Le prix Orange du livre en Afrique pour le Tunisien Yamen Manaï

Yamen Manaï, 42 ans, ingénieur de formation, vit en France depuis ses 18 ans (Photo, AFP).
Yamen Manaï, 42 ans, ingénieur de formation, vit en France depuis ses 18 ans (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 15 juin 2022

Le prix Orange du livre en Afrique pour le Tunisien Yamen Manaï

  • Le roman, court, dépeint la violence familiale subie par une bonne partie de la jeunesse tunisienne, à travers l'histoire d'un garçon de 15 ans
  • Les cinq autres finalistes venaient du Bénin, du Cameroun, du Mali, de Mauritanie et de Tunisie

PARIS: Le Tunisien Yamen Manaï a reçu mardi le prix Orange du livre en Afrique pour son roman "Bel abîme", sur un adolescent de la région de Tunis en pleine révolte.

Remis à Dakar dans la soirée, le prix récompense depuis 2019 un roman écrit en langue française par un écrivain africain et publié par un éditeur du continent, en l'occurrence les éditions Elyzad.

Yamen Manaï, 42 ans, ingénieur de formation, vit en France depuis ses 18 ans.

Le roman, court, dépeint la violence familiale subie par une bonne partie de la jeunesse tunisienne, à travers l'histoire d'un garçon de 15 ans incarcéré pour avoir tué son père.

"Entre fureur, rage et passion, le narrateur dénonce la barbarie et les maux qui gangrènent sa société, depuis la cellule familiale ainsi que l'école, jusqu'aux institutions politiques", a souligné le jury dans un communiqué.

"Pour cette quatrième édition, 57 romans ont été proposés par 39 maisons d'édition basées dans 15 pays d'Afrique francophone", a-t-il ajouté.

Les cinq autres finalistes venaient du Bénin, du Cameroun, du Mali, de Mauritanie et de Tunisie.

Lors de sa première édition, le prix avait distingué la Camerounaise Djaïli Amadou Amal, qui avait plus tard remporté le prix Goncourt des lycéens 2020 pour "Les Impatientes". Il est doté de 10 000 euros par la Fondation Orange, soutenue par l'opérateur télécoms du même nom.


L'Album d'Auschwitz sous la loupe des historiens

Une vue générale montre l'ancien camp de la mort nazi de Birkenau à Oswiecim (Auschwitz), Pologne, le 17 mars 2009. (AFP)
Une vue générale montre l'ancien camp de la mort nazi de Birkenau à Oswiecim (Auschwitz), Pologne, le 17 mars 2009. (AFP)
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  • Cet «album» a été réalisé en 1944 par deux photographes SS. Et les historiens partent de la même ambition: déconstruire ce qui visait au départ à exalter le projet national-socialiste pour l'Europe
  • «Alors que Mein Kampf a été abondamment commenté, personne avant nous ne s'était penché sur ces photographies. De manière générale, l'analyse des photos est rarement intégrée au travail des historiens», explique Tal Bruttman

PARIS: L'Album d'Auschwitz, recueil de photographies réalisées par les nazis dans le camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, est réédité en français vendredi avec les explications attentives d'historiens qui l'ont passé à la loupe.

"Un album d'Auschwitz: comment les Nazis ont photographié leurs crimes" (éditions du Seuil) est l'œuvre du Français Tal Bruttmann et des Allemands Stefan Hördler et Christoph Kreutzmüller.

L'édition allemande de leur ouvrage était paru en 2019. La française est traduite par Olivier Mannoni, également traducteur de "Mein Kampf".

L'édition critique du livre programmatique d'Adolf Hitler paru en 1924-1925, par Fayard en 2021 en français, après la version allemande en 2016, avait déjà montré comment l'on pouvait transformer la production nazie en support à une histoire accessible à qui veut comprendre la mécanique génocidaire du nazisme.

Cet "album" a été réalisé en 1944 par deux photographes SS. Et les historiens partent de la même ambition: déconstruire ce qui visait au départ à exalter le projet national-socialiste pour l'Europe.

"Ce sont des images, un objet totalement différent du texte. Et alors que Mein Kampf a été abondamment commenté, personne avant nous ne s'était penché sur ces photographies. De manière générale, l'analyse des photos est rarement intégrée au travail des historiens", explique Tal Bruttmann à l'AFP.

Photos «mondialement connues»

Dans le cas d'Auschwitz-Birkenau, camp d'extermination implanté dans le sud de la Pologne où ont été assassinées 1,1 million de personnes, les SS documentent le travail de réception de déportés juifs de Hongrie.

