La Turquie a frappé mercredi «un centre du PKK» en Irak

Le PKK maintient des bases arrière dans le nord de l'Irak qui ont subi de nouveaux assauts des forces turques (Photo, AFP).
Le PKK maintient des bases arrière dans le nord de l'Irak qui ont subi de nouveaux assauts des forces turques (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 17 juin 2022

La Turquie a frappé mercredi «un centre du PKK» en Irak

  • Des dirigeants de haut niveau du PKK étaient en réunion au moment de la frappe
  • Interrogé par l'AFP, le ministère de la Défense a refusé de confirmer l'information

ISTANBUL: La Turquie a frappé mercredi en Irak un "centre du PKK où étaient rassemblés des dirigeants de haut niveau" du Parti des Travailleurs du Kurdistan, a rapporté jeudi la chaine de télévision officielle turque TRT Haber.

Selon TRT Haber, qui ne cite pas sa source, Ankara a utilisé des "drones armés" pour viser un bâtiment "servant d'assemblée au PKK" au Sinjar, lors d'une opération menée conjointement par les renseignements et l'armée turcs, précise la chaine.

Des "dirigeants de haut niveau" du PKK étaient en réunion au moment de la frappe et "six terroristes ont été neutralisés", a-t-elle ajouté.

Interrogé par l'AFP, le ministère de la Défense a refusé de confirmer l'information.

Bastion de la minorité yazidie, la région du Sinjar est sporadiquement la cible de bombardements conduits par la Turquie contre des bases du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un groupe qui mène une insurrection contre l'Etat turc depuis 1984 et qu'Ankara considère comme "terroriste".

La Turquie a lancé mi-avril dans le nord de l'Irak une nouvelle offensive, baptisée "Griffe refermée", qui vise, assure-t-elle, des bases et des camps d'entraînement du PKK.


Sécurité alimentaire et santé, les deux priorités du gouvernement en 2023

Culture céréale dans le sahara algérien. (Photo, fournie)
Culture céréale dans le sahara algérien. (Photo, fournie)
Laboratoire Merinal, Algérie. (Photo, fournie)
Laboratoire Merinal, Algérie. (Photo, fournie)
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  • Le Premier ministre algérien, Aïmene Benabderrahmane, a affirmé que ces deux secteurs étaient «une priorité» de l’État
  • «Nous savons depuis toujours que l’Algérie est un pays aride et semi-aride, mais la solution réside dans l’agriculture saharienne»

PARIS: L’année 2023 sera consacrée au renforcement de la sécurité alimentaire et sanitaire. Dans son allocution lors de l’ouverture du Forum de l’export, en octobre 2022, le Premier ministre algérien, Aïmene Benabderrahmane, a affirmé que ces deux secteurs étaient «une priorité» de l’État, qui compte «développer l’industrie locale en vue d’assurer une couverture globale des besoins nationaux en produits de base». En effet, ces derniers «connaissent actuellement de grandes fluctuations sur les marchés internationaux qui peuvent enregistrer, dans l’avenir, une pénurie en raison des changements géopolitiques susceptibles de survenir sur la scène internationale».

Une nouvelle polyclinique dans la commune de Beni Messous dans les alentours de la capitale
Une nouvelle polyclinique dans la commune de Beni Messous dans les alentours de la capitale. (Photo, fournie)

Selon les chiffres officiels, l’Algérie couvre 70% de ses besoins en produits agricoles et ambitionne d’atteindre 80% en 2023. Le gouvernement envisage de mettre en place une stratégie axée sur l’apport des centres, des instituts de recherches et des laboratoires nationaux qui pourront valoriser le patrimoine génétique national, ce qui permettra d’améliorer la productivité de trois filières essentielles: les céréales, les légumineuses et la production du lait.

Un des fondements de la souveraineté nationale

Considérant la sécurité alimentaire comme l’un des fondements de la souveraineté nationale, le chef de l’exécutif a affirmé que le pays «dispose de compétences scientifiques nationales, d’un nombre important de diplômés des instituts agricoles, mais aussi de superficies agricoles, des ressources hydriques nécessaires et d’un riche patrimoine génétique».

De son côté, Mohamed Abdelhafid Henni, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, a indiqué que des investisseurs nationaux et étrangers étaient intéressés par les diverses potentialités des filières agricoles. «Nous savons depuis toujours que l’Algérie est un pays aride et semi-aride, mais la solution réside dans l’agriculture saharienne.» Il indique que l’État met à leur disposition l’exploitation des terres agricoles sous forme de concessions d’une durée de quarante ans renouvelables. Le ministre de tutelle affirme que le gouvernement assure aux futures exploitations agricoles du Sud un réseau de transport dense et diversifié avec l’apport de milliers de semi-remorques et grâce au réseau de chemin de fer, qui continue de se développer dans toutes les régions du pays. 

