Mehdi Debbrah, le jeune homme qui marche de Paris à Alger en hommage à son père

Pour Mehdi Debrah, cette marche est une expérience humaine sans précédent (Photo, Instagram @Debbraahworld).
Pour Mehdi Debrah, cette marche est une expérience humaine sans précédent (Photo, Instagram @Debbraahworld).
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Mehdi Debbrah, le jeune homme qui marche de Paris à Alger en hommage à son père

  • Le jeune homme filme quotidiennement ses aventures afin de garder ses followers informés de l’avancée de son projet
  • «La marche et le projet de la construction du château d'eau sont un hommage à mon père»

ALGER: Mehdi Debbrah, un Parisien d’origine algérienne de 26 ans, s'est lancé le défi de relier Paris à Alger à pied afin de rendre hommage à son père décédé en décembre dernier. 

Le 5 mai dernier,  Debbrah a commencé son périple à Paris, pour ensuite traverser la Suisse. Son itinéraire consiste à traverser 5 pays en l’espace de 136 jours. 
Il est actuellement en Italie. Une fois arrivé à Trapani en Sicile, il prendra un bateau pour Tunis. De là, il longera le nord du Maghreb pour enfin atteindre sa destination finale et rejoindre son grand-père à Alger. 

Marcher pour la bonne cause 

Le jeune homme habitué des grandes marches - ayant fait Paris-Copenhague l’année précédente afin de récolter les fonds nécessaires à la  construction d’un puits au Cambodge -  a également décidé de créer une nouvelle cagnotte pour récolter, cette fois, des fonds pour l'association Life dans le but de parvenir à financer la construction d’un château d'eau dans un pays dans le besoin. 
 

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Le marcheur filme assidûment ses longues journées de marche (Photo, Instagram @Debbraahworld). 

Le jeune homme qui suscite l'engouement sur TikTok, où il cumule au total plus d’un demi million d’abonnés et Instagram où il est suivi par 350 000 personnes, filme quotidiennement ses aventures afin de garder ses followers informés de l’avancée de  son projet.  La cagnotte, disponible sur son compte Instagram (@debbraahworld) depuis le premier jour de sa longue marche, est, pour le moment, un véritable succès.

Pour ce dernier, cette épopée folle, en plus d’être un défi sportif, est une expérience humaine sans précédent dans la mesure où de nombreuses personnes son venues à sa rencontre afin de le soutenir moralement.

Très présent sur les réseaux sociaux, le jeune homme s’est confié sur les motifs qui ont mené à la réalisation de ce projet : « pour cette aventure, la distance est plus longue, donc l'objectif pour la cagnotte avec @life_ong est plus grand. Pourquoi pas financer la construction d'un château d'eau ? En plus d'avoir accès à l'eau, il permettrait de faire de l'agriculture, mais aussi de l'élevage. La marche et le projet de la construction du château d'eau sera en hommage à mon père. J'espère qu'ils permettront de venir en aide à des milliers de personnes. »  explique-t-il. 

Quasiment arrivé à mi-chemin, Mehdi Debbrah a tenu à exprimer sa gratitude à l’égard des personnes qui ont soutenu son projet. « Le fait que cette marche ait pris autant d'ampleur et que la cagnotte soit presque arrivé à 100% me touche particulièrement parce que l'oasis construite sera en hommage pour mon père et vous y avez tous contribué à travers vos dons, vos partages, votre aide ou vos encouragements pendant mon périple », a-t-il déclaré.

Aboutissement du projet

Censée durer approximativement quatre mois et demi, cette longue marche porte déjà ses fruits. En effet, le jeune homme a publié aujourd’hui sur son compte Instagram les premières images d’un chantier au Togo ou les travaux ont déjà débuté. 
 

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Mehdi Debbrah a tenu à exprimer sa gratitude à l’égard des personnes qui ont soutenu son projet (Photo, Instagram @debbraahworld). 

Se disant « ému » de la concrétisation de ce projet, Debbrah a avoué ne pas s’attendre à voir ces images si tôt. Avant d’ajouter « C'est magnifique. Merci encore pour vos dons, vos partages et vos encouragements. Voir ça le 40ᵉ jour de marche, ça motive ».  


L'armée israélienne appelle à évacuer de nouveaux villages du sud du Liban

L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
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  • La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations
  • Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune"

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours.

