La Nasa va chercher à expliquer les ovnis

Le Dr Thomas Zurbuchen administrateur de la NASA  le 29 novembre 2018 à Washington (Photo, AFP).
Le Dr Thomas Zurbuchen administrateur de la NASA le 29 novembre 2018 à Washington (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 10 juin 2022

La Nasa va chercher à expliquer les ovnis

  • Il n'existe aucune preuve que ces phénomènes aient une origine extraterrestre, a souligné d'emblée l'agence spatiale
  • Trois objectifs sont annoncés: rassembler les données, déterminer celles qui manquent et décider avec quels outils les analyser

WASHINGTON: La possibilité de visites extraterrestres sur Terre est décidément de plus en plus prise au sérieux aux Etats-Unis: la Nasa a annoncé jeudi le lancement à l'automne d'une enquête de plusieurs mois portant sur les phénomènes aériens non identifiés -- les fameux ovnis.

Après les tentatives du renseignement américain, puis du Pentagone, c'est ainsi au tour de la Nasa de se pencher sur la présence de ces objets, se mouvant par exemple de façon anormale ou très rapide dans notre atmosphère, et ne pouvant être expliqués en l'état actuel de nos connaissances.

Il n'existe aucune preuve que ces phénomènes aient une origine extraterrestre, a souligné d'emblée l'agence spatiale.

Mais "si quelqu'un me demandait si je pense qu'il existe une preuve irréfutable de vie intelligente dans l'un de ces phénomènes, je donnerais une réponse tout à fait acceptable pour un scientifique, qui est que je ne sais pas", a déclaré lors d'une conférence de presse Thomas Zurbuchen, administrateur associé à la Nasa.

Or le sujet est on ne peut plus important, car il concerne à la fois la sécurité nationale et celle du trafic aérien, a fait valoir l'agence américaine.

L'étude sera menée par d'éminents scientifiques et experts en aéronautique. Prévue pour démarrer au début de l'automne, elle devrait durer neuf mois et aboutir sur un rapport rendu public.

Trois objectifs sont annoncés: rassembler les données déjà existantes, déterminer celles qui manquent et comment les collecter au mieux, et décider avec quels outils les analyser à l'avenir.

"Nous avons aujourd'hui une compilation très limitée de ces observations", a déclaré durant la même conférence de presse David Spergel, astrophysicien placé à la tête de ces travaux. "Cela rend difficile de tirer des conclusions."

Or, des montagnes de données existent en réalité, selon les experts de la Nasa, qui souhaitent ainsi les rassembler auprès des gouvernements, entreprises privées, associations ou encore particuliers.

Le budget accordé ne devrait pas dépasser les 100.000 dollars.

L'idée est au passage de dé-stigmatiser le sujet. "L'un des résultats de cette étude pour moi serait de faire comprendre à tout le monde (...) que le processus scientifique est valable pour traiter tous les problèmes, y compris celui-là", a lancé Thomas Zurbuchen, qui dit avoir lui-même décidé d'ouvrir cette enquête.

Mystères déconcertants

En juin 2021, le renseignement américain avait affirmé dans un rapport très attendu qu'il n'existait pas de preuves d'existence d'extraterrestres, tout en reconnaissant que des dizaines de phénomènes constatés par des pilotes militaires ne pouvaient pas être expliqués.

Et le mois dernier, pour la première fois en plus de 50 ans, le Congrès américain a tenu une audition publique y étant consacrée.

Selon le Pentagone, un nombre croissant d'objets non identifiés sont signalés dans le ciel depuis 20 ans.

Et ils suscitent inévitablement les spéculations les plus folles.

"Je pense que des nouveaux mécanismes scientifiques vont être découverts", a de son côté jugé Thomas Zurbuchen. "Il y a eu de nombreux cas où quelque chose apparaissant comme presque magique s'est révélé être un nouvel effet scientifique."

"Ne sous-estimez jamais ce dont la nature est capable", a-t-il ajouté.

Les experts ont assuré se lancer dans ce projet sans idées pré-conçues. Mais pour David Spergel, les ovnis regroupent probablement différents phénomènes, ne pouvant être placés sous une explication unique.

L'étude ne permettra peut-être pas d'éclaircir immédiatement de nombreux aspects, a-t-il concédé, mais doit plutôt fournir une feuille de route pour tendre vers ce but à l'avenir.

