Biden souligne l'importance de la «sécurité énergétique» lors d'une conférence sur le climat

Disant craindre que les objectifs de limitation du réchauffement «n'échappent à notre portée», Joe Biden a prévenu vendredi que «la fenêtre d'action se (refermait) rapidement». (AFP)
Disant craindre que les objectifs de limitation du réchauffement «n'échappent à notre portée», Joe Biden a prévenu vendredi que «la fenêtre d'action se (refermait) rapidement». (AFP)
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Publié le Vendredi 17 juin 2022

Biden souligne l'importance de la «sécurité énergétique» lors d'une conférence sur le climat

  • Le président américain avait convoquée cette réunion virtuelle, rassemblant 23 pays mais avec de grands absents, en pleine crise énergétique
  • M.Biden répète depuis des semaines que la Russie et son invasion de l'Ukraine sont les premières responsables de cette crise qui a vu sa cote de popularité déjà en berne plonger vers de nouveaux abysses

WASHINGTON: Cruciales pour lutter contre le changement climatique, les énergies renouvelables le sont aussi pour la sécurité nationale, comme le montre l'invasion russe de l'Ukraine, a assuré vendredi Joe Biden à une conférence des grandes économies sur le sujet.

Le président américain avait convoquée cette réunion virtuelle, rassemblant 23 pays mais avec de grands absents, en pleine crise énergétique.

M. Biden, en difficulté aux Etats-Unis face à l'inflation galopante notamment tirée par la hausse des prix du carburant, répète depuis des semaines que la Russie et son invasion de l'Ukraine sont les premières responsables de cette crise qui a vu sa cote de popularité déjà en berne plonger vers de nouveaux abysses.

"L'attaque brutale et non provoquée de la Russie contre sa voisine, l'Ukraine, a alimenté une crise énergétique mondiale et rendu encore plus clair le besoin d'atteindre une sécurité énergétique fiable et de long terme", a-t-il dit en ouverture de ce forum auquel il a convié les principales économies du monde mais auquel ni l'Inde, émettrice majeure, ni la Russie ne participent.

Et, nouvelle illustration des difficultés diplomatiques compliquant la coopération internationale dans la lutte contre la crise climatique, la Chine n'y est représentée que par son émissaire sur le climat, et non par son président Xi Jinping, a précisé la Maison Blanche.

Objectifs pas incompatibles 

Disant craindre que les objectifs de limitation du réchauffement "n'échappent à notre portée", Joe Biden a prévenu vendredi que "la fenêtre d'action se (refermait) rapidement".

Malgré l'apparente contradiction entre les tentatives actuelles d'augmenter la production d'hydrocarbures pour faire baisser les coûts à la pompe et la nécessité de lutter contre la crise climatique, le dirigeant américain a assuré que ces objectifs, ainsi que celui de mettre un terme à la dépendance aux exportations de gaz et pétrole russes, n'étaient pas nécessairement incompatibles.

C'est la troisième fois que Joe Biden réunit le Forum des grandes économies sur le climat et l'énergie (MEF).

Cette conférence "s'inscrit dans le cadre des efforts du président pour utiliser tous les moyens dont il dispose pour s'attaquer à la crise climatique mondiale, répondre de façon urgente à la hausse des prix exacerbée par la guerre russe en Ukraine et mettre les Etats-Unis et leurs alliés sur la voie de la sécurité énergétique et alimentaire durable", expliquait peu avant un responsable américain.

Il devait s'agir de la plus grande réunion sur le sujet de dirigeants avant la prochaine conférence climat de l'ONU, en novembre en Egypte.

«Révolution»

Egalement convié, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a lancé une attaque en règle contre l'industrie des combustibles fossiles, l'accusant de tenir "l'humanité à la gorge" et d'avoir "exploité les mêmes tactiques scandaleuses que l'industrie du tabac des décennies auparavant".

"Je compte sur vos gouvernements pour mettre fin à l'ère des énergies fossiles. La révolution des énergies renouvelables commence maintenant", a lancé le chef des Nations unies aux dirigeants participant au sommet.

