Paris: Trois Insoumises élues, deux ministres menacés

Clément Beaune et Stanislas Guerini à l'Elysée à Paris, le 1er juin 2022 (Photo, AFP).
Clément Beaune et Stanislas Guerini à l'Elysée à Paris, le 1er juin 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 13 juin 2022

Paris: Trois Insoumises élues, deux ministres menacés

  • Le nord-est parisien avait plébiscité Jean-Luc Mélenchon au premier tour de l'élection présidentielle: cet ancrage s'est confirmé
  • Les ministres Clément Beaune et Stanislas Guérini, subissant le recul de la majorité et voient leur poste menacé

PARIS: Trois candidates de la coalition de gauche issues des rangs des Insoumis sont élues dès le premier tour à Paris, où la Nupes arrive en tête dans douze des 18 circonscriptions et où les ministres Clément Beaune et Stanislas Guérini, subissant le recul de la majorité, voient leur poste menacé.

Le nord-est parisien avait plébiscité Jean-Luc Mélenchon au premier tour de l'élection présidentielle: cet ancrage s'est confirmé avec l'élection dès le premier tour des législatives de Danièle Obono (17e circonscription), réélue, de Sarah Legrain (16e) et de Sophia Chikirou (6e).

Un trio de députées Nupes que Danielle Simonnet, autre élue LFI, et Julien Bayou, secrétaire national d'EELV, ont failli rejoindre dès dimanche dans deux autres circonscriptions du nord-est.

Dans la 15e, Mme Simonnet a échoué de peu avec 47,11% des voix alors qu'elle n'avait pas le champ libre à gauche avec la présence de Lamia El Aaraje, qui l'avait battue en 2021 lors d'une législative partielle.

Soutenue par le PS qui en a fait une exception à l'accord de coalition, Lamia El Aaraje se qualifie pour le second tour mais avec un retard de trente points (17,87%).

Dans la 5e circonscription, Julien Bayou (48,88%) comptabilise vingt points d'avance sur Elise Fajgeles (29,75%), l'ex-suppléante de Benjamin Griveaux qui avait siégé à l'Assemblée lorsque ce dernier était au gouvernement.

Quatre autres candidats de la Nupes sont en ballotage très favorable, avec plus de dix points d'avance, face aux députés sortants de la majorité: Sandrine Rousseau face à Buon Tan dans la 9e, Eva Sas face à Laetitia Avia dans la 8e, Rodrigo Arenas face à Anne-Christine Lang dans la 10e et l'ex-journaliste Aymeric Caron face à Pierre-Yves Bournazel dans la 18e.

Autre député sortant Ensemble! en ballotage défavorable, le ministre de la Transformation et de la Fonction publique Stanislas Guérini accuse six points de retard (32,50%) sur Léa Balage (38,66%) dans la 3e, tout comme celui de l'Europe Clément Beaune (35,81%) face à Caroline Mecary (41,40%) dans la 7e. Ils devront quitter le gouvernement en cas de défaite.

En revanche, la porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire, déjà élue en 2017, arrive en tête dans la 12e comme deux autres sortants, Sylvain Maillard dans la 1re et Gilles Le Gendre dans la 2e.

Alors que les candidats de LREM et ses alliés étaient arrivés en tête dans 16 circonscriptions sur 18 au premier tour en 2017, pour finalement rafler treize sièges, ils ne sont plus que six.

Les Républicains, qui avaient sauvé deux circonscriptions de l'ouest parisien en 2017, ne survivent au premier tour que dans celles-ci, mais en ballotage défavorable, notamment la sortante Brigitte Kuster (4e).

Pour le PS, qui n'a obtenu que deux investitures dans le cadre de la Nupes, l'espoir s'appelle Olivia Polski, adjointe de la maire Anne Hidalgo au coude-à-coude (37%) avec la députée sortante (Modem) Maud Gatel dans la 11e.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".


A Toulouse, deux policiers municipaux blessés à l'arme blanche

Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Des propos à caractère terroriste ont été signalés
  • Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc

TOULOUSE: Deux policiers municipaux ont été blessés à l'arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville Jean-Luc Moudenc.

Des propos à caractère terroriste ont été signalés, a rapporté l'édile sur Facebook et sur X.

Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé M. Moudenc.

Les deux agents, un homme et une femme, effectuaient une patrouille en plein coeur de Toulouse lorsqu'ils ont été agressés par un passant armé de plusieurs couteaux, selon le quotidien la Dépêche du Midi, citant l'adjoint à la Sécurité de Toulouse, Emilion Esnault.

Blessés aux bras durant l'affrontement, ils ont pu finalement maîtriser l'homme à l'aide de gaz lacrymogène, selon la même source.


En France, les canicules à répétition s'invitent dans la recherche de logement

Un piéton passe devant la tour Eiffel et l’herbe desséchée du Champ-de-Mars à Paris, le 15 juillet 2026. (AFP)
Un piéton passe devant la tour Eiffel et l’herbe desséchée du Champ-de-Mars à Paris, le 15 juillet 2026. (AFP)
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  • La chaleur devient un critère immobilier à part entière : exposition, étage, volets, ventilation, extérieur, arbres et climatisation pèsent davantage dans les choix
  • Face à des canicules plus fréquentes, les acheteurs se projettent sur le confort d’été à long terme et questionnent désormais l’habitabilité réelle des logements

PARIS: Climatisation, volets, arbres: les Français commencent à intégrer les fortes températures dans leurs critères de recherche de nouveau logement, conséquence des vagues de chaleur qui se succèdent et ne sont plus considérées comme des phénomènes isolés.

Exemple de cette évolution des comportements: Christian Tokoto, agent immobilier chez Guy Hoquet, a en vente "un appartement magnifique, avec de grandes vitres" en plein centre de Paris. Malgré "beaucoup de visites, les clients nous disent +trop chaud+, parce qu'il n'est pas traversant. Et donc, pour l'instant, il est toujours sur le marché !"

En France comme dans une grande partie de l'Europe, peu de régions échappent cet été à des températures qui dépassent régulièrement 35 voire 40°C, alors que les logements sont peu adaptés aux canicules et très rarement climatisés.

C'est le cas notamment des immeubles dits haussmanniens emblématiques de Paris, construits au XIXe siècle avec des toits en zinc ravissants sur les cartes postales mais qui chauffent fortement sous l'effet de la chaleur et du soleil.

"Au dernier étage d'un immeuble haussmannien la chaleur à l'intérieur devient vraiment insupportable", observe auprès de l'AFP Joseph Denke, agent immobilier chez FredéLion à Paris.

Il constate une évolution des critères depuis quelques mois, notamment une baisse de la demande pour l'exposition sud synonyme de soleil.

- Horizon "10-15 ans" -

La chaleur ressentie lors de la visite d'un studio de 14 m2 fait d'ailleurs douter un de ses clients, Camille Couturier, 30 ans. "Etre sous les toits c'est quelque chose qui peut être inquiétant, qui pourrait être un point négatif à l'appartement", relève-t-il à côté de la fenêtre ouverte du logement non-traversant.

En achetant un appartement, il se projette "au moins à 10-15 ans" et s'inquiète donc de savoir s'il pourra "utiliser cet appartement de manière vivable" ou "devoir fuir comme tout le monde parce qu'il fait trop chaud".

Alors que l'Europe occidentale a connu son début d'été le plus chaud enregistré selon l'observatoire européen du changement climatique, un logement sur deux en France serait une bouilloire thermique, surnom donné aux habitations qui se réchauffent très vite, estime le cabinet Pouget Consultants et Ignes.

Pour Sophie Bourg, directrice marketing de la plateforme d'annonces leboncoin immobilier, les canicules ne sont plus perçues par les Français "comme des épiphénomènes" mais "sont vraiment intégrées comme étant structurelles dans les choix résidentiels". "La fraîcheur, le confort d'été sont devenus un critère immobilier à part entière", assure-t-elle.

Un tiers des répondants à un sondage mené en ligne par la société en juin disaient ne pas exclure de déménager si les canicules s'intensifient.

- "Plus un tabou" -

Exposition, étage, piscine, volets, possibilité de faire des courants d'air, espaces extérieurs, terrasse ombragée et même présence d'arbres dans le quartier font désormais partie des critères et discussions que les professionnels de l'immobilier interrogés par l'AFP voient émerger.

Quant à la climatisation, sa possible généralisation a fait l'objet d'intenses débats politiques en France en début d'été, car elle est vue par certains comme un simple remède à l'inaction face au changement climatique et provoque des rejets de chaleur à l'extérieur.

Mais lors des recherches de logement, "ce n'est plus du tout un tabou", tranche Yann Jéhanno, président du réseau immobilier Laforêt.

"Les acquéreurs ne regardent plus seulement le logement, mais plutôt son habitabilité. Ils ne vont plus se contenter seulement du diagnostic de performance énergétique, mais interroger les agents immobiliers avec des questions très concrètes sur la température pendant la dernière vague de chaleur, s'il est possible d'aérer la nuit, si on dort bien dans les chambres", détaille-t-il.