Musk reste flou sur ses intentions face aux employés de Twitter

Elon Musk va rencontrer jeudi, pour la première fois, les employés de Twitter. (Photo, AFP)
Elon Musk va rencontrer jeudi, pour la première fois, les employés de Twitter. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 16 juin 2022

Musk reste flou sur ses intentions face aux employés de Twitter

Elon Musk va rencontrer jeudi, pour la première fois, les employés de Twitter. (Photo, AFP)
  • Les employés ont principalement posé des questions sur la vision politique de l'homme le plus riche au monde, et sur ses intentions en termes de culture d'entreprise et de conditions de travail
  • Le patron de la plateforme d'échange de cryptomonnaies Binance, Changpeng Zhao, a affirmé qu'il contribuerait, pour sa part, à hauteur de 500 millions de dollars

SAN FRANCISCO: Elon Musk vise un milliard d'utilisateurs de Twitter et veut diversifier les sources de revenus de la plateforme, a-t-il indiqué aux employés du réseau social jeudi, lors d'une première réunion avec des salariés inquiets à l'idée que le potentiel acquéreur ne respecte pas certaines valeurs de l'entreprise. 

Après des semaines de rebondissements sur cette acquisition, Elon Musk a répondu à de nombreuses questions lors d'une vidéoconférence relayée notamment par le New York Times et l'agence Bloomberg, via des sources anonymes. 

Le multimilliardaire n'a pas clarifié à quel point il était déterminé, ou non, à racheter Twitter. 

Depuis la révélation d'une première prise de participation au capital, début avril, il a envoyé de nombreux signaux contradictoires sur ce dossier, à coup de tweets souvent critiques et parfois agressifs à l'égard de la plateforme où il est suivi par plus de 98 millions d'utilisateurs. 

Jeudi, interrogé sur ses motivations, il a fait part de sa passion pour le réseau social qui est son moyen d'expression préféré. Mais il n'est pas satisfait par les résultats financiers de l'entreprise et a cité en exemple le succès d'applications qui appartiennent à des groupes chinois, TikTok et WeChat. 

« En ce moment, les coûts dépassent les revenus. Ce n'est pas une super situation », a-t-il dit, d'après les deux organisations de presse. 

Il voudrait que la plateforme soit utilisée par un milliard de personnes. Twitter comptait 229 millions d'utilisateurs actifs dits « monétisables », c'est-à-dire pouvant être exposés à de la publicité sur la plateforme, au premier trimestre de cette année, contre un peu moins de 215 millions fin 2021. 

« Modéré »  

Les employés ont principalement posé des questions sur la vision politique de l'homme le plus riche au monde, et sur ses intentions en termes de culture d'entreprise et de conditions de travail. 

En avril, Elon Musk avait affirmé que sa priorité n'était pas la rentablité mais la défense de la liberté d'expression sur une « place publique » qu'il considère essentielle à la démocratie. 

Il a de nouveau souligné l'importance à ses yeux d'une modération des contenus moins stricte, dans les limites définies par la loi. Sa conception se heurte à celle de nombreux employés de Twitter, d'associations et d'élus démocrates, qui demandent aux réseaux sociaux de mieux lutter contre les discours haineux, le harcèlement et la désinformation. 

Elon Musk, qui a tweeté mercredi qu'il penchait pour le gouverneur républicain ultra-conservateur de Floride, Ron DeSantis, pour l'élection présidentielle américaine de 2024, s'est défini jeudi comme un « modéré » en politique. 

Il a estimé, dans le passé, que Twitter était « politiquement orienté à gauche », car basé à San Francisco, et devrait être « plus impartial ». 

Performances 

L'intervention du dirigeant d'origine sud-africaine survient quelques jours après qu'il a exigé des employés de Tesla qu'ils effectuent au moins 40 heures de travail hebdomadaires en présentiel, faute de quoi ils perdraient leur emploi. 

Un discours qui tranche avec celui des dirigeants actuels de Twitter, qui se sont engagés à permettre aux 7 500 salariés de travailler entièrement à distance, sans aucune restriction. 

Elon Musk est resté vague sur ce sujet. D'aprés le New York Times, il a reconnu que les employés du réseau font un travail différent de ceux qui conçoivent et assemblent des voitures, mais a réaffrimé sa préférence pour le présentiel. 

Concernant son rôle, il a indiqué vouloir jouer un rôle important dans les orientations stratégiques et l'amélioration des produits. Il n'a pas précisé s'il compotait licencier des salariés, mais a évoqué la prise en compte des performances. 

Doutes 

A la Bourse, le cours de Twitter demeure très inférieur (30% de moins) au prix proposé, mi-avril, par Elon Musk, signe que Wall Street n'est pas encore convaincue. 

Mercredi, le président du conseil d'administration de la plateforme, Bret Taylor, a confirmé que le groupe avait toujours « l'intention de finaliser la transaction ». 

Début juin, le bouillant entrepreneur a menacé de retirer son offre et accusé la direction de la compagnie de « (résister) activement » à ses demandes d'informations sur les spams et faux comptes, Twitter acceptant finalement, quelques heures plus tard, de lui fournir les informations nécessaires à son évaluation. 

Côté financement, l'homme le plus riche du monde a sensiblement réduit la part d'emprunts initialement prévu, qui ne représente plus aujourd'hui que 13 milliards de dollars sur les 44 que doit coûter ce rachat. 

Pour ce faire, il s'est notamment assuré du soutien de plusieurs grandes fortunes et sociétés d'investissement. Jeudi, le patron de la plateforme d'échange de cryptomonnaies Binance, Changpeng Zhao, a affirmé qu'il contribuerait, pour sa part, à hauteur de 500 millions de dollars. 


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.