Mehdi Debbrah, le jeune homme qui marche de Paris à Alger en hommage à son père

Pour Mehdi Debrah, cette marche est une expérience humaine sans précédent (Photo, Instagram @Debbraahworld).
Pour Mehdi Debrah, cette marche est une expérience humaine sans précédent (Photo, Instagram @Debbraahworld).
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Publié le Mardi 14 juin 2022

Mehdi Debbrah, le jeune homme qui marche de Paris à Alger en hommage à son père

  • Le jeune homme filme quotidiennement ses aventures afin de garder ses followers informés de l’avancée de son projet
  • «La marche et le projet de la construction du château d'eau sont un hommage à mon père»

ALGER: Mehdi Debbrah, un Parisien d’origine algérienne de 26 ans, s'est lancé le défi de relier Paris à Alger à pied afin de rendre hommage à son père décédé en décembre dernier. 

Le 5 mai dernier,  Debbrah a commencé son périple à Paris, pour ensuite traverser la Suisse. Son itinéraire consiste à traverser 5 pays en l’espace de 136 jours. 
Il est actuellement en Italie. Une fois arrivé à Trapani en Sicile, il prendra un bateau pour Tunis. De là, il longera le nord du Maghreb pour enfin atteindre sa destination finale et rejoindre son grand-père à Alger. 

Marcher pour la bonne cause 

Le jeune homme habitué des grandes marches - ayant fait Paris-Copenhague l’année précédente afin de récolter les fonds nécessaires à la  construction d’un puits au Cambodge -  a également décidé de créer une nouvelle cagnotte pour récolter, cette fois, des fonds pour l'association Life dans le but de parvenir à financer la construction d’un château d'eau dans un pays dans le besoin. 
 

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Le marcheur filme assidûment ses longues journées de marche (Photo, Instagram @Debbraahworld). 

Le jeune homme qui suscite l'engouement sur TikTok, où il cumule au total plus d’un demi million d’abonnés et Instagram où il est suivi par 350 000 personnes, filme quotidiennement ses aventures afin de garder ses followers informés de l’avancée de  son projet.  La cagnotte, disponible sur son compte Instagram (@debbraahworld) depuis le premier jour de sa longue marche, est, pour le moment, un véritable succès.

Pour ce dernier, cette épopée folle, en plus d’être un défi sportif, est une expérience humaine sans précédent dans la mesure où de nombreuses personnes son venues à sa rencontre afin de le soutenir moralement.

Très présent sur les réseaux sociaux, le jeune homme s’est confié sur les motifs qui ont mené à la réalisation de ce projet : « pour cette aventure, la distance est plus longue, donc l'objectif pour la cagnotte avec @life_ong est plus grand. Pourquoi pas financer la construction d'un château d'eau ? En plus d'avoir accès à l'eau, il permettrait de faire de l'agriculture, mais aussi de l'élevage. La marche et le projet de la construction du château d'eau sera en hommage à mon père. J'espère qu'ils permettront de venir en aide à des milliers de personnes. »  explique-t-il. 

Quasiment arrivé à mi-chemin, Mehdi Debbrah a tenu à exprimer sa gratitude à l’égard des personnes qui ont soutenu son projet. « Le fait que cette marche ait pris autant d'ampleur et que la cagnotte soit presque arrivé à 100% me touche particulièrement parce que l'oasis construite sera en hommage pour mon père et vous y avez tous contribué à travers vos dons, vos partages, votre aide ou vos encouragements pendant mon périple », a-t-il déclaré.

Aboutissement du projet

Censée durer approximativement quatre mois et demi, cette longue marche porte déjà ses fruits. En effet, le jeune homme a publié aujourd’hui sur son compte Instagram les premières images d’un chantier au Togo ou les travaux ont déjà débuté. 
 

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Mehdi Debbrah a tenu à exprimer sa gratitude à l’égard des personnes qui ont soutenu son projet (Photo, Instagram @debbraahworld). 

Se disant « ému » de la concrétisation de ce projet, Debbrah a avoué ne pas s’attendre à voir ces images si tôt. Avant d’ajouter « C'est magnifique. Merci encore pour vos dons, vos partages et vos encouragements. Voir ça le 40ᵉ jour de marche, ça motive ».  


Syrie: Renforts russes dans une zone frontalière de la Turquie (habitants et ONG)

La Russie a déployé mercredi des renforts de troupes dans une zone du nord de la Syrie contrôlée par des combattants kurdes et des troupes gouvernementales, craignant une incursion terrestre turque (Photo, AFP).
La Russie a déployé mercredi des renforts de troupes dans une zone du nord de la Syrie contrôlée par des combattants kurdes et des troupes gouvernementales, craignant une incursion terrestre turque (Photo, AFP).
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  • C'est la première fois que l'armée russe, qui soutient le régime de Bachar al-Assad, dépêche des renforts dans la région de Tal Rifaat
  • Des habitants de Tal Rifaat ont indiqué que des renforts russes étaient arrivés dans la ville située à une quinzaine de kilomètres de la frontière turque

QAMICHLI: Les forces russes ont accru leur présence mercredi  dans une région du nord de la Syrie sous contrôle des forces kurdes et de l'armée syrienne, menacée par une offensive terrestre de la Turquie, ont indiqué des habitants et une ONG.

