Attaques d'églises au Nigeria: le président dénonce des violences «politiques»

L'année prochaine, le président nigérian Muhammadu Buhari quittera ses fonctions après son deuxième mandat et la sécurité sera un enjeu majeur de l'élection présidentielle prévue en février 2023. (Photo, AFP)
L'année prochaine, le président nigérian Muhammadu Buhari quittera ses fonctions après son deuxième mandat et la sécurité sera un enjeu majeur de l'élection présidentielle prévue en février 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 23 juin 2022

Attaques d'églises au Nigeria: le président dénonce des violences «politiques»

L'année prochaine, le président nigérian Muhammadu Buhari quittera ses fonctions après son deuxième mandat et la sécurité sera un enjeu majeur de l'élection présidentielle prévue en février 2023. (Photo, AFP)
  • «Il est évident que des gens malfaisants cherchent à plonger le pays dans une tension religieuse», a souligné le président Buhari
  • Début juin, des hommes armés d'explosifs ont massacré 40 paroissiens dans une église à Owo, dans le sud-ouest, une tuerie rare dans une région habituellement épargnée par les violences et qui a choqué le Nigeria

LAGOS: Le président nigérian Muhammadu Buhari a dénoncé mercredi soir la récente série d'attaques « politiques planifiées » contre des églises qui a fait des dizaines de morts dans le pays le plus peuplé d'Afrique. 

Début juin, des hommes armés d'explosifs ont massacré 40 paroissiens dans une église à Owo, dans le sud-ouest, une tuerie rare dans une région habituellement épargnée par les violences et qui a choqué le Nigeria. 

Dernière attaque en date, cette fois dans le nord-ouest : au cours du weekend, 36 personnes ont été kidnappées dans des villages et deux églises de l'Etat de Kaduna. Trois villageois ont été tués au cours des violences, selon les autorités. 

« Il est évident que des gens malfaisants cherchent à plonger le pays dans une tension religieuse », a souligné le président Buhari dans un communiqué. 

Ces récentes attaques n'ont pas été revendiquées. Mais pour le chef de l'Etat, elles ont été orchestrées à des fins « politiques » par des « ennemis » qui souhaitent détruire l'unité du pays. 

« Nous ne les laisserons pas (faire). La nation ne sera pas distraite ou divisée par ces actes criminels manifestement planifiés et politiquement motivés », a-t-il insisté. 

L'année prochaine, le président Buhari quittera ses fonctions après son deuxième mandat et la sécurité sera un enjeu majeur de l'élection présidentielle prévue en février 2023. 

Sous le feu des critiques notamment pour son incapacité à mettre un terme à l'insécurité quasi-généralisée dans le pays, M. Buhari a promis de retrouver les coupables et de les traduire en justice. 

« Les auteurs (de ces attaques) sont des hommes armés lâches, faibles et malfaisants qui tuent de sang-froid des femmes et des enfants sans défense dans leurs lieux de culte », a-t-il poursuivi. 

Le gouvernement a déclaré qu'il soupçonnait le groupe djihadiste Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap) d'être derrière le massacre de l'église d'Owo. 

L'Iswap opère dans le nord-est, à plus d'un millier de kilomètres du sud-ouest, où une insurrection jihadiste fait rage depuis 13 ans, ayant fait 40 000 morts et 2,2 millions de déplacés. 

Le Nigeria est également confronté à d'autres défis sécuritaires, notamment à des enlèvements massifs d'écoliers, des affrontements entre agriculteurs et éleveurs et des agitations séparatistes qui mettent les forces de sécurité à rude épreuve. 


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.