Au conseil national du PS, Faure défend son «pari fou» face «aux éléphants»

 Olivier Faure après des entretiens avec le président français à l'Elysée le 21 juin 2022 (Photo, AFP).
Olivier Faure après des entretiens avec le président français à l'Elysée le 21 juin 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 24 juin 2022

Au conseil national du PS, Faure défend son «pari fou» face «aux éléphants»

  • Parmi les intervenants, une majorité ont salué la stratégie du premier secrétaire
  • Le groupe socialiste à l'Assemblée sera composé de plus de trente députés, contre 27 dans la précédente mandature

PARIS: "A suivre les éléphants, nous aurions pu partir au cimetière": le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a défendu jeudi soir son "pari fou" du rassemblement au sein de la Nupes, qui était rejeté par de nombreuses figures du parti.

"J'ai tout entendu, j'ai aussi tout supporté. Avec vous, j'ai gagné ce pari fou de faire plus avec moins", a-t-il déclaré devant le parlement du PS, à Ivry-sur-Seine, aux portes de Paris.

Il a rappelé qu'avec des candidats dans seulement un peu plus de 70 circonscriptions aux législatives, selon l'accord de la Nupes avec LFI, EELV, le PCF et Générations, le PS a gagné "près de 300.000 voix supplémentaires par rapport à la présidentielle".

Le groupe socialiste à l'Assemblée "sera composé de plus de trente députés", contre 27 dans la précédente mandature, a indiqué Pierre Jouvet, secrétaire national, affirmant que "sans le rassemblement, nous n'aurions pas pu rentrer à l'Assemblée avec plus de 5 ou 6 députés", au vu du résultat de la présidentielle, où la candidate socialiste Anne Hidalgo avait obtenu 1,7% des voix.

"Oui, nous avons bien fait de faire cet accord", a insisté Olivier Faure, assurant que sans la Nupes, "l'extrême-droite se serait retrouvée dans 200 circonscriptions supplémentaires au second tour".

Alors que 59 candidats socialistes dissidents se sont présentés contre l'accord Nupes, selon les chiffres du PS, "la stratégie dissidente a perdu devant les électeurs" et "nos règles (d'exclusion, ndlr) s'appliqueront", a affirmé le premier secrétaire.

"C'est vrai la gauche n'a pas gagné en 2022 mais elle a spectaculairement progressé, par le nombre et surtout l'état d'esprit qui règne entre nous et nos partenaires" de la Nupes, a-t-il insisté, tout en reconnaissant qu'il faudrait "s'interroger avec nos partenaires sur les raisons de l'échec".

Outre les universités d'été à Blois les 26, 27 et 28 août, un congrès du PS aura lieu à l'automne, a-t-il dit, insistant: "on ne tourne pas le dos à ceux qui nous ont fait confiance".

Parmi les intervenants, une majorité ont salué la stratégie du premier secrétaire, "quelque chose d'une clairvoyance", a souligné le nouveau président du groupe socialiste à l'Assemblée Boris Vallaud.

Hélène Geoffroy, cheffe du courant minoritaire opposé à l'accord, a regretté "le triomphalisme" de la direction du parti, soulignant que la gauche n'avait "pas trouvé le chemin des quartiers populaires", et affirmant que "la radicalité de la France insoumise" avait empêché les candidats Nupes de gagner suffisamment de duels à gauche.

Olivier Faure a par ailleurs annoncé qu'une grande campagne d'adhésion au PS allait débuter la semaine prochaine.


Macron s'est entretenu lundi matin avec Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban selon l'Elysée

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée
  • Emmanuel Macron se rendra lundi après-midi à bord du porte-avions Charles de Gaulle, qui se trouve au large de la Crète, en Méditerranée orientale, où il a été dépêché pour faire face à la situation au Moyen-Orient

PAPHOS: Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée.

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien.

 

 

 


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.