Philippines: une ville recouverte de cendres après une deuxième éruption volcanique

Des ouvriers balayent une autoroute couverte de cendres dans la ville de Juban, dans la province de Sorsogon, après la soudaine éruption du volcan Bulusan au début du 12 juin 2022. (AFP)
Des ouvriers balayent une autoroute couverte de cendres dans la ville de Juban, dans la province de Sorsogon, après la soudaine éruption du volcan Bulusan au début du 12 juin 2022. (AFP)
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Publié le Dimanche 12 juin 2022

Philippines: une ville recouverte de cendres après une deuxième éruption volcanique

  • L'éruption du volcan Bulusan, dans la province rurale de Sorsogon, a duré environ 17 minutes
  • Les secours ont été déployés pour nettoyer les routes recouvertes de cendres et guider les conducteurs en raison d'une visibilité réduite

JUBAN, Philippines : Un volcan est entré en éruption dimanche dans l'est des Philippines, recouvrant d'une couche de cendres une ville pour la deuxième fois en une semaine.

L'éruption du volcan Bulusan, dans la province rurale de Sorsogon, a duré environ 17 minutes.

Le 5 juin, ce même volcan avait envoyé un panache gris sur au moins un kilomètre et recouvert 10 villages de cendres.

Dimanche matin, les habitants de la ville de Juban, encore sous le choc de l'éruption de la semaine dernière, ont été réveillés dimanche par le grondement du volcan.

«Je pensais qu'il pleuvait mais quand j'ai regardé dehors il y avait des cendres partout», a raconté Antonio Habitan, un habitant.

«Notre rivière était claire mais elle est désormais de la couleur des cendres»

Cette éruption n'a fait aucun blessé mais un niveau d'alerte  «troubles de faible intensité» a été émis par les autorités.

«Nous ne pouvons toujours pas dire que c'est terminé. Il est toujours possible que cette éruption soit suivie d'une autre, c'est pourquoi nous devons rester prudents avec le volcan Bulusan», a déclaré Renato Solidum, directeur de l'agence, à la radio locale DZBB.

Les secours ont été déployés pour nettoyer les routes recouvertes de cendres et guider les conducteurs en raison d'une visibilité réduite. Cinq vols ont été annulés dans la région.

Le bureau local des catastrophes de Juban a déclaré que 366 personnes ont trouvé refuge dans des abris d'urgence, la plupart ayant été évacuées quelques jours avant l'éruption en raison d'une série de tremblements de terre volcaniques.

Le volcan Bulusan a été actif ces dernières années, avec une douzaine d'éruptions similaires enregistrées en 2016 et 2017.

Les Philippines sont situées dans la «ceinture de feu» du Pacifique, active sur le plan sismique, et comptent plus de 20 volcans actifs.


Ethiopie: une attaque dans une église orthodoxe fait deux morts

Un prêtre à l'église Bole Medhanialem d'Addis-Abeba, le 20 juin 2021, lors d'un service matinal alors que les femmes se rassemblent (Photo, AFP).
Un prêtre à l'église Bole Medhanialem d'Addis-Abeba, le 20 juin 2021, lors d'un service matinal alors que les femmes se rassemblent (Photo, AFP).
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  • Deux personnes ont été tuées et quatre autres grièvement blessées à Shashemene, dans la région d'Oromia, selon le Tewahedo Media Center
  • L'archevêque Abune Henok a appelé les autorités d'Oromia, la région la plus étendue d'Ethiopie, à cesser la «persécution» des chrétiens orthodoxes

NAIROBI: Deux jeunes chrétiens orthodoxes ont été tués samedi lors d'une attaque dans une église de cette obédience dans le sud de l'Ethiopie, a annoncé un média lié à ce culte.

Deux personnes ont été tuées et quatre autres grièvement blessées à Shashemene, dans la région d'Oromia, selon le Tewahedo Media Center (TMC), organe de l'église ortodoxe dans ce pays. Abune Henok, l'archevêque du diocèse d'Addis Abeba, y a qualifié cette attaque de "honteuse et déchirante".

Le TMC a accusé les forces de sécurité d'avoir mené cette attaque dans la ville située à environ 250 kilomètres au sud de la capitale.

Il était impossible dans l'immédiat de vérifier ces informations de manière indépendante.

L'archevêque Abune Henok a appelé les autorités d'Oromia, la région la plus étendue d'Ethiopie, à cesser la "persécution" des chrétiens orthodoxes, selon le TMC.

Cet incident intervient dans un contexte de tensions au sein de l'Eglise orthodoxe éthiopienne Tewahedo, après que des évêques rebelles ont créé le mois dernier leur propre synode dans la région d'Oromia, la plus peuplée du pays.

L'unité de cette Eglise, l'une des plus anciennes au monde et qui compte environ 40% des 115 millions d'Ethiopiens, est dès lors menacée.

L'Eglise Tewahedo, dirigée par le patriarche Abune Mathias depuis une décennie, a déclaré la scission illégale et excommunié les évêques impliqués.

L'Eglise a également accusé le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed d'interférer dans ses affaires et de faire des déclarations qui de fait reconnaissent le "groupe illégitime".

M. Abiy, lui-même issu de la communauté Oromo, a appelé cette semaine les responsables au dialogue et affirmé que les deux parties avaient "leur propre vérité".

Les prêtres dissidents accusent l'Eglise de discrimination et d'hégémonie linguistique et culturelle, en faisant valoir qu'elle ne s'adresse pas aux congrégations en Oromia dans leur langue maternelle, des plaintes balayées par le patriarcat.

Le Conseil œcuménique des Eglises (COE) a publié vendredi une déclaration exprimant sa "profonde inquiétude" face aux tensions au sein de l'institution éthiopienne.

