L'espace aérien suisse fermé pendant plusieurs heures à cause d'une panne informatique

L'espace aérien suisse "est fermé jusqu'à nouvel ordre" en raison d'une panne informatique, a annoncé mercredi le service de contrôle aérien Skyguide dans un communiqué. (AFP).
L'espace aérien suisse "est fermé jusqu'à nouvel ordre" en raison d'une panne informatique, a annoncé mercredi le service de contrôle aérien Skyguide dans un communiqué. (AFP).
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Publié le Mercredi 15 juin 2022

L'espace aérien suisse fermé pendant plusieurs heures à cause d'une panne informatique

  • Le trafic aérien totalement a été totalement paralysé mercredi matin à l'aéroport de Genève par une panne informatique
  • L'aéroport international de Genève a annoncé le premier sur Twitter une reprise progressive du trafic aérien peu après 07H00 GMT

GENÈVE: L'espace aérien suisse a été fermé mercredi matin pendant plusieurs heures en raison d'une panne informatique qui a affecté le contrôle aérien, clouant au sol des milliers de passagers à Zurich et Genève, mais perturbant aussi le trafic à l'aéroport de Mulhouse-Bâle. 

Skyguide, l'entreprise chargée du contrôle aérien dans le pays alpin, est toujours en train de rechercher la cause exacte de la panne, a indiqué sa porte-parole, précisant qu'elle provient d'un dysfonctionnement du réseau au niveau du centre de calcul de Genève. Cette panne serait liée à la défaillance d'un composant informatique. 

La piste d'une cyberattaque est écartée. « Nous en sommes sûrs à 99,9% », a ajouté sa porte-parole. 

Le problème technique chez Skyguide a été résolu et la fermeture de l'espace aérien a été levée à 08H30 (06H30 GMT), avait fait savoir Skyguide dans un communiqué publié en début de matinée, permettant aux opérations de vols de reprendre. 

À la suite de cette panne intervenue « aux premières heures de la matinée », l'espace aérien suisse avait été totalement fermé « pour des raisons de sécurité », empêchant ponctuellement tout survol du pays alpin. Des avions ont dû se poser dans les pays voisins. 

Vols déviés vers Milan et Mulhouse 

Des vols de Dubaï et Johannesburg de la compagnie aérienne Swiss, filiale de Lufthansa, ont dû être déviés vers Milan tandis que deux vols long-courriers en provenance de Montréal et Chicago ont été redirigés vers l'Euro-aéroport de Mulhouse-Bâle. Un cargo en provenance de Shanghai a, lui, terminé son vol à Vienne, a précisé un porte-parole de Swiss. 

Swiss a dû annuler 60 vols au départ de Zurich, touchant 6 400 passagers, et 8 à Genève, concernant 700 passagers. 

Cette fermeture de l'espace aérien suisse s'est par ricochet répercutée sur l'aéroport de Mulhouse-Bâle, situé sur le sol français. « Ce matin, seuls quelques vols ont pu décoller et atterrir », a précisé EuroAirport. 

Depuis 8H00 GMT, les opération aériennes fonctionnaient à 100% de leur capacité à Zurich, le grand hub aérien en Suisse, mais avec d'importants retards. Elles ont également repris à Genève, là aussi avec de nombreux retards et annulations. 

Le retour à la normale ne se fera pas avant demain matin, a indiqué Ignace Jeannerat, le porte-parole de l'aéroport de Genève, précisant qu'environ 2 000 personnes sont affectées. 

À Genève, des dizaines de voyageurs dépités, leur téléphone collé à l'oreille, s'attroupaient devant le panneau des départs. 

« On essaie de trouver une solution depuis Lyon, mais pour le moment, on n'a rien », a expliqué Sandrine Vert, 52 ans, en partance pour Split en Croatie avec sa famille, venue à l'aéroport de Genève depuis Annecy, en Haute-Savoie. 

« Je sais pas du tout comment on va faire. Les vacances sont plutôt remises en question », a-t-elle ajouté, alors que la famille s'affairait à trouver quelqu'un pour les récupérer à Genève tout en réorganisant la location de vacances. 

Gros aéroports 

Zurich est le premier aéroport de Suisse. En 2021, 10,2 millions de passagers en 2021 y ont embarqué ou transité. Mais avec la levée progressive des restrictions sanitaires, le trafic a fortement augmenté depuis mars, se rapprochant mois après mois des niveaux d'avant-pandémie. 

