang", raconte-t-il.

Un collègue le raccompagne chez lui "en état de choc", et il se fait prescrire des calmants par un médecin. Ses troubles dits de "stress post-traumatique" (TSPT) ne seront diagnostiqués que bien plus tard, après des mois de nuits sans sommeil.

Après avoir été soigné dans une clinique spécialisée, il rompt en 2019 avec son employeur, Brussels Airport, avec lequel il est en conflit à propos de la prise en charge des frais médicaux.

"Ma vie a été complètement détruite, j'ai perdu mes amis, mes hobbies, mon emploi", lâche ce célibataire, aujourd'hui bénévole à la Croix-Rouge et qui veut devenir ambulancier.