Le président de Samsung Electronics, Lee Kun-hee, est décédé

Le président de Samsung Electronics, Lee Kun-hee était un véritable visionnaire qui a transformé Samsung en faisant d'une entreprise locale un leader mondial de l'innovation et de la puissance industrielle (Photo, AFP)
Le président de Samsung Electronics, Lee Kun-hee était un véritable visionnaire qui a transformé Samsung en faisant d'une entreprise locale un leader mondial de l'innovation et de la puissance industrielle (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 25 octobre 2020

Le président de Samsung Electronics, Lee Kun-hee, est décédé

  • Le président Lee est décédé le 25 octobre avec sa famille, y compris le vice-président Jay Y. Lee, à ses côtés
  • Son fils Lee Jae-yong, vice-président de Samsung Electronics, est à la tête de l'entreprise depuis la crise cardiaque de 2014

SEOUL: Le président de Samsung Electronics, Lee Kun-hee, qui a fait du groupe un géant mondial des télécommunications, est mort dimanche à l'âge de 78 ans, a annoncé le groupe sud-coréen.

Sous sa direction, Samsung est devenu le plus grand producteur de smartphones et de puces électroniques de la planète, le chiffre d'affaires global de l'entreprise équivaut désormais à un cinquième du produit intérieur brut du pays. 

Connu pour son mode de vie solitaire, M. Lee vivait alité depuis une attaque cardiaque en 2014. 

Peu d'informations sur son état de santé ont filtré, laissant son existence entourée d'un halo de mystère jusqu'à ses derniers jours.

« C'est avec une grande tristesse que nous annonçons la mort de Lee Kun-hee, président de Samsung Electronics », a déclaré le groupe dans un communiqué.

« Le président Lee est décédé le 25 octobre avec sa famille, y compris le vice-président Jay Y. Lee, à ses côtés ». 

« Le président Lee était un véritable visionnaire qui a transformé Samsung en faisant d'une entreprise locale un leader mondial de l'innovation et de la puissance industrielle », l'a salué la société, ajoutant: « Son héritage sera éternel ».

Samsung est de loin le plus grands des « chaebols » du pays, des conglomérats contrôlés par des familles. 

A l'origine du prodigieux redressement après la Guerre de Corée, aujourd'hui la 12e économie au monde, ils sont aujourd'hui accusés d'avoir des liens opaques avec le pouvoir politique et d'entraver toute concurrence.

Le « roi ermite »

M. Lee avait lui-même été reconnu coupable de corruption en 1996, puis de corruption et d'évasion fiscale en 2008. Mais il avait échappé à la case prison, ayant été condamné à du sursis.

Quand il avait hérité de la présidence du groupe Samsung en 1987, fondé par son père, un exportateur de fruits et de poissons, l'entreprise était déjà le plus grand conglomérat du pays, avec un secteur d'activités allant de l'électronique grand public à la construction.

M. Lee a alors concentré l'activité de l'entreprise pour en faire un groupe de dimension internationale. 

Quand il a été victime d'une crise cardiaque en 2014, Samsung était devenu le plus grand fabriquant mondial de smartphones et de puces électroniques mémoire. 

Aujourd'hui, c'est également un acteur mondial majeur dans le domaine des semi-conducteurs et des écrans LCD. 

Pour autant, Lee Kun-hee s'aventurait rarement hors des hauts murs de son domaine privé situé au centre de Séoul pour se rendre au siège social de la compagnie, ce qui lui valait le surnom de « roi ermite ».

Son fils Lee Jae-yong, vice-président de Samsung Electronics, est à la tête de l'entreprise depuis la crise cardiaque de 2014.

Lee Jae-yong a été condamné à cinq ans de prison en 2017 après avoir été reconnu coupable de corruption et d'autres infractions liées à l'ancien président Park Geun-hye, puis a été innocenté des accusations les plus graves en appel et libéré un an plus tard. Cette affaire est encore en cours.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.