Il est remonté à 1,3 million de passagers en mars, 1,8 million en avril et à plus de 1,9 million en mai dans cet aéroport qui fait remonter le nombre de destinations desservies à 191 pour la période estivale face à la forte reprise du tourisme attendue après deux ans de pandémie. 

Un peu plus de 5,9 millions de passagers avaient de leur côté emprunté l'aéroport de Genève, le trafic remontant à plus d'un million de passagers par mois depuis mars. 

Avec la reprise du tourisme, en mai, 1,14 million de passagers sont passés par cet aéroport, selon les statistiques provisoires de l'aéroport de Genève. 


Téhéran veut garder le contrôle d'Ormuz, fin du round de négociations

Téhéran a répété mardi vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, tandis que s'est achevé le round de négociations avec les Américains débuté ce week-end en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
Téhéran a répété mardi vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, tandis que s'est achevé le round de négociations avec les Américains débuté ce week-end en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
  • Le responsable américain, ainsi que le négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, ont quitté lundi le complexe hôtelier du Bürgenstock, dans les Alpes suisses, au terme d'un marathon de 18 heures
  • En attendant, M. Ghalibaf a réaffirmé que les conditions dans le détroit d'Ormuz ne retourneraient pas à celles d'avant-guerre et que la voie resterait "administrée" par son pays, selon des propos rapportés mardi par Irna

BURGENSTOCK: Téhéran a répété mardi vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, tandis que s'est achevé le round de négociations avec les Américains débuté ce week-end en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Ces discussions ont permis de poser des "bases très solides pour aboutir à un accord final réussi", s'est félicité lundi le vice-président américain JD Vance, les Etats-Unis annonçant dans la foulée une suspension de deux mois des sanctions sur le pétrole iranien.

Le responsable américain, ainsi que le négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, ont quitté lundi le complexe hôtelier du Bürgenstock, dans les Alpes suisses, au terme d'un marathon de 18 heures, laissant à des diplomates le soin de poursuivre des discussions "techniques" sur place.

Celles-ci se sont également achevées et les pourparlers se poursuivront ultérieurement au sein de groupes de travail, a indiqué mardi la diplomatie iranienne à l'agence officielle Irna.

En attendant, M. Ghalibaf a réaffirmé que les conditions dans le détroit d'Ormuz ne retourneraient pas à celles d'avant-guerre et que la voie resterait "administrée" par son pays, selon des propos rapportés mardi par Irna.

Le passage par Ormuz, où transite en temps normal 20% du pétrole et du GNL mondial, était libre de tout contrôle avant le déclenchement par les Etats-Unis et Israël le 28 février de la guerre contre l'Iran.

Mais "l'administration du détroit d'Ormuz ne redeviendra jamais ce qu'elle était avant la guerre", a assuré M. Ghalibaf, martelant que "l'Iran administrera" celui-ci.

L'Iran a par ailleurs indiqué mardi avoir conclu en Suisse avec les Américains un accord pour le déblocage "immédiat" de 12 milliards d'avoirs iraniens gelés.

Ceux-ci seront libérés "en deux tranches de 6 milliards", a détaillé auprès d'Irna le chef de la délégation iranienne chargé des discussions techniques, le vice-ministre de Affaires étrangères Kazem Gharibabadi.

M. Vance avait souligné que son pays s'assurerait qu'un éventuel déblocage d'avoirs iraniens "ne servirait pas à financer le terrorisme".

Ghalibaf à Oman 

Le cycle de négociations entamé ce week-end en Suisse nourrit les espoirs d'un règlement durable du conflit et a fait retomber le cours du baril de Brent de la mer du Nord sous la barre des 78 dollars, loin des plus de 126 dollars atteints au paroxysme de la guerre.

Les négociations, où le Pakistan et le Qatar jouent un rôle de médiation, doivent aboutir à un document final sous un délai de 60 jours renouvelables.

Dans ce cadre, le président iranien, Massoud Pezeshkian, doit effectuer une visite d'Etat à Islamabad mardi, selon la diplomatie pakistanaise.

Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio est pour sa part attendu de mardi à jeudi aux Emirats arabes unis, à Bahreïn et au Koweït, selon son ministère.

Et l'équipe de négociateurs iraniens, emmenée par M. Ghalibaf, s'est rendue de son côté à Oman pour parler précisément de la gestion du détroit d'Ormuz, selon Irna.