Officiellement, il s'agit de "déplacer" des populations désignées comme indésirables, et d'en sélectionner les individus aptes au travail. De fait, les photographes savent qu'ils capturent les derniers instants de condamnés aux chambres à gaz.

Selon l'historien, "ces photos sont mondialement connues. Si vous cherchez des images d'Auschwitz, vous tombez dessus. Elles sont dans les documentaires, dans les livres, dans tous les musées qui parlent de la Shoah. Donc elles sont ancrées dans les représentations, et elles ont irrigué la culture populaire".

Mais "si vous les avez vues isolément, vous ne savez probablement pas qu'elles proviennent de cet album de 197 photos confectionné par des SS. Ça, c'est nous qui l'avons trouvé", ajoute Tal Bruttmann.

D'Auschwitz à Miami 

L'avocat et historien de la déportation Serge Klarsfeld avait éclairci l'histoire de cet album après sa découverte. Emporté par son premier propriétaire, un Allemand, vers le camp de Dora, il y est trouvé par hasard par une déportée de 19 ans, Lili Jacob, dans la table de chevet d'une ancienne chambre de SS.

Celle-ci voit sur les photos quantité de gens qu'elle a connus, y compris ses parents. Elle s'accrochera à cet objet, précieusement conservé et emmené dans son émigration vers Miami après la guerre.

Serge Klarsfeld la retrouvera sous son nom d'épouse et la convaincra de léguer l'album au mémorial de Yad Vashem à Jérusalem.

Pour cela, écrit-il en préface, "il avait fallu trente-cinq ans (...) Quarante ans furent encore nécessaires pour que ce livre [celui publié vendredi] apporte une réponse à la plupart des questions restées en suspens".

Ce qu'éclairent les trois historiens, qui combinent "des champs de compétences très différents", c'est à la fois les conditions de ces prises de vue, et ce qu'elles nous apprennent sur Auschwitz.

"Il y a énormément à en tirer pour notre compréhension", souligne Tal Bruttmann.

"Tout en masquant le processus d'assassinat proprement dit, les photos reflètent la tentative de fixer le processus de l'arrivée (...) comme une chaîne de valorisation bien rodée", résument les auteurs en conclusion.

Imprimé sur papier de luxe, l'ouvrage est au prix de 49 euros, avec le soutien de l'Office franco-allemand pour la jeunesse et de la Fondation pour la mémoire de la Shoah.


Un astéroïde de la taille d'un camion a frôlé la Terre

Le système d'évaluation des risques d'impact de la Nasa, Scout, a rapidement exclu une collision avec la Terre. (AFP)
Le système d'évaluation des risques d'impact de la Nasa, Scout, a rapidement exclu une collision avec la Terre. (AFP)
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  • L'objet, repéré pour la première fois samedi depuis un observatoire en Crimée, s'est approché le plus près de la pointe sud de l'Amérique du Sud vers 00h29 GMT vendredi
  • A son point le plus proche, l'astéroïde se trouvait à 3 600 kilomètres de la surface de la Terre, soit beaucoup plus près que de nombreux satellites géostationnaires orbitant autour de la planète

LOS ANGELES: Un petit astéroïde de la taille d'un camion, qui a soudainement surgi de l'obscurité il y a quelques jours avec la Terre en ligne de mire, nous a frôlé sans faire de dégâts jeudi, a indiqué la Nasa.

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Contrairement à ce qui a été vu maintes fois dans les films hollywoodiens, aucune mission mondiale visant à le faire exploser ou dévier de sa trajectoire avec des missiles n'a été nécessaire. Au lieu de cela, l'astéroïde 2023 BU est passé sans incident avant de repartir dans l'obscurité de l'espace. Ouf!

L'objet, repéré pour la première fois samedi depuis un observatoire en Crimée, s'est approché le plus près de la pointe sud de l'Amérique du Sud vers 00h29 GMT vendredi, selon les scientifiques qui le suivaient.

A son point le plus proche, l'astéroïde se trouvait à 3 600 kilomètres de la surface de la Terre, soit beaucoup plus près que de nombreux satellites géostationnaires orbitant autour de la planète.

C'est l'astronome amateur Guennadi Borissov, le découvreur de la comète interstellaire Borissov en 2019, qui a tiré la sonnette d'alarme samedi. Des dizaines d'observations ont ensuite été réalisées par des observatoires à travers le monde, confirmant l'arrivée de 2023 BU.

Le système d'évaluation des risques d'impact de la Nasa, Scout, a rapidement exclu une collision avec la Terre.