La Nasa est déjà en quête de vie extraterrestre dans l'espace, par exemple en cherchant des traces de vie ancienne sous forme microbienne sur Mars, ou des technosignatures venues d'autres planètes (des signaux démontrant la présence de technologies).

Mais il s'agit de la première fois que l'agence spatiale américaine examine sérieusement cette possibilité sur Terre.

"Je ne crois pas que quelqu'un se soit déjà penché de façon systématique sur les phénomènes aériens non identifiés par le passé", a dit jeudi Daniel Evans, en charge de coordonner l'étude pour l'agence spatiale. Mais "au fil des décennies, la Nasa a répondu à l'appel lancé pour s'attaquer à certains des mystères les plus déconcertants que nous connaissons, et ceci n'est pas différent".


Le musée Al-Tayebat de Djeddah célèbre le patrimoine national

  • Costumes, textiles et objets artisanaux exposés au musée
  • Un pont entre les visiteurs locaux et internationaux et les cultures du Royaume

​​​RIYAD : Au musée Al-Tayebat, Cité internationale des sciences et du savoir à Djeddah, le Pavillon de la culture saoudienne ouvre une fenêtre vivante sur le patrimoine national, mettant en lumière l’authenticité de l’identité du Royaume et la richesse de ses multiples cultures.

Le pavillon s’est imposé comme l’une des attractions éducatives et touristiques les plus remarquables du Royaume, invitant les visiteurs à découvrir l’histoire des vêtements traditionnels et des costumes régionaux qui distinguent les différentes régions de l’Arabie saoudite à travers les siècles.

Le musée lui-même constitue un véritable monument culturel : il comprend 12 bâtiments patrimoniaux construits dans le style architectural traditionnel du Hijaz et abrite plus de 365 salles d’exposition.

Une grande partie de cet espace est consacrée aux costumes, textiles et savoir-faire artisanaux propres à chaque région, présentés de manière à associer le charme du passé à la rigueur de la documentation moderne.

Les couloirs du musée offrent un panorama visuel saisissant qui traverse l’ensemble du pays, du nord au sud et de l’est à l’ouest.

La région occidentale et le Hijaz ouvrent le parcours avec le zaboun féminin, les foulards maharem et la mudawwara, ainsi qu’avec la daqla, le gilet sidiriyah et le turban hijazi portés par les hommes. Ces tenues sont mises en valeur devant les rawasheen, les célèbres moucharabiehs en bois sculpté caractéristiques des maisons historiques de Djeddah.

Ailleurs dans le pavillon, les régions centrale et orientale affirment leur héritage à travers la splendeur du bisht d’Al-Ahsa, tissé à la main avec des fils dorés de zari, ainsi que des jalabiyas finement brodées.

La région méridionale attire ensuite le regard avec des couleurs inspirées directement de la nature : le mijnab et les chemises ornées de fils de canne aux teintes vives, exposés aux côtés de guirlandes parfumées et de bijoux traditionnels en argent.

Le nord raconte quant à lui son histoire à travers le mhawthal et les lourdes abayas conçues pour résister aux rigueurs de la vie désertique.

Selon Youssef Mohammed Kiki, superviseur général du musée, ces vêtements constituent de véritables documents historiques et sociaux, témoignant du mode de vie des populations, de leurs métiers et des conditions climatiques propres à chaque région.

Grâce à ces pièces rares, préservées pendant des décennies, le musée espère renforcer le lien des jeunes générations et des visiteurs avec le patrimoine national du Royaume. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Mondial-2026: l'Egypte renverse la Nouvelle-Zélande (3-1) et entrevoit les 16es

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
  • Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités
  • Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique

VANCOUVER: L'Egypte, pourtant menée durant une heure, a réussi à renverser la situation, pour finalement remporter sa toute première victoire en Coupe du monde, aux dépens de la Nouvelle-Zélande (3-1), et ainsi entrevoir les 16e de finale, dimanche à Vancouver.

Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités.

Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique.

Voilà donc l'Egypte en ballottage bien favorable, mais l'histoire avait commencé à s'écrire autrement face à des Néo-Zélandais bien mieux entrés dans le match, grâce à l'ouverture du score de leur défenseur Finn Surman, auteur d'un coup de tête puissant (15e).

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah".

Et un homonyme célèbre suivant un autre, Trezeguet s'est chargé de donner de la largesse au résultat (82e) mérité pour son équipe, qui a su réagir dos au mur.

"Dans les années à venir, on se souviendra que cela a été l'un des grands moments de l'histoire. On avait l'impression de jouer (chez nous) en Égypte", a déclaré Salah après le match. "C'est une superbe victoire et l'ambiance était géniale."