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Le Président de la République Abdelmadjid Tebboune et l’Émir du Qatar Cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani lors de la pose de la première pierre pour la construction d'un hôpital algéro-qatari-allemand, le 1er novembre 2022. (Photo, fournie)

Programmes et objectifs

«Les enjeux sur la sécurisation de l’alimentation et la santé de la population deviennent des priorités qu’il faudra traiter avec diligence et pragmatisme. Des programmes d’appui à l’agriculture sont mis en place, comme dans la filière céréalière, avec un important soutien destiné à améliorer le rendement des récoltes. À ce sujet, le président de la république a mis la barre très haut en demandant que la production atteigne neuf millions de tonnes par an avec des exploitations de trois millions d’hectares», nous explique Abderrahmane Hadef, expert en développement économique.

Le secteur de la santé n’est pas en reste. De nombreux hôpitaux de petite ou moyenne capacité sont en cours de construction dans différentes villes.
Le 2 novembre dernier, la première pierre d’un grand hôpital algéro-qatari-allemand a été posée par le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, et l’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, lors du déplacement de ce dernier à Alger. D’une capacité de quatre cents lits, le bâtiment sera construit conformément aux normes internationales et permettra la prise en charge de la majorité des interventions chirurgicales qui nécessitaient un transfert vers l’étranger.

Futur complexe Biopharm de Oued El Berdi, dans la wilaya de Bouira
Le futur complexe Biopharm de Oued El Berdi, dans la wilaya de Bouira. (Photo, fournie)

L’expert nous explique qu’il est important que «les partenaires et les investisseurs partagent la vision de l’Algérie sur ces filières stratégiques, qui représentent aujourd’hui des enjeux de souveraineté alimentaire, sanitaire et énergétique aujourd’hui incontournables. Il rappelle que des progrès importants ont lieu dans le secteur pharmaceutique. «L’Algérie table sur une autosuffisance de l’ordre de 70% en matière de production de l’industrie pharmaceutique et ambitionne à moyen terme d’exporter ses produits sur les marchés africains. L’année 2023 sera celle de la relance économique des secteurs prioritaires, dont la locomotive est la filière énergétique. Ce sont des objectifs clairs qui sont à la portée de l’Algérie», conclut-il.


Bethléem se prépare à célébrer Noël de manière «remarquable»

Bethléem revêt une importance religieuse et historique particulière pour les chrétiens. (Photo fournie).
Bethléem revêt une importance religieuse et historique particulière pour les chrétiens. (Photo fournie).
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  • La municipalité de Bethléem et le ministère du Tourisme de l’Autorité palestinienne ont lancé cette année des activités de Noël autour du thème «de Bethléem au monde: l’esprit de Noël nous rassemble»
  • Le secteur du tourisme à Bethléem – qui compte environ trente mille habitants à majorité chrétienne – avait été le premier à souffrir de l’incidence de la pandémie et le dernier à s’en remettre

RAMALLAH: Bethléem s’apprête à célébrer Noël de manière «remarquable» le mois prochain. Des dizaines de milliers de visiteurs, en provenance du monde entier, devraient se rendre dans la ville, déclarent des responsables.

La ville centrale de la Cisjordanie revêt une importance religieuse et historique particulière pour les chrétiens. La municipalité de Bethléem et le ministère du Tourisme de l’Autorité palestinienne ont lancé cette année des activités de Noël autour du thème suivant: «De Bethléem au monde, l’esprit de Noël nous rassemble.»

«Tous les regards sont actuellement rivés sur Bethléem, qui se prépare à célébrer la naissance de l’Enfant Jésus», confie le maire de Bethléem, Hanna Hanania.

Ce dernier souligne que, malgré les crises mondiales actuelles, l’événement est l’occasion pour les fidèles et les personnes éprises de paix de s’unir et de promouvoir la liberté et la dignité pour tous.

M. Hanania note que, en faisant ce pèlerinage en Terre sainte, les visiteurs expriment leur soutien à la présence palestinienne.

Le maire explique à Arab News que la municipalité a commencé à préparer les festivités de Noël de cette année il y a quatre mois.

Cette occasion coïncide avec le 150e anniversaire de la création de la municipalité de Bethléem et avec le 10e anniversaire de l’inscription de la basilique de la Nativité sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

«Bethléem porte désormais un nouveau costume de joie et, après une longue absence, l’espoir remplit le cœur des citoyens de la ville. Nous attendons avec impatience cette année un Noël qui sera particulièrement remarquable», précise-t-il.

«Bethléem et la Terre sainte ont vraiment besoin de la bénédiction de la paix, qui ne se fait pas à n’importe quelle condition, mais au prix de la justice. Il ne peut y avoir de paix sans justice, sans amour entre les peuples.»