Un appel qui risque de se heurter à la difficile réalité économique pour Joe Biden: les Américains paient actuellement en moyenne 5 dollars le gallon (3,78 litres) d'essence, contre 3 dollars un an plus tôt, une configuration catastrophique pour le démocrate à quelques mois d'élections cruciales.

Lors d'une précédente édition du MEF en septembre 2021, les Etats-Unis et l'Union européenne avaient promis de réduire leurs émissions de méthane, un gaz à effet de serre, et cet engagement avait été repris lors de la COP26 par 115 pays mais pas par la Chine, la Russie, ou l'Inde.

Une réduction des émissions de méthane, responsable d'environ 30% du réchauffement de la planète, est cruciale pour permettre de respecter les objectifs de l'accord de Paris de limiter le réchauffement bien en dessous de +2°C par rapport à l'ère pré-industrielle, si possible +1,5°C.


Grèce: un homme de 89 ans recherché après deux fusillades

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
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  • L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source
  • Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque

ATHENES: La police grecque recherche mardi un homme de 89 ans, en fuite et soupçonné d'être l'auteur de deux fusillades dans des bâtiments publics à Athènes qui ont fait quatre blessés légers, selon l'agence de presse grecque ANA.

L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source.

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque.

 

 


Washington examine une proposition iranienne sur le détroit d'Ormuz

A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée. (AFP)
A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée. (AFP)
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  • Selon CNN, citant des personnes au fait du dossier, Donald Trump a laissé entendre au cours de cette rencontre qu'il était peu probable qu'il l'accepte
  • Même si, selon son secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'offre "est meilleure que ce que nous pensions qu'ils nous proposeraient"

WASHINGTON: La Maison Blanche étudie une nouvelle proposition de l'Iran pour débloquer le détroit d'Ormuz, quasiment paralysé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, Téhéran jugeant de son côté mardi que les Etats-Unis n'étaient plus en mesure de dicter leur politique à d'autres pays.

Le blocage d'Ormuz, un passage maritime stratégique pour le commerce du pétrole et du gaz naturel liquéfié, a fragilisé l'économie mondiale et sa réouverture est un enjeu majeur pour un règlement durable du conflit, déclenché par des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février.

A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée.

Selon CNN, citant des personnes au fait du dossier, Donald Trump a laissé entendre au cours de cette rencontre qu'il était peu probable qu'il l'accepte.

Même si, selon son secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'offre "est meilleure que ce que nous pensions qu'ils nous proposeraient".

"Exigences illégales et irrationnelles" 

Selon un article du site américain Axios - relayé par l'agence officielle iranienne Irna - l'Iran a transmis aux Etats-Unis une nouvelle proposition visant à rouvrir le détroit d'Ormuz et mettre fin à la guerre, et, à une date ultérieure seulement, négocier sur le dossier nucléaire.

Les Etats-Unis "ne sont plus en position de dicter leur politique à des nations indépendantes", a affirmé le porte-parole du ministère iranien de la Défense, Reza Talaei-Nik, appelant Washington à renoncer à ses "exigences illégales et irrationnelles".

Le Parlement iranien prépare parallèlement une loi prévoyant de placer le détroit sous l'autorité des forces armées. Selon ce texte, les navires israéliens auraient l'interdiction d'y passer et des droits de passage devraient être acquittés en rials iraniens.

"Nous ne pouvons pas tolérer que les Iraniens tentent d'instaurer un système dans lequel ils décident qui peut utiliser une voie maritime internationale et combien il faut leur payer pour l'utiliser", a répliqué Marco Rubio sur Fox News.

Il a par ailleurs insisté sur le volet nucléaire: "nous devons faire en sorte que tout accord conclu les empêche définitivement d'avoir à tout moment l'arme nucléaire à leur portée", a-t-il dit. Téhéran nie nourrir cette ambition et défend son droit au nucléaire civil.