C'est la première fois que l'armée russe, qui soutient le régime de Bachar al-Assad, dépêche des renforts dans la région de Tal Rifaat, frontalière de la Turquie, depuis qu'Ankara a lancé le 20 novembre une campagne de raids aériens contre les combattants kurdes.

Des habitants de Tal Rifaat ont indiqué que des renforts russes étaient arrivés dans la ville située à une quinzaine de kilomètres de la frontière turque.

Le président Recep Tayyip Erdogan a indiqué que l'offensive terrestre que la Turquie menace de lancer "le moment venu" viserait en priorité Tal Rifaat, ainsi que les localités de Manbij et Kobané, en vue d'établir une zone de sécurité large de trente kilomètres au sud de sa frontière.

Tal Rifaat se trouve dans une enclave contrôlée par les forces kurdes, entourée de régions tenues par l'armée syrienne d'un côté, et de groupes proturcs de l'autre.

Selon les mêmes habitants, les forces de Moscou ont établi un nouveau barrage entre la zone contrôlée par les Kurdes et celle tenue par les forces pro-turques.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH, qui dispose d'un vaste réseau de sources sur le terrain) a de son côté indiqué que les forces russes avaient également consolidé leur présence à l'aéroport militaire de Menagh, tenu par le régime syrien, proche de Tal Rifaat.

L'OSDH a également fait état de renforts russes dans les environs de la ville frontalière kurde de Kobané. Un responsable de sécurité a indiqué à l'AFP que les forces russes y avaient fait circuler une patrouille, sous la surveillance d'un hélicoptère.

"Le but de ces renforts pourrait être d'empêcher ou de retarder l'opération militaire turque", a affirmé à l'AFP le chef de l'OSDH Rami Abdel Rahmane.

Les forces kurdes de Syrie ont indiqué mardi avoir demandé à la Russie de faire pression sur la Turquie pour la dissuader de lancer une offensive terrestre.

Moscou, allié du régime syrien, et Washington, qui soutient les Kurdes de Syrie, ont tous deux appelé Ankara "à la retenue".

La Turquie a lancé ses raids après un attentat qui a fait six morts à Istanbul le 13 novembre, accusant les Kurdes de l'avoir commandité, ce qu'ils ont démenti.

Depuis le 20 novembre, environ 75 personnes ont été tuées dans les frappes turques, en majorité des combattants kurdes, ainsi qu'une dizaine de civils et des soldats syriens, selon l'OSDH.


Israël: L'avocat franco-palestinien Salah Hamouri doit être expulsé dimanche en France

Salah Hamouri, avocat franco-palestinien, accorde un entretien à l'AFP dans la ville cisjordanienne de Ramallah (Photo, AFP).
Salah Hamouri, avocat franco-palestinien, accorde un entretien à l'AFP dans la ville cisjordanienne de Ramallah (Photo, AFP).
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  • Les avocats de Hamouri avaient demandé à la Cour suprême israélienne de se pencher sur la révocation de son statut de résident de Jérusalem
  • Sa détention avait été prolongée une première fois en juin, puis à nouveau en septembre, par la justice militaire israélienne

JÉRUSALEM: L'avocat franco-palestinien Salah Hamouri, détenu sans accusation formelle dans une prison israélienne depuis le mois de mars dernier, doit être expulsé dimanche prochain en France, ont annoncé mercredi sa famille et un groupe de soutien.

"Le défenseur des droits de l'homme franco-palestinien Salah Hamouri, détenu dans le cadre d'une détention administrative arbitraire, vient de recevoir, ce 30 novembre, une notification selon laquelle il sera déporté de force dimanche le 4 décembre en France", a indiqué le groupe de soutien à l'AFP, une information confirmée par sa famille, une source diplomatique et les autorités palestiniennes.

M. Hamouri, âgé de 37 ans, avait été condamné en mars à trois mois de détention administrative, une mesure controversée permettant à Israël d'incarcérer des suspects sans accusation formelle.

Sa détention avait été prolongée une première fois en juin, puis à nouveau en septembre, par la justice militaire israélienne, qui le considère comme un membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP). Mais le Franco-Palestinien nie appartenir à cette organisation marxiste, considérée comme "terroriste" par l'Etat hébreu et l'Union européenne.

"Ils (les avocats, ndlr) ont été notifiés à l'oral qu'il serait expulsé dimanche. C'est désespérant, ahurissant", a déclaré son épouse, Elsa Lefort. "Salah est expulsé de chez lui, ce qui nous rend tristes. On voulait vivre ensemble à Jérusalem, avec nos enfants, là où Salah est né. Vivre ensemble, c'est quelque chose qu'on n'a pas eu depuis qu'ils sont nés", a-t-elle ajouté.