Il ajoute que l’objectif de la municipalité est d’organiser des célébrations spéciales pour Noël dans une atmosphère de joie, en commençant par une cérémonie d’illumination des sapins le 3 décembre, un marché de Noël ainsi que d’autres activités organisées dans le Centre de la paix de Bethléem et dans toute la ville.

La ministre palestinienne du Tourisme et des Antiquités, Roula Maayah, note une forte augmentation du nombre de touristes cette année, avec un nombre de visiteurs qui atteint déjà six cent mille après la pandémie. Cent mille autres attendus le mois prochain, faisant grimper le taux d’occupation des hôtels à 80%.

Elias al-Arja, chef de l’Association des hôtels palestiniens et propriétaire de l'hôtel Bethléem, déclare à Arab News qu’il s’attend à ce que de nombreux hôtels de Bethléem affichent complet pendant les vacances de Noël et la période du Nouvel An.

Il affirme que, au cours des derniers mois, il a rejoint plusieurs propriétaires d’hôtels de Bethléem. Soutenus par le ministère palestinien du Tourisme, ils ont voulu promouvoir la ville grâce à des expositions touristiques internationales en Espagne, en Italie, en Roumanie, au Royaume-Uni et en Turquie.

«Nous avons commencé à ressentir la magie de Noël à Bethléem au début de cette année», poursuit-il.

M. Al-Arja souligne que le secteur du tourisme à Bethléem – qui compte environ trente mille habitants à majorité chrétienne – avait été le premier à souffrir de l’incidence de la pandémie et le dernier à s’en remettre.

50% de l’économie de Bethléem repose sur le tourisme. En effet, la ville compte cinquante-six hôtels qui proposent en tout quatre mille cinq cents chambres en tout et peuvent accueillir neuf mille touristes. Par ailleurs, il existe près de cent magasins d’antiquités orientales, quatre cents ateliers d’artisanat traditionnel et vingt grands restaurants.

Le Bureau central palestinien des statistiques révèle que, au cours des années 2020 et 2021, le secteur du tourisme avait perdu 1,5 milliard de dollars (1 dollar = 0,96 euro) en raison de la pandémie.

Jeries Qumsiyeh, directeur du ministère palestinien de l’Archéologie et des Antiquités à Bethléem, confie à Arab News que le ministère cherche cette année à mettre en lumière les composantes religieuses, patrimoniales et touristiques non seulement de Bethléem, mais aussi des villes de Jérusalem et de Nazareth.​​​​​​​

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Pour le ministre yéménite des Affaires étrangères, les Houthis devraient être classés comme groupe terroriste

Ahmed Awad ben Moubarak, ministre des Affaires étrangères du gouvernement du Yémen reconnu à l’échelle internationale. (AFP).
Ahmed Awad ben Moubarak, ministre des Affaires étrangères du gouvernement du Yémen reconnu à l’échelle internationale. (AFP).
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  • M. Moubarak souligne l’importance du soutien de la communauté internationale à cette décision
  • L’ambassadeur de l’Arabie saoudite au Yémen, Mohammed ben Saeed al-Jaber, qualifie les attaques des Houthis d’«opérations terroristes»

​​​​​​RIYAD: Les Houthis devraient être classés comme groupe terroriste, a déclaré dimanche dernier le ministre yéménite des Affaires étrangères, Ahmed Awad ben Moubarak, à l’ambassadeur des États-Unis au Yémen, Steven Fagin.

Le gouvernement yéménite envisage de désigner les Houthis comme une organisation terroriste, affirme M. Moubarak, qui souligne l’importance du soutien de la communauté internationale à cette décision.

Les deux parties ont discuté des défis auxquels est confronté le processus de paix. Elles ont également abordé la menace que posent les Houthis à la navigation, à la paix et à la sécurité internationales, rapporte l’agence de presse officielle Saba.

M. Moubarak indique que les Houthis procèdent à un «lavage de cerveau» et qu’ils veulent imposer à la société une «identité raciste» en lieu et place de l’identité nationale, selon le rapport.

L’ambassadeur des États-Unis renouvelle par ailleurs la condamnation par son pays des attaques terroristes des Houthis contre les installations pétrolières, soulignant le soutien des États-Unis à la sécurité, à la stabilité et à l’unité du Yémen.

Pendant ce temps, l’ambassadeur de l’Arabie saoudite au Yémen, Mohammed ben Saïd al-Jaber, déclare que les attaques des Houthis – qui utilisent des armes iraniennes contre les ports pétroliers – sont des «opérations terroristes». Il ajoute que les attaques des Houthis contre des installations civiles nuisent aux intérêts du peuple yéménite.

«La communauté internationale œuvre à soutenir la trêve et nous encourageons ces efforts», précise l’ambassadeur.

«Nous espérons que les efforts internationaux inciteront les Houthis à soutenir le processus de paix.»

Il ajoute que le Fonds monétaire arabe aidera la Banque centrale du Yémen à stabiliser l’économie.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com