La famille de la journaliste américaine Shireen Abu Akleh demande à Biden d’ouvrir une enquête

Le frère de la journaliste américaine d'origine palestinienne Shireen Abu Akleh, assassinée, a demandé mercredi dernier au président Joe Biden d'enquêter immédiatement sur le meurtre de sa sœur. (Photo, Capture d'écran: Ray Hanania Show)
Le frère de la journaliste américaine d'origine palestinienne Shireen Abu Akleh, assassinée, a demandé mercredi dernier au président Joe Biden d'enquêter immédiatement sur le meurtre de sa sœur. (Photo, Capture d'écran: Ray Hanania Show)
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Publié le Vendredi 10 juin 2022

La famille de la journaliste américaine Shireen Abu Akleh demande à Biden d’ouvrir une enquête

  • Le frère de la journaliste américaine d'origine palestinienne a demandé mercredi dernier au président Joe Biden d'enquêter immédiatement sur le meurtre de sa sœur
  • M. Abu Akleh a déclaré que sa femme et sa famille et lui ont été «choqués» lorsque la police israélienne a frappé les personnes en deuil pendant le cortège funéraire

CHICAGO: Le frère de la journaliste américaine d'origine palestinienne Shireen Abu Akleh, assassinée, a demandé mercredi dernier au président Joe Biden d'enquêter immédiatement sur le meurtre de sa sœur, affirmant que «quelqu'un doit être incriminé».

Anton Abu Akleh, qui est également citoyen américain et vit avec sa femme à Jérusalem, a déclaré qu'aucune mesure n'avait été prise jusqu'à présent pour déterminer qui avait tué Shireen, 52 ans, alors qu'elle couvrait avec d'autres journalistes un raid israélien sur la ville de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, le 11 mai.

M. Abu Akleh a déclaré avoir été ému lorsqu'il a entendu Biden, une semaine avant que sa sœur ne soit tuée, déclarer avec véhémence, défendant les journalistes tués en Ukraine: «Nous devons faire plus pour protéger et soutenir les médias indépendants ainsi que demander des comptes à ceux qui cherchent à faire taire les voix qui sont essentielles à une gouvernance transparente, digne de confiance et réactive.»

Mais il s'est dit choqué de constater que, plus de quatre semaines plus tard, rien n'ait été fait.

«Je supplie [M. Biden] de mettre fin à cette politique de deux poids, deux mesures. Je pense qu'Israël – ou quiconque a tiré sur Shireen – devrait être tenu pour responsable. C'est ce dont nous avons besoin. Il est de son devoir, en tant que président des États-Unis, de protéger tous les Américains aux États-Unis et à l'étranger», a lancé M. Abu Akleh.

«Les États-Unis sont le pays le plus puissant du monde. Il est inacceptable de voir des Américains se faire tuer alors qu'ils couvrent des événements à l'étranger ou font des reportages à l'étranger. Je lui demande instamment, en tant que président des États-Unis, de prendre des mesures immédiates. C’est Israël qui reçoit le plus d'aide, davantage que tout autre pays. Je suis sûr que s'il s'agissait d'un autre pays, il l'aurait sanctionné jusqu'à ce que quelqu'un soit tenu pour responsable et traduit en justice. C'est le moins qu'il puisse faire. Nous avons besoin de justice pour Shireen.»

Lors de son passage dans le Ray Hanania Show, Abu Akleh a déclaré avoir reçu l'assurance de plusieurs responsables américains qui ont présenté leurs condoléances à la famille à leur domicile – notamment l'ambassadeur américain Tom Nides, le secrétaire d'État, Anthony Blinken, ainsi que des responsables du consulat américain à Jérusalem – qu'une enquête serait ouverte pour identifier la personne ou la partie responsable de sa mort.

M. Abu Akleh a déclaré que si un journaliste américain avait été tué n'importe où ailleurs dans le monde, il y aurait eu une enquête immédiate, des comptes à rendre et des conséquences.

«Nous voulions une enquête américaine indépendante, nous l’avons demandée. Shireen est une citoyenne américaine. Elle est journaliste. Au début du mois de mai, nous avons entendu le président Biden exiger la liberté de la presse. Et nous attendons des États-Unis qu'ils ouvrent une enquête juste sur l'assassinat de Shireen en tant que citoyenne américaine, en tant que journaliste, en tant que chrétienne», a affirmé M. Abu Akleh.