Pressé de mettre un terme à un conflit qui pèse sur le pouvoir d'achat de ses citoyens, Washington a multiplié les gestes envers Téhéran.

Concernant le pétrole, principale ressource de la République islamique, "toutes les transactions" concernant la production, la vente et le transport d'hydrocarbures d'origine iranienne "sont autorisées jusqu'au 21 août", a détaillé le ministère américain des Finances.

Selon M. Vance, Téhéran a accepté d'inviter à nouveau des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), ce que l'Iran n'a pas confirmé.

"Premier test réel" 

Mises en place par l'accord de 2015 déchiré par M. Trump en 2018, ces inspections avaient été suspendues par l'Iran après les bombardements israélo-américains de ses installations en juin 2025.

Les inspecteurs de l'AIEA n'ont depuis pas pu visiter les sites touchés, laissant planer le doute sur l'état des stocks d'uranium hautement enrichi de la République islamique, un point de contentieux majeur avec Washington.

Téhéran a toujours nié chercher à se doter de l'arme nucléaire, tout en restant inflexible sur son droit à exploiter une filière nucléaire civile complète.

Sur le front libanais, que Téhéran a insisté pour associer aux discussions, une "cellule de gestion des conflits" va être mise en place pour faire cesser les combats entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre début mars.

Lundi, le président libanais Joseph Aoun a ainsi fait savoir avoir reçu un appel de M. Vance au sujet de "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard".

L'offensive au Liban, destinée selon Israël à empêcher les attaques du Hezbollah, a fait plus de 4.100 morts selon les autorités et plus d'un million de déplacés.

Pour le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, le respect de ce cessez-le-feu sera "le premier test réel" de la solidité du protocole d'accord américano-iranien.


Pourparlers Iran-Etats-Unis : «des bases très solides» en vue d'un accord final, selon JD Vance

Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance. (AFP)
Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance. (AFP)
  • "Nous avons réalisé de nombreux progrès satisfaisants. Nous avons fait exactement ce que nous voulions faire", a assuré JD Vance, qui va rentrer aux Etats-Unis
  • Côté iranien, l'équipe conduite par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, a quitté le Burgenstock, à l'issue de "18 heures d'intenses discussions", selon l'agence de presse Irna

BURGENSTOCK: Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance.

"Nous avons posé des bases très solides pour aboutir à un accord final réussi. L'accord final, c'est la maison. Nous en avons posé les fondations. Nous n'avons pas encore construit la maison, mais nous avons posé des bases solides pour atteindre une issue favorable pour le peuple américain", a-t-il déclaré aux journalistes.

Après la signature d'un protocole d'accord la semaine dernière et un démarrage dans le chaos, ces négociations, lancées dimanche dans le complexe hôtelier du Burgenstock, dans les Alpes suisses, doivent aboutir, sous un délai de 60 jours renouvelables, à un document final.

"Nous avons réalisé de nombreux progrès satisfaisants. Nous avons fait exactement ce que nous voulions faire", a assuré JD Vance, qui va rentrer aux Etats-Unis.

Côté iranien, l'équipe conduite par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, a quitté le Burgenstock, à l'issue de "18 heures d'intenses discussions", selon l'agence de presse Irna.

Des négociations vont toutefois se poursuivre au niveau technique.

"Nos équipes, en collaboration avec les Iraniens, les Qataris et les Pakistanais, ont réalisé d'importants progrès hier. Elles continueront à travailler au niveau technique avec les équipes présentes ici au Burgenstock", a indiqué JD Vance.

"Ces négociations techniques se poursuivront ensuite au cours des semaines et des jours à venir. Nous voulions mettre en place une structure pour garantir une supervision politique adéquate", a-t-il ajouté.


Iran et Etats-Unis s'accordent sur une feuille de route pour un accord définitif sous 60 jours

Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint. (AFP)
Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et l'Iran se sont entendus sur une "feuille de route" pour conclure dans les 60 jours un accord définitif pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient
  • "La médiation pakistanaise et qatarie a permis des progrès majeurs afin de mettre un terme à la guerre au Liban"

BURGENSTOCK: Les Etats-Unis et l'Iran se sont entendus sur une "feuille de route" pour conclure dans les 60 jours un accord définitif pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, lors de leur première séance de négociations en Suisse, ont annoncé lundi les médiateurs pakistanais et qatari.

Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint.