Birmanie : un demi-milliard de dollars de drogue brûlé, selon les autorités

L'Etat de Shan, dans le nord de la Birmanie, demeure la première source de méthamphétamine de la région. (Photo, AFP)
L'Etat de Shan, dans le nord de la Birmanie, demeure la première source de méthamphétamine de la région. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 26 juin 2022

Birmanie : un demi-milliard de dollars de drogue brûlé, selon les autorités

L'Etat de Shan, dans le nord de la Birmanie, demeure la première source de méthamphétamine de la région. (Photo, AFP)
  • Près de deux tonnes d'héroïne et 630 millions de cachets de méthamphétamine sont partis en fumée à Rangoun, selon les autorités
  • Les Nations unies avaient publié, le mois dernier, un rapport indiquant qu'un milliard de pilules de méthamphétamine avaient été saisies en Asie de l'Est et du Sud-Est l'an dernier, un chiffre record

RANGOUN: Les autorités birmanes ont annoncé dimanche avoir brûlé pour un demi-milliard de dollars de drogue, alors que l'ONU a averti que la production de méthamphétamine atteignait des records dans la région. 

Près de deux tonnes d'héroïne et 630 millions de cachets de méthamphétamine sont ainsi partis en fumée à Rangoun, selon les autorités. 

Mais certains experts estiment que ce geste n'est qu'un écran de fumée mis en place par la junte militaire qui ne cherche pas sérieusement à juguler le problème, comme l'a indiqué l'analyste indépendant David Mathieson qui évoque « une complicité militaire active pour protéger une production de drogue à grande échelle ». 

Les Nations unies avaient publié, le mois dernier, un rapport indiquant qu'un milliard de pilules de méthamphétamine avaient été saisies en Asie de l'Est et du Sud-Est l'an dernier, un chiffre record. 

Pendant cette même période, 79 tonnes de crystal meth ont été saisies dans la région, ajoute le rapport. 

L'Etat de Shan, dans le nord de la Birmanie, demeure la première source de méthamphétamine de la région. 

Selon les experts, cette production atteint des niveaux sans précédent, favorisée notamment par le coup d'Etat en Birmanie en février 2021, qui a paralysé l'économie. 

L'anarchie qui règne dans le pays offre des conditions idéales pour l'essor des laboratoires de drogues, avec un approvisionnement largement incontrôlé en précurseurs chimiques en provenance de Chine. 


L’Union européenne dénonce le nouveau coup de force au Burkina

Les Djihadistes ont multiplié les attaques meurtrières dans le nord et l'est, où des villes sont désormais soumises à un blocus. Deux convois de ravitaillement ont été attaqués en septembre, avec à chaque fois un bilan lourd. (Photo, AFP)
Les Djihadistes ont multiplié les attaques meurtrières dans le nord et l'est, où des villes sont désormais soumises à un blocus. Deux convois de ravitaillement ont été attaqués en septembre, avec à chaque fois un bilan lourd. (Photo, AFP)
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  • Le coup de force « met en danger les efforts engagés depuis plusieurs mois, notamment de la part de la Cédéao, afin d’encadrer la Transition», a déploré le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell
  • Le Burkina Faso, un des pays pauvres du Sahel, a connu vendredi son second coup d'Etat en huit mois, mené pour renverser le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, arrivé au pouvoir par un putsch fin janvier

BRUXELLES : L'Union européenne a dénoncé samedi le nouveau coup de force au Burkina Faso et la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans le pays.

Le coup de force "met en danger les efforts engagés depuis plusieurs mois, notamment de la part de la Cédéao, afin d’encadrer la Transition", a déploré le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell dans un communiqué.

"L’Union européenne en appelle au respect des engagements pris, qui ont été à la base de l’accord trouvé avec la Cédéao le 3 juillet dernier, afin d’accompagner le Burkina Faso vers un retour à l’ordre constitutionnel au plus tard le 1er juillet 2024", a-t-il insisté.

"L’Union européenne déplore aussi la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans le pays, et reste aux côtés du peuple burkinabè dans ces moments difficiles", a-t-il ajouté.

Le Burkina Faso, un des pays pauvres du Sahel, a connu vendredi son second coup d'Etat en huit mois, mené pour renverser le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, arrivé au pouvoir par un putsch fin janvier. Le nouvel homme fort est un jeune capitaine de 34 ans, Ibrahim Traoré, chef de l'unité des forces spéciales antijihadistes "Cobra" dans la région de Kaya (nord).

Les Djihadistes ont multiplié les attaques meurtrières dans le nord et l'est, où des villes sont désormais soumises à un blocus. Deux convois de ravitaillement ont été attaqués en septembre, avec à chaque fois un bilan lourd.


Un essai nucléaire de Pyongyang recevrait une «réponse», prévient l'armée américaine

La vice-présidente américaine Kamala Harris (R) utilise une paire de jumelles alors qu'elle est informée par un membre de l'armée à un poste d'opération militaire lors de sa visite de la zone démilitarisée (DMZ) séparant la Corée du Nord et la Corée du Sud, à Panmunjom, le 29 septembre 2022. (AFP).
La vice-présidente américaine Kamala Harris (R) utilise une paire de jumelles alors qu'elle est informée par un membre de l'armée à un poste d'opération militaire lors de sa visite de la zone démilitarisée (DMZ) séparant la Corée du Nord et la Corée du Sud, à Panmunjom, le 29 septembre 2022. (AFP).
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  • La Corée du Nord a procédé à quatre tests de missiles balistiques en une semaine, et se prépare vraisemblablement à conduire un essai nucléaire après le prochain congrès du Parti communiste chinois qui débute le 16 octobre
  • «Je pense que la possibilité d'un test est plus probable une ou deux semaines après le congrès», a précisé ce responsable ayant requis l'anonymat

HONOLULU : Un essai nucléaire de la Corée du Nord, qui apparait probable dans les prochaines semaines, "changerait la donne" dans la région et recevrait une "réponse" des Etats-Unis, ont indiqué vendredi à Honolulu plusieurs hauts responsables du commandement américain pour l'Asie-Pacifique.

La Corée du Nord a procédé à quatre tests de missiles balistiques en une semaine, et se prépare vraisemblablement à conduire un essai nucléaire après le prochain congrès du Parti communiste chinois qui débute le 16 octobre, a indiqué à quelques journalistes un responsable du commandement Indo-Pacifique (IndoPacom).

"Je pense que la possibilité d'un test est plus probable une ou deux semaines après le congrès", a précisé ce responsable ayant requis l'anonymat.

Son estimation rejoint celle des services de renseignement sud-coréens, pour lesquels cet essai nucléaire, qui serait le premier depuis 2017, pourrait avoir lieu entre le 16 octobre et les élections de mi-mandat aux Etats-Unis le 7 novembre.

Tout en soulignant qu'aucun lien n'a été établi entre les récents tests balistiques de Pyongyang et la possibilité d'un test nucléaire, le chef de la flotte américaine dans la région, l'amiral Sam Paparo, a reconnu que ce serait "un sujet d'inquiétude très profonde".

"Ce serait très inquiétant, il y aurait une réponse", a-t-il ajouté.

"Cette réponse se ferait en consultation étroite avec notre allié sud-coréen et serait conforme à notre doctrine de dissuasion intégrée: elle incorporerait tous les instruments de pouvoir des Etats-Unis", diplomatique, militaire et économique, a-t-il ajouté.

Vision «inhabituelle»

Pour le chef des forces aériennes dans la région, le général Ken Wilsbach, l'idée que la Corée du Nord dispose d'une arme nucléaire est d'autant plus inquiétante que, contrairement à d'autres puissances nucléaires, le régime de Pyongyang ne considère pas ce genre d'armement comme un outil de dissuasion destiné à ne jamais être utilisé.

"Ils ont menacé d'utiliser ces armes contre leurs voisins et même les Etats-Unis. Et c'est inhabituel", a-t-il remarqué. "Les autres pays qui ont ces armes ne parlent pas comme ça et cela devrait inquiéter tout le monde".

Un essai nucléaire nord-coréen "changerait indubitablement la donne" dans la région, a ajouté le général Wilsbach. "Ce serait une source d'inquiétude pour de nombreux pays. Je pense que ça inquièterait même la Chine et la Russie".

Sous le coup de sanctions internationales pour ses programmes d'armement, la Corée du Nord a adopté début septembre une nouvelle doctrine proclamant qu'elle ne renoncerait jamais à l'arme nucléaire.

Le régime nord-coréen a testé des bombes atomiques à six reprises depuis 2006. Le dernier essai nucléaire en date, et le plus puissant, est survenu en 2017, d'une puissance estimée à 250 kilotonnes. Pyongyang a évoqué une bombe à hydrogène.

Des images satellites ont montré ces derniers mois des signes d'activité dans un tunnel du site d'essais nucléaires de Punggye-ri.

Pyongyang avait assuré avoir démoli ce site en 2018 avant un sommet historique entre Kim Jong Un et le président américain de l'époque Donald Trump, début d'une brève phase de dialogue.

Face à la rhétorique guerrière de Pyongyang, les Etats-Unis et la Corée du Sud ont repris leurs exercices conjoints, suspendus depuis 2018 en raison du Covid-19 et d'un réchauffement diplomatique, désormais terminé, entre Séoul et Pyongyang.

La vice-présidente américaine Kamala Harris s'est rendue cette semaine à Séoul et a visité la zone démilitarisée (DMZ) entre les deux Corée, lors d'un voyage visant à souligner l'engagement "inébranlable" de Washington à défendre la Corée du Sud contre le Nord.

Washington est le principal allié de Séoul en matière de sécurité, avec environ 28 500 de ses soldats stationnés en Corée du Sud.


Un mort et des dizaines de blessés dans un séisme à Sumatra, en Indonésie

La responsable de BKMG, Dwikorita Karnawati, a recommandé la vigilance aux habitants concernant d'éventuelles nouvelles secousses et a appelé la population à trouver un abri en lieu sûr. (Photo d'illustration/AFP).
La responsable de BKMG, Dwikorita Karnawati, a recommandé la vigilance aux habitants concernant d'éventuelles nouvelles secousses et a appelé la population à trouver un abri en lieu sûr. (Photo d'illustration/AFP).
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  • Le séisme a été enregistré à une profondeur relativement faible de 13 km, peu avant 02H30 locales (19H30 GMT), à environ 40 km de la ville de Sibolga dans la province Nord de Sumatra, selon l'USGS