"Malgré les très rares observations, il a néanmoins été en mesure de prédire que l'astéroïde ferait une approche extraordinairement proche de la Terre", a déclaré Davide Farnocchia, ingénieur de navigation au Jet Propulsion Laboratory (JPL), qui a développé Scout.

Il s'agit "d'une des approches les plus proches par un objet géocroiseur (un astéroïde ou une comète dont l'orbite croise celle de la Terre, ndlr) jamais enregistrées", complète-t-il.

Si les calculs avaient été erronés, cependant, l'humanité s'en serait probablement bien sortie, selon les scientifiques.

L'astéroïde, qui mesure entre 3,5 et 8,5 mètres de diamètre, se serait désintégré en grande partie dans notre atmosphère, ne faisant retomber potentiellement que quelques débris sous forme de petites météorites.

Selon les responsables de la NASA, la gravité terrestre modifiera l'orbite de l'astéroïde autour du Soleil. Avant sa venue, il lui fallait 359 jours pour faire le tour de notre étoile. Il lui en faudra maintenant 425, selon la Nasa.


Arabie saoudite: Un événement folklorique au port d’Uqair attire plus de 60 000 visiteurs

Cet événement est organisé par la Commission du patrimoine du Royaume en coopération avec l’Association de la culture et des arts d’Al-Hassa. (SPA)
Cet événement est organisé par la Commission du patrimoine du Royaume en coopération avec l’Association de la culture et des arts d’Al-Hassa. (SPA)
Cet événement est organisé par la Commission du patrimoine du Royaume en coopération avec l’Association de la culture et des arts d’Al-Hassa. (SPA)
Cet événement est organisé par la Commission du patrimoine du Royaume en coopération avec l’Association de la culture et des arts d’Al-Hassa. (SPA)
Cet événement est organisé par la Commission du patrimoine du Royaume en coopération avec l’Association de la culture et des arts d’Al-Hassa. (SPA)
Cet événement est organisé par la Commission du patrimoine du Royaume en coopération avec l’Association de la culture et des arts d’Al-Hassa. (SPA)
Cet événement est organisé par la Commission du patrimoine du Royaume en coopération avec l’Association de la culture et des arts d’Al-Hassa. (SPA)
Cet événement est organisé par la Commission du patrimoine du Royaume en coopération avec l’Association de la culture et des arts d’Al-Hassa. (SPA)
Cet événement est organisé par la Commission du patrimoine du Royaume en coopération avec l’Association de la culture et des arts d’Al-Hassa. (SPA)
Cet événement est organisé par la Commission du patrimoine du Royaume en coopération avec l’Association de la culture et des arts d’Al-Hassa. (SPA)
Cet événement est organisé par la Commission du patrimoine du Royaume en coopération avec l’Association de la culture et des arts d’Al-Hassa. (SPA)
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  • L’événement proposait des spectacles patrimoniaux et folkloriques ainsi que des produits artisanaux traditionnels typiques d’Al-Hassa
  • L’événement comprenait également une exposition qui présentait des photographies du roi fondateur à Uqair en 1915

RIYAD: Plus de 60 000 visiteurs ont participé à l’événement intitulé «Inscriptions d’Uqair», qui se tenait le long des rives de l’ancienne ville portuaire d’Al-Hassa, dans la province orientale, et a pris fin mercredi dernier, rapporte jeudi l’agence de presse saoudienne.

Organisé par la Commission du patrimoine du Royaume en coopération avec l’Association de la culture et des arts d’Al-Hassa, il proposait des spectacles patrimoniaux et folkloriques ainsi que des produits artisanaux traditionnels typiques d’Al-Hassa à travers une série de tableaux théâtraux qui faisaient revivre le passé du port historique.

Ces saynètes reflétaient également le rôle important qu’a joué ce site en tant que passage commercial sur la côte du golfe Arabique – de l’arrivée des voiliers au port au chargement des convois de chameaux avec des marchandises en direction d’Al-Hassa et de Najd.

L’événement comprenait également une exposition qui présentait des photographies du roi fondateur à Uqair en 1915. Cette ville est le premier port maritime de l’est du Royaume sur la côte du golfe Arabique, une passerelle économique depuis le début de la création de l’État et le principal port pour atteindre l’est et le centre du Royaume.

Entre-temps, l’État a œuvré au développement du port en établissant des douanes, des passeports, un bâtiment pour la principauté ainsi qu’une forteresse. Par ailleurs, c’est à travers ce port que des marchandises et des denrées alimentaires ont été acheminées vers le cœur de la péninsule Arabique et de la capitale de l’Arabie saoudite, Riyad.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com