Né à Jérusalem-Est, la partie de la ville sainte annexée et occupée par l'Etat hébreu, Salah Hamouri ne dispose pas de la nationalité israélienne mais d'un simple permis de résidence, révoqué l'an dernier par les autorités israéliennes. La diplomatie française avait demandé en vain à Israël à ce que Salah Hamouri soit libéré et puisse vivre à Jérusalem.

Saga politico-judiciaire

Les avocats de M. Hamouri avaient demandé à la Cour suprême israélienne de se pencher sur la révocation de son statut de résident de Jérusalem. Une audience était d'ailleurs prévue début 2023. D'ici là, ses avocats s'attendaient à ce que sa détention administrative, qui arrivait à échéance dimanche, soit renouvelée.

Or le ministère de l'Intérieur a notifié cette semaine les avocats de M. Hamouri de son intention de revoir la décision de lui retirer sa résidence de Jérusalem, a indiqué son avocate, Lea Tsemel. Et comme une nouvelle décision était attendue, l'audience à la Cour suprême avait été annulée, a-t-elle ajouté.

Mais au final, le ministère de l'Intérieur "lui a dit aujourd'hui qu'il sera placé dimanche dans un avion pour la France", en sachant qu'il pouvait toujours attendre en France, pays dont il a la nationalité par sa mère, une éventuelle nouvelle audience, a ajouté Mme Tsemel, dénonçant une "procédure très étrange". Il n'a pas été possible mercredi soir de joindre le ministère israélien de l'Intérieur pour commenter cette affaire.

M. Hamouri avait été emprisonné en Israël entre 2005 et 2011 pour participation à la tentative d'assassinat d'Ovadia Yossef, ancien grand rabbin d'Israël et fondateur du parti ultra-orthodoxe Shass, avant d'être libéré en 2011, peu avant le terme de sa peine, dans le cadre d'un échange de prisonniers ayant permis la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit.

Devenu lui-même avocat, M. Hamouri travaillait pour l'ONG Addammeer qui défend les prisonniers palestiniens. Mais cette ONG a été placée ces derniers mois, comme une poignée d'autres, sur la liste israélienne des organisations terroristes, ce qui avait soulevé l'ire des autorités palestiniennes et d'organisations de défense des droits de l'homme.

Pour rajouter à la saga, Amnesty International avait conclu, après analyse du téléphone portable de M. Hamouri, que celui-ci avait été piraté par le logiciel espion Pegasus de la société israélienne NSO.

Ce dernier dossier avait donné lieu à une plainte en justice du Franco-palestinien en France contre cette entreprise de cybersécurité dont la technologie est soupçonnée par un consortium de journalistes d'avoir servi à infiltrer le smartphone du président français Emmanuel Macron.


Le but de Salem Al-Dawsari arrive trop tard pour les Faucons verts, le Mexique l'emporte 2-1

Le milieu de terrain saoudien Salem Al-Dawsari marque contre le Mexique au stade Lusail, à Lusail, au nord de Doha, le 30 novembre 2022. (AFP)
Le milieu de terrain saoudien Salem Al-Dawsari marque contre le Mexique au stade Lusail, à Lusail, au nord de Doha, le 30 novembre 2022. (AFP)
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  • Devant des supporters en ébullition, les Mexicains ont ouvert le score grâce à Henry Martin (48e), à l'affût après une déviation de Cesar Montes au premier poteau, dans la foulée d'un corner
  • Un but très tardif du capitaine Salem Al-Dawsari, après un une-deux avec Hatan Bahbri (90e+5), a enterré définitivement les espoirs de la « Tri»

DOHA: Le Mexique, en mauvaise posture avant les derniers matches du groupe C a battu l'Arabie saoudite (2-1) en vain, car elle termine troisième de la poule, derrière la Pologne.

Devant des supporters en ébullition, les Mexicains ont ouvert le score grâce à Henry Martin (48e), à l'affût après une déviation de Cesar Montes au premier poteau, dans la foulée d'un corner.

Luis Chavez a ensuite doublé la mise d'un coup franc sublime à 33 mètres, chronométré à 76 km/h par la Fifa. Les Mexicains ont alors eu une foule d'occasions pour inscrire le but de la qualification, notamment par Martin, dont la frappe s'est envolée au-dessus des cages saoudiennes (70e), ou par Pineda, qui a manqué le cadre de peu (76e).

Un but très tardif du capitaine Salem Al-Dawsari, après un une-deux avec Hatan Bahbri (90e+5), a enterré définitivement les espoirs de la "Tri", dont les joueurs sont restés plusieurs minutes après le coup de sifflet final sur la pelouse, se prenant dans les bras.

Mais leur baroud d'honneur n'a pas suffi : ils quittent le Mondial dès la phase de poule après avoir atteint les huitièmes de finale lors des sept dernières éditions.

En face, les joueurs d'Hervé Renard quittent la compétition après un coup d'essai glorieux contre l'Argentine.