«Je ne peux pas dire que je suis satisfait. Oui, ils ont parlé avec nous. Ils nous ont soutenus. Nous avons reçu des appels de tout le monde. Mais nous avons besoin de quelque chose de solide. Nous voulons la justice pour Shireen. C'est ce dont nous avons besoin. De responsabilité. Celui qui a fait ça doit être tenu pour responsable. Cela ne peut plus durer. Pas seulement pour Shireen, mais pour d'autres Américains, d'autres journalistes qui couvrent les événements en Palestine occupée. Quelque chose doit être mis en route et une décision devrait être prise par cette administration pour empêcher tout futur meurtre d'Américains. Je suis sûr que si cela s'était produit ailleurs, ils auraient agi immédiatement. Si c'était un journaliste israélien, je suis sûr que beaucoup de choses auraient été entreprises. Des sanctions auraient même été imposées à celui qui a fait cela.»

Le 6 juin, les sénateurs américains Mitt Romney, un républicain de l'Utah, et Jon Ossoff, un démocrate de Géorgie, ont envoyé une lettre à Blinken pour demander une enquête. Ils ont déclaré: «Le meurtre d'une citoyenne américaine, d'une journaliste engagée dans son travail de reportage, qui était en train de couvrir une zone de conflit, est inacceptable… Dans le monde entier, les journalistes recherchent la vérité et la responsabilité, prenant de grands risques personnels. La liberté de la presse est une valeur américaine fondamentale et nous ne pouvons accepter l'impunité lorsque des journalistes sont tués dans l'exercice de leurs fonctions. Nous insistons pour que l'administration veille à ce qu'une enquête complète et transparente soit menée à bien et que justice soit rendue pour la mort de Mme Akleh.»

M. Abu Akleh a appelé le Premier ministre israélien, Naftali Bennett, à agir, non seulement pour déterminer qui a tué sa sœur, mais aussi pour mettre fin à la violence et empêcher d'autres meurtres.

«J'aimerais beaucoup parler avec [M. Bennett]. Vous savez, je lui dirais: “En tant que Palestinien, vous devez instaurer la paix et vous devez être suffisamment fort pour le faire. Vous ne faites rien, vous ne faites qu'attiser les radicaux ici, en Israël, comme du côté palestinien. La partie palestinienne perd l'espoir chaque jour et ce n'est pas une bonne chose”», a indiqué M. Abu Akleh.

«“Vous pourriez [...] au moins faire quelque chose de bien pour votre peuple, pour la région. Tendez votre main pour faire la paix, et vous trouverez de nombreux Palestiniens intéressés. Cela suffit. Il n'est pas nécessaire de maintenir ce cycle de massacre. Les deux parties en souffrent. Tout le monde peut faire ces choses. Tout le monde peut faire la guerre. Vous pouvez voir ce qui se passe en Ukraine en ce moment. Pourquoi ne pas être un homme fort et accomplir quelque chose, faire quelque chose pour les deux nations? Ce ne sera pas facile, mais c'est possible.”»

M. Abu Akleh a déclaré que sa femme et sa famille et lui ont été «choqués» lorsque la police israélienne a frappé les personnes en deuil pendant le cortège funéraire.

«Nous avons été choqués de voir tout ce rassemblement de policiers bloquer les routes. Nous avons eu beaucoup de difficultés à entrer dans l'hôpital, nous, les membres de la famille. Des amis, tous les Palestiniens sont venus de partout pour pleurer Shireen et l'escorter jusqu'à l'église. Et puis, tout d'un coup, quand nous avons sorti le cercueil de la morgue, beaucoup – je ne sais pas combien – de policiers de l'occupation israélienne ont fait irruption dans l'hôpital et ont commencé à frapper avec des matraques ceux qui portaient le cercueil. Ils les ont matraqués sauvagement, de façon barbare, de manière à ce qu'ils laissent tomber le cercueil», se souvient M. Abu Akleh.