Pour la première fois depuis le début de la guerre, un méthanier, chargé à plein en GNL, a pu franchir le détroit d'Ormuz courant avril, et se trouvait lundi au large de l'Inde, selon les données du cabinet spécialisé Kpler.

"Conflit gelé"? 

Alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis trois semaines, les négociations piétinent sur un arrêt durable des hostilités. Face à cette impasse diplomatique, le Qatar a mis en garde mardi contre un "conflit gelé" dans le Golfe.

Après l'annulation par les Etats-Unis d'un deuxième round de négociations au Pakistan, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a rencontré lundi à Saint-Pétersbourg son allié Vladimir Poutine.

Moscou, un des principaux soutiens de Téhéran, fera "tout" pour que "la paix puisse être obtenue le plus rapidement possible", a assuré le président russe.

M. Araghchi a aussi démenti tout affaiblissement de l'Iran malgré les nombreuses frappes qui ont visé le pays durant les premières semaines de la guerre et le blocus maritime imposé par Washington à ses ports.

La guerre au Moyen-Orient a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban.

Le bombardement au premier jour de la guerre de l'école de Minab, dans le sud de l'Iran, un des drames les plus spectaculaires du conflit, a été ramené à 155 morts (dont 120 enfants) contre au moins 175 précédemment, selon un bilan révisé diffusé mardi par la télévision d'Etat iranienne.

Sur le front libanais, l'armée israélienne - qui combat le mouvement pro-iranien Hezbollah, a ordonné mardi l'évacuation de nouveaux villages dans le sud du Liban.

Des frappes israéliennes dans cette région ont fait quatre morts et 51 blessés lundi, selon le ministère libanais de la Santé. Cela porte à au moins 40 le nombre de personnes tuées au Liban depuis le début de la trêve théoriquement en vigueur sur ce front depuis le 17 avril, d'après un décompte de l'AFP à partir des chiffres du ministère de la Santé.


La stabilité dans le Golfe passe par des « garanties crédibles» de sécurité pour l'Iran

L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le conflit Israël-Iran, au siège de l’ONU à New York, le 20 juin 2025. (Photo d’archives AFP)
L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le conflit Israël-Iran, au siège de l’ONU à New York, le 20 juin 2025. (Photo d’archives AFP)
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  • L’ambassadeur iranien à l’ONU affirme que la stabilité du Golfe dépend de garanties crédibles empêchant toute nouvelle attaque contre l’Iran et du respect de sa souveraineté
  • De nombreux pays critiquent l’Iran pour son contrôle du détroit d’Ormuz, tandis que Téhéran accuse les États-Unis de blocus naval et d’actions assimilées à de la piraterie

NATIONS UNIES: Le retour de la sécurité et de la stabilité dans le Golfe passe par des "garanties crédibles" pour l'Iran contre toute nouvelle attaque américano‑israélienne, a déclaré lundi l'ambassadeur iranien aux Nations unies.

"Une stabilité et une sécurité durables dans le Golfe et dans toute la région ne peuvent être garanties que par une cessation durable et permanente de toute agression contre l'Iran, accompagnée de garanties crédibles de non-répétition et du plein respect des droits et intérêts souverains légitimes de l'Iran", a déclaré Amir Saeid Iravani lors d'une session du Conseil de sécurité convoquée par Bahreïn.

Lors de la réunion à New York, des dizaines de pays ont condamné l'Iran pour son contrôle du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour les exportations d'hydrocarbures des pays du Golfe vers le reste du monde.

S'adressant ensuite à la presse, M. Iravani a regretté que les critiques aient visé exclusivement l'Iran, sans mentionner le blocus naval décrété par Washington.

"Les États-Unis agissent comme des pirates et des terroristes, ciblant les navires commerciaux par la coercition et l'intimidation, terrorisant les équipages, se saisissant illégalement des navires et prenant des membres d'équipage en otage", a-t-il déclaré. "Pourtant, parmi ceux qui ont exprimé leur inquiétude quant à la sécurité de la navigation internationale, personne lors de la réunion d'aujourd'hui n'a osé évoquer ni condamner ces actes terroristes."