Les All Whites eux n'ont pas réussi à garder leur avantage plus d'une heure, mais ils conservent tout de même l'espoir de se qualifier. Il leur faudra pour cela battre la Belgique sur cette même pelouse de la BC Place vendredi. Ce qui serait un sacré exploit, mais pas impossible au regard des doutes qui traversent les Diables Rouges dans ce tournoi.


L'art numérique se fait une place sur le marché de l'art à la foire de Bâle

En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR). (AFP)
En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR). (AFP)
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  • Dès le premier jour de la foire, un triptyque sur écrans LED de l'artiste irlandais John Gerrard, présenté dans cette exposition, s'est vendu pour un demi-million de dollars
  • En 2021, un NFT de l'artiste américain Beeple s'était arraché à 69,3 millions de dollars au sommet de la bulle, mais les prix s'étaient effondrés l'année suivante

BALE: Entre une toile de Picasso et une sculpture de Niki de Saint Phalle, les organisateurs de la foire de Bâle, en Suisse, ont mis un coup de projecteur sur l'art numérique pour détailler comment les artistes s'emparent des outils technologiques.

En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR).

Dans une section à part appelée Zero 10, la foire expose 16 oeuvres qui donnent un aperçu de la palette d'outils à la disposition des artistes, en présentant l'art numérique "dans son acceptation large", précise l'artiste américain Trevor Paglen, 51 ans, co-responsable de cette exposition.

"L'idée que les artistes utilisent les technologies n'est pas si nouvelle", a-t-il déclaré à l'AFP, expliquant que l'art numérique ne se résumait pas aux NFT. Il a voulu montrer que dès les "les années 1950", les artistes cherchaient déjà à produire "des images générées par ordinateur".

L'exposition présente notamment une installation de l'artiste allemande Hito Steyerl, intitulée "Green screen", couverte d'un côté de plantes dont les signaux bioélectriques sont utilisés pour produire, de l'autre côté, des images de fleurs pixelisées.

Le Français William Mapan, 38 ans, qui se définit comme "codeur et peintre" y présente lui une série de toiles intitulées "paysages plausibles". Pendant deux ans, cet artiste parisien a développé un algorithme qui génère des milliers de compositions abstraites. Et lorsque l'une de ces images aléatoires en noir et blanc lui rappelle une photo ou un souvenir, il reprend ses pinceaux et la reproduit sur la toile en y ajoutant ses couleurs, a-t-il expliqué à l'AFP.

Segment émergent 

L'artiste ouzbek Aziza Kadyri, 31 ans, présente de son côté des étoffes ornées de fines broderies produites en se jouant des erreurs de l'intelligence artificielle. Pour concevoir les motifs, elle commence par soumettre à une IA des broderies Suzani, la broderie traditionnelle d'Asie centrale, en sachant parfaitement que cette IA va les interpréter de travers, passer à côté de leur signification et finalement lui proposer un dessin complètement à côté de la plaque qu'elle s'amuse ensuite à reproduire sur étoffe en utilisant les techniques traditionnelles de la broderie ouzbèke.

Selon un rapport réalisé pour la foire par UBS et le cabinet Arts Economics, l'art numérique ne représentait que 0,4% des ventes sur le marché de l'art en 2025, contre 59% pour la peinture et 15% pour la sculpture. Le rapport note cependant un intérêt grandissant de la part des riches collectionneurs.

Dès le premier jour de la foire, un triptyque sur écrans LED de l'artiste irlandais John Gerrard, présenté dans cette exposition, s'est vendu pour un demi-million de dollars.

Le souvenir de la bulle des NFT est toutefois encore très frais dans les mémoires. En 2021, un NFT de l'artiste américain Beeple s'était arraché à 69,3 millions de dollars au sommet de la bulle, mais les prix s'étaient effondrés l'année suivante.

Les choses sont différentes quand "la démarche aboutit sur une oeuvre tangible", a indiqué à l'AFP Hans Laenen, expert en art chez Axa XL, pour ces nouvelles formes d'art numérique qui ont "beaucoup plus de chances de rester".

"L'art numérique est un domaines de création qui évolue très vite", et "finira par trouver sa place", estime lui aussi Nicolas Kaddeche, qui exerce chez l'assureur Hiscox, même s'il faut "rester prudent", selon lui.

"Cela reste un segment émergent et encore très spéculatif", prévient-il.