«Ils ne pouvaient pas atteindre le corbillard pour y déposer le cercueil... J'ai supplié les policiers, à ce moment-là. Je leur ai simplement dit de nous donner une heure. On peut finir cela en une heure, dégagez, laissez-nous aller à l'hôpital, vous n'avez pas besoin de nous attaquer. Ils ont tiré des gaz lacrymogènes, des grenades assourdissantes. Personne ne peut justifier leurs actions à l'hôpital. En aucun cas il ne peut être justifié d'attaquer un enterrement. Ils n'ont laissé aucune dignité aux morts ni aux vivants.»

L’oraison funèbre de Shireen a eu lieu dans l'église catholique romaine melkite, située dans la vieille ville, près de la porte de Jaffa, a dit M. Abu Akleh, et son enterrement dans le cimetière grec orthodoxe, à environ 200 mètres de l'église.

M. Abu Akleh a déclaré que sa sœur s’est efforcée de raconter l'histoire exacte, sans émotion, des défis auxquels les Palestiniens sont confrontés. Il a ajouté que les chrétiens américains doivent savoir que les chrétiens souffrent de l'occupation israélienne.

«Je peux vous dire, Ray, que ce n'est pas facile. Passer par tous ces points de contrôle est un gros souci... Vous ne pouvez rien faire, tout ça parce qu'un prétendu policier, un officier de la police d'occupation, décide de bloquer la rue – et vous êtes soudain bloqué pour toujours. Nous ne pouvons pas obtenir de permis pour construire une maison. De nombreuses habitations de Palestiniens sont démolies parce qu'ils n'ont pas pu obtenir de permis. Ils ont besoin de vivre. Ils ont besoin de construire quelque chose pour que leur famille puisse vivre. Vivre à Jérusalem, même si nous aimons Jérusalem, c'est vraiment beau, mais cela constitue quand même un grand problème, simplement parce que l’occupation y sévit», a-t-il confié.

«Nous sommes clairement discriminés. Ces dix ou douze dernières années, je n'ai pas pu me rendre à l'église du Saint-Sépulcre le Samedi saint ou le vendredi soir, nous ne pouvions pas nous rendre dans les églises à cause des points de contrôle qu'ils imposent dans toute la ville. Cette dernière est interdite aux Palestiniens et nous, les chrétiens, ne pouvons accéder à aucune église. C'est une véritable occupation. C'est probablement la dernière occupation ici sur Terre. Nous avons vu ce qu'ils ont fait lors des funérailles. C’est barbare. Sauvage. Ils ne respectent personne.»

Un hommage à Shireen sera rendu pendant quarante jours à l'église catholique romaine de Beit Hanina, a-t-il précisé.

«Nous voulons que tout le peuple américain soit solidaire avec Shireen et qu’il demande la justice. C'est tout ce dont nous avons besoin. Nous ne voulons rien de plus. Nous avons besoin de justice pour Shireen», s’est-il indigné.

 

Le Ray Hanania Show est diffusé en direct tous les mercredis à 17 heures, heure de l'Est, sur la radio WNZK AM 690 dans le Grand Détroit, y compris dans certaines régions de l'Ohio, et sur la radio WDMV AM 700 à Washington, D.C., y compris dans certaines régions de Virginie et du Maryland. L'émission est rediffusée le jeudi à 7 heures à Détroit sur WNZK AM 690 et à Chicago à midi sur WNWI AM 1080.

Vous pouvez écouter le podcast de l'émission de radio ici.


L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan signent l’accord de défense conjoint de La Mecque

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  • L’accord de défense conjoint de La Mecque prévoit que toute attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre l’ensemble des signataires

LA MECQUE : L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont signé vendredi à La Mecque un accord de défense visant à renforcer leur capacité de dissuasion commune et à élargir leur coopération militaire, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

L’accord de défense conjoint de La Mecque stipule qu’une attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre tous.

Selon la SPA, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre pakistanais Muhammad Shehbaz Sharif ont été reçus par le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Cour royale du palais Al-Safa, à La Mecque. Les dirigeants ont passé en revue les relations entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan et ont discuté de questions d’intérêt commun.

La SPA indique que le Sommet de La Mecque sur la défense conjointe s’est tenu sur la base des liens historiques entre les trois pays, de leur solidarité islamique, de leurs intérêts stratégiques communs et de leur étroite coopération en matière de défense.

« L’accord reflète l’engagement des trois nations à renforcer leur sécurité collective et à promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité dans la région ainsi que dans le reste du monde », a rapporté la SPA.

