L'Indonésie et la Malaisie convoquent les ambassadeurs indiens après des propos sur le prophète Mahomet

Manifestants exigeant l'arrestation de Nupur Sharma pour ses commentaires blasphématoires sur le prophète Mahomet, à Mumbai, en Inde, le 6 juin 2022 (Photo, Reuters).
Manifestants exigeant l'arrestation de Nupur Sharma pour ses commentaires blasphématoires sur le prophète Mahomet, à Mumbai, en Inde, le 6 juin 2022 (Photo, Reuters).
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Publié le Mercredi 08 juin 2022

L'Indonésie et la Malaisie convoquent les ambassadeurs indiens après des propos sur le prophète Mahomet

  • Cette porte-parole du BJP, le parti du Premier ministre Narendra Modi, a été suspendue dimanche
  • Les protestations se multiplient dans le monde musulman

JAKARTA: L'Indonésie et la Malaisie ont toutes deux annoncé mardi avoir convoqué les ambassadeurs indiens dans leurs pays, après des propos jugés "insultants" et "désobligeants" pour l'islam de deux responsables du parti au pouvoir en Inde.

Les protestations se multiplient dans le monde musulman après des commentaires de la porte-parole du parti nationaliste hindou Bharatiya Janata Party (BJP), Nupur Sharma, critiquant la relation entre le prophète Mohamed et sa plus jeune épouse.

Cette porte-parole du BJP, le parti du Premier ministre Narendra Modi, a été suspendue dimanche.

Un responsable du BJP chargé des médias à Delhi, Naveen Jindal, qui avait posté la semaine dernière un tweet à propos de Mohamed, ensuite supprimé, a parallèlement été exclu du parti.

L'ambassadeur d'Inde en Indonésie, Manoj Kumar Bharti, a été convoqué et s'est vu remettre une plainte du gouvernement pour rhétorique antimusulmane, a expliqué à l'AFP le porte-parole du diplomatie indonésienne, Teuku Faizasyah.

Et le ministère a publié lundi sur Twitter un communiqué dans lequel il "condamne fermement les commentaires insultants inacceptables" faits par "deux responsables politiques indiens" à propos du prophète Mohamed.

Dans son tweet, le ministère n'identifiait pas ces responsables mais se référait apparemment à Nupur Sharma et Naveen Jindal.

De son côté, la Malaisie "condamne sans réserve les remarques désobligeantes" des politiciens indiens, a déclaré son ministère des Affaires étrangères mardi soir, ajoutant qu'elle avait fait part de sa "totale condamnation" à l'ambassadeur indien.

"La Malaisie appelle l'Inde à travailler ensemble pour mettre fin à l'islamophobie et à cesser tout acte de provocation dans l'intérêt de la paix et de la stabilité", a ajouté le ministère dans son communiqué.

Le parti de M. Modi, régulièrement accusé de stigmatiser la minorité musulmane en Inde (environ 14% de la population), a affirmé dans un communiqué qu'il "respectait toutes les religions".

Mme Sharma a écrit sur Twitter qu'elle répondait aux "insultes" contre le dieu indien Shiva mais qu'elle "retirait sans réserve" ses propos s'ils avaient pu "blesser les sentiments religieux de qui que ce soit".

L'Organisation de la coopération islamique (OCI), basée en Arabie saoudite et qui regroupe près de 60 pays musulmans dont l'Indonésie, a fustigé dimanche les propos de la responsable indienne intervenant dans un "contexte d'islamophobie en Inde".

Un haut responsable du Conseil des ulémas indonésien (MUI), Sudarnoto Abdul Hakim, a estimé lundi que ces propos "irresponsables, indélicats" avaient "blessé les sentiments des musulmans dans le monde entier".

Il a ajouté qu'ils étaient contraires à la résolution pour combattre l'islamophobie adoptée en mars par l'Assemblée générale des Nations unies.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.