"Nous appelons tous les dirigeants politiques d'Ethiopie à soutenir l'Eglise orthodoxe éthiopienne Tewahedo dans ses efforts pour parvenir à l'unité et à la paix entre ses membres", a déclaré le secrétaire général du COE, Jerry Pillay.


Les corps des deux volontaires Britanniques tués en Ukraine récupérés

Les soldats ukrainiens portent les cercueils de leurs camarades tués au combat, lors de leurs funérailles à Lviv le 4 février 2023, au milieu de l'invasion russe de l'Ukraine (Photo, AFP).
Les soldats ukrainiens portent les cercueils de leurs camarades tués au combat, lors de leurs funérailles à Lviv le 4 février 2023, au milieu de l'invasion russe de l'Ukraine (Photo, AFP).
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  • L'armée ukrainienne a reconnu le 25 janvier avoir cédé aux forces russes Soledar, situé non loin de Bakhmout dans l'est du pays
  • Le retour des corps des deux hommes est intervenu dans le cadre d'un échange de 116 prisonniers ukrainiens et 63 russes entre Moscou et Kiev

LONDRES: Les corps des deux Britanniques, Christopher Parry et Andrew Bagshaw, tués en Ukraine où ils étaient partis comme volontaires, ont été récupérés dans le cadre d'un échange de prisonniers entre Kiev et Moscou, ont indiqué les autorités ukrainiennes.

"Nous avons réussis à récupérer les corps de volontaires étrangers morts", a indiqué Andriï Yermak, le chef de l'administration du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Le retour des corps des deux hommes est intervenu dans le cadre d'un échange de 116 prisonniers ukrainiens et 63 russes entre Moscou et Kiev.

Christopher Parry, 28 ans, et Andrew Bagshaw, 48 ans, ont été tués alors qu'ils tentaient une évacuation humanitaire de la ville de Soledar, théâtre d'intenses affrontements début janvier et largement détruite dans des bombardements, avait confirmé fin janvier la famille de M. Parry, via le ministère britannique des Affaires étrangères.

Ils étaient portés disparus depuis plusieurs semaines, et le chef du groupe Wagner, Evguéni Prigojine, avait indiqué le 11 janvier que ses combattants avaient trouvé à Soledar le corps de l'un d'entre eux.

L'armée ukrainienne a reconnu le 25 janvier avoir cédé aux forces russes Soledar, situé non loin de Bakhmout dans l'est du pays, devenu l'épicentre des combats près d'un an après le début de l'invasion du pays.

Les Russes revendiquaient sa prise depuis deux semaines.

Contacté, le ministère britannique des Affaires étrangères n'était pas en mesure de réagir dans l'immédiat.


Niger: neuf morts dans l'attaque d'un site de réfugiés maliens

En novembre 2021, 25 civils avaient été tués dans une attaque de djihadistes présumés contre le campement de Bakorat. (Photo, AFP)
En novembre 2021, 25 civils avaient été tués dans une attaque de djihadistes présumés contre le campement de Bakorat. (Photo, AFP)
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  • «Des civils ont bien été ciblés par une attaque mercredi dans la zone de Tillia», a confirmé une source sécuritaire, sans fournir de bilan ni de détails sur cette attaque
  • Les « terroristes lourdement armés» sont venus sur « une dizaine de motos», puis ont « fait  irruption» dans le campement et ont « ouvert le feu» avant de fuir vers le Mali

NIAMEY: Neuf personnes ont été tuées mercredi dans une attaque menée par "des terroristes lourdement armés" contre un site de réfugiés maliens dans l'ouest du Niger proche du Mali, a appris samedi l'AFP de sources locale et sécuritaire.

"Le bilan de l'attaque est de neuf morts, un blessé et six portés disparus", selon un élu local. "Des civils ont bien été ciblés par une attaque mercredi dans la zone de Tillia", a confirmé une source sécuritaire, sans fournir de bilan ni de détails sur cette attaque.

Selon l'élu local, l'attaque a visé dans la soirée du 1er février un campement de réfugiés maliens près d'une localité située à 65 km au nord-ouest de Tillia, dans la région de Tahoua, frontalière du Mali.

Les "terroristes lourdement armés" sont venus sur "une dizaine de motos", puis ont "fait  irruption" dans le campement et ont "ouvert le feu" avant de fuir vers le Mali, a-t-il dit.

Tahoua et Tillabéri - dans la zone des trois frontières entre le Burkina Faso, le Niger et le Mali - sont deux régions immenses et instables, théâtres depuis 2017 d'actions meurtrières de groupes armés liés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique (EI).

C'est dans la même région de Tillia que 141 civils avaient été massacrés le 21 mars 2021 par des jihadistes présumés dans plusieurs attaques menées contre les localités de Bakorat, Intezayane, Woursanat et plusieurs autres hameaux et campements.

En novembre 2021, 25 civils avaient été tués dans une attaque de djihadistes présumés contre le campement de Bakorat.

Et en mai de la même année, 16 soldats nigériens avaient trouvé la mort dans une embuscade tendue par des hommes armés dans cette même zone.

Il y a un an, Tillabéri et Tahoua abritaient 61 042 réfugiés maliens qui avaient fui en 2012 le nord du Mali tombé sous la coupe de groupes jihadistes, selon l'ONU.

En avril 2022, des milliers d'autres Maliens et Nigériens vivant au Mali, s'étaient installés dans ces régions après avoir fui de violents combats dans le nord du Mali opposant différents groupes armés.

Après le départ forcé en 2022 des soldats français du Mali, et bientôt du Burkina Faso, quelque 3.000 d'entre eux restent déployés au Niger et au Tchad pour participer à la lutte antijihadiste dans la région.