L’accord prévoit également le développement de tous les aspects de la coopération en matière de défense entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan.


Le président turc Erdogan arrive à Djeddah pour une rencontre avec le prince héritier saoudien et le Premier ministre pakistanais

Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
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  • Le dirigeant turc doit rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif
  • Sharif et le chef de l’armée pakistanaise sont déjà en Arabie saoudite pour discuter des questions régionales et des relations bilatérales

ISLAMABAD : Le président turc Recep Tayyip Erdogan est arrivé vendredi à Djeddah, où il devrait rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, sur fond de tensions régionales entre les États-Unis et l’Iran.

Sharif est arrivé à Djeddah jeudi pour une visite de trois jours à la tête d’une délégation comprenant le chef des forces de défense du Pakistan, le maréchal Syed Asim Munir, ainsi que des ministres fédéraux et des responsables gouvernementaux. Le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères a indiqué que Sharif examinerait les relations bilatérales et discuterait des développements régionaux avec le prince héritier saoudien au cours de cette visite.

La visite de Sharif et d’Erdogan en Arabie saoudite intervient alors que la région du Moyen-Orient reste sous haute tension. Le président américain Donald Trump a annulé dimanche des frappes prévues contre l’Iran, affirmant que les pays du Moyen-Orient étaient parvenus à définir les « paramètres d’un accord » visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran. Téhéran a également déclaré plus tôt cette semaine avoir conclu un accord avec Oman concernant une voie maritime pour les échanges via le détroit d’Ormuz.

La Turquie, l’Arabie saoudite, le Pakistan, le Qatar et d’autres pays de la région ont été étroitement impliqués dans les efforts visant à mettre fin à la guerre, qui a commencé en février lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran.

« Notre président, Son Excellence Recep Tayyip Erdogan, effectuera une visite de travail d’une journée en Arabie saoudite le 7 août 2026 », a écrit Burhanettin Duran, responsable de la communication de la présidence turque, sur la plateforme de médias sociaux X.

« Dans le cadre de cette visite, il est prévu que Son Excellence le Président rencontre le prince héritier et Premier ministre d’Arabie saoudite, le prince Mohammed ben Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, ainsi que le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif. »

Les responsables pakistanais et saoudiens n’ont pas commenté la visite d’Erdogan en Arabie saoudite ni les sujets qui pourraient être abordés lors d’une éventuelle rencontre entre les dirigeants. Toutefois, l’agence de presse internationale AFP a rapporté, citant des sources, que l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan devraient signer vendredi à Djeddah un accord conjoint de défense.

Selon l’agence, les puissances régionales cherchent à renforcer leurs liens sécuritaires dans un contexte de guerre entre les États-Unis et l’Iran, qui a impliqué les États du Golfe et perturbé la navigation dans le détroit d’Ormuz et la mer Rouge.

Le Pakistan et l’Arabie saoudite ont signé un pacte de défense historique en septembre 2025. L’accord stipule qu’une attaque contre l’un des deux pays serait considérée comme une attaque contre les deux, officialisant des décennies de coopération sécuritaire entre Islamabad et Riyad.

Cet accord de défense revêt une importance particulière alors que le Pakistan est le seul État doté de l’arme nucléaire dans la région, tandis que l’Arabie saoudite est une puissance économique majeure au Moyen-Orient.

Le Pakistan joue un rôle clé dans la médiation entre les États-Unis et l’Iran depuis le début de la guerre en février. La Turquie a également joué un rôle diplomatique dans les négociations visant à mettre fin à la guerre à Gaza. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


La coalition maritime dirigée par l’Arabie saoudite devrait s’élargir, selon son nouveau commandant

Le ministère de la Défense annonce la nomination du contre-amiral Abdullah bin Salem Al-Shehri au poste de commandant de la Coalition multinationale de défense maritime. (X : @modgovksa)
Le ministère de la Défense annonce la nomination du contre-amiral Abdullah bin Salem Al-Shehri au poste de commandant de la Coalition multinationale de défense maritime. (X : @modgovksa)
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  • L’adhésion reste ouverte à tous les pays souhaitant participer, a déclaré Al-Shehri
  • Le contre-amiral Abdullah bin Salem Al-Shehri est le nouveau dirigeant

RIYAD: Plusieurs pays ont officiellement rejoint la Coalition multinationale de défense maritime dirigée par l’Arabie saoudite, et d’autres devraient suivre, a déclaré jeudi le nouveau commandant de la coalition, alors que le Royaume intensifie ses efforts pour protéger les voies maritimes en mer Rouge, dans le détroit de Bab Al-Mandab et dans le golfe d’Aden.

Le contre-amiral Abdullah bin Salem Al-Shehri, commandant de la coalition, a indiqué que plusieurs pays avaient annoncé leur adhésion après la réunion fondatrice de la coalition à Riyad, tandis que d’autres finalisaient leurs procédures nationales avant de rejoindre l’initiative, selon l’Agence de presse saoudienne.

L’adhésion reste ouverte à tous les pays souhaitant participer, a-t-il déclaré.

« L’accueil par le Royaume de 43 pays lors de la réunion fondatrice de la coalition constitue une preuve concluante d’un large consensus international selon lequel la sécurité des voies navigables internationales est une responsabilité collective », a déclaré Al-Shehri.

Il a souligné que la coalition était « strictement défensive » et qu’elle « ne ciblait aucun pays, organisation ou coalition », ajoutant qu’elle fonctionnerait conformément à la Charte des Nations unies, au droit international et dans le plein respect de la souveraineté des États.

L’Arabie saoudite et 13 autres pays ont formé la coalition la semaine dernière afin de protéger la liberté de navigation, le commerce international et les routes d’approvisionnement énergétique dans le détroit de Bab Al-Mandab et en mer Rouge.

Le Royaume a annoncé la création de la coalition après avoir accueilli à Riyad des représentants de 43 pays.

Al-Shehri a déclaré que la coalition visait à renforcer la coordination entre les pays participants afin de garantir la liberté de navigation, protéger le transport maritime commercial et sécuriser les approvisionnements énergétiques mondiaux transitant par le détroit de Bab Al-Mandab, la mer Rouge et le golfe d’Aden.

Il a ajouté que le rôle de l’Arabie saoudite dans l’accueil du siège de la coalition et dans sa direction témoignait de l’engagement du Royaume à renforcer la sécurité régionale et internationale grâce à une coopération multilatérale.

Al-Shehri a été nommé jeudi commandant de la Coalition multinationale de défense maritime chargée des principales voies maritimes régionales, a annoncé le ministère de la Défense du Royaume dans un communiqué.

Cette nomination s’inscrit dans la poursuite de la mise en œuvre des dispositions fondatrices de la coalition, créée le 30 juillet 2026, et vise à renforcer sa capacité opérationnelle, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

La décision « reflète l’engagement des États fondateurs à achever la structure de commandement de la coalition, renforçant ainsi sa capacité à mener sa mission de défense au service de la sécurité maritime ».

Le rapport ajoute que la coalition aura pour mission de « préserver la liberté de navigation, sécuriser les routes maritimes et les détroits stratégiques, ainsi que protéger le commerce international et les chaînes d’approvisionnement mondiales ».

Le commandant dirigera les opérations conjointes de défense maritime, la planification opérationnelle et la coordination entre les États membres ainsi qu’avec d’autres coalitions maritimes, et supervisera la mise en œuvre des activités et missions communes.

« Cette nomination contribue également à la mise en place des structures de commandement et d’état-major conjoints de la coalition, renforce sa capacité à accueillir de nouveaux États membres et à intégrer leurs capacités, et permet le lancement de ses programmes et initiatives », indique le rapport.

La coalition favorisera la coopération en matière de partage d’informations, de développement des capacités, de formation et d’exercices conjoints. « Le processus d’adhésion de nouveaux pays s’est poursuivi depuis l’annonce de la création de la coalition. »

Certains pays ont achevé la signature de la déclaration commune, tandis que d’autres finalisent leurs procédures nationales pour rejoindre la coalition.

Selon le ministère, une déclaration sera publiée ultérieurement afin d’identifier les pays ayant achevé le processus de signature, reflétant l’élargissement continu des membres fondateurs de la coalition.

La prochaine étape de l’établissement de la coalition sera une réunion de planification prévue les 12 et 13 août 2026, destinée à finaliser les exigences institutionnelles restantes et à faciliter la signature de la déclaration commune et de la charte par de nouveaux pays. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com