"Les violations répétées de l'accord de cessez-le-feu par le Hezbollah obligent l'armée israélienne à opérer", écrit sur son compte X le porte-parole de l'armée, Avichay Adraee, quelques jours après la tenue de discussions à Washington entre représentants israéliens et libanais et l'annonce de la prolongation de la trêve entre les deux pays.

La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations afin de protéger la population du nord d'Israël des tirs du Hezbollah.

Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune".

Selon l'agence nationale d'information libanaise ANI, des frappes israéliennes ont visé mardi "plusieurs localités dans le sud" du pays.

Le mouvement pro-iranien Hezbollah a pour sa part affirmé dans un communiqué avoir visé un rassemblement de soldats et de véhicules dans le nord d’Israël avec "un essaim de drones d'attaque".

Depuis le début de la guerre, les frappes israéliennes ont tué plus de 3.000 personnes au Liban selon les autorités libanaises.

Côté israélien, 20 soldats et un contractuel travaillant pour l'armée ont été tués au Liban depuis le début de la guerre, le 2 mars.


Le trafic de pétroliers dans le détroit d'Ormuz remonte

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
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  • Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin
  • Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février

LONDRES: Le trafic dans le détroit d’Ormuz a légèrement augmenté la semaine dernière, revenant à des niveaux conformes à la moyenne enregistrée depuis le début du conflit au Moyen-Orient, après avoir atteint un plus bas en temps de guerre.

Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin.

Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février.

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer.

Malgré cette hausse, les traversées de la semaine dernière restent globalement conformes aux moyennes observées en temps de guerre. Depuis le 1er mars, Kpler a recensé 663 navires de marchandises transitant par le détroit, soit une moyenne de 55 par semaine.

Environ la moitié des pétroliers ayant traversé la semaine dernière transportaient des liquides. Parmi eux figuraient trois superpétroliers, vraisemblablement à destination de la Chine, d’Oman et du Japon.

Les données de Kpler montrent également que 15 vraquiers de matières premières sèches et 16 méthaniers de gaz de pétrole liquéfié (GPL) ont franchi le détroit la semaine dernière. Un seul méthanier de gaz naturel liquéfié transportant du gaz qatari vers le Pakistan a traversé, le 12 mai. Cela porte à huit le nombre total de traversées de méthaniers GNL depuis le début de la guerre.

En temps de paix, le détroit d’Ormuz assure le transit d’environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de GNL, ainsi que d’autres matières premières majeures, dont les engrais.

L’Iran a répété à plusieurs reprises que le trafic maritime dans ce couloir ne "reviendrait pas à son niveau d’avant-guerre".

Lundi, Téhéran a annoncé la création d’un nouvel organisme chargé de superviser le détroit et de faire payer des droits de passage aux navires, ce que l’Iran aurait commencé à faire dès le début de la guerre.

Des responsables iraniens ont déclaré jeudi que des navires chinois avaient été autorisés à transiter, après un ralentissement constaté la semaine précédente.

Selon Kpler, seuls trois navires de marchandises liés à la Chine par leur pavillon, leur propriétaire ou leur cargaison ont franchi le détroit la semaine dernière. Deux navires battant pavillon de Hong Kong ont également transité et se dirigeaient vers Oman et les Émirats arabes unis.

Les données ne donnent toutefois pas nécessairement une image complète, les navires ne déclarant pas toujours leur destination finale au moment de la traversée.

Depuis le début de la guerre, le trafic dans le détroit dépend de la nationalité, l’Iran ayant indiqué le 10 mai que les pays respectant les sanctions américaines contre la République islamique rencontreraient des difficultés pour traverser.

Depuis le début du conflit, la Chine et l’Inde figurent parmi les destinations ou points de départ non situés dans le Golfe les plus fréquemment signalés pour les navires de marchandises empruntant le détroit.

Parmi les autres destinations hors Golfe mentionnées dans les données de Kpler figurent le Brésil, le Pakistan, la Thaïlande et la Malaisie, tandis que relativement peu de navires déclarent des pays occidentaux comme destination.

Le contrôle exercé par l’Iran sur le détroit d’Ormuz demeure l’un des enjeux centraux des négociations avec les États-Unis, qui n’ont toujours pas débouché.


Les Emirats disent que les drones ayant ciblé la centrale nucléaire provenaient d'Irak

Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
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  • Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak
  • "Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak, où des groupes soutenus par l'Iran mènent des attaques contre la région du Golfe depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien", a affirmé le ministère de la Défense émirati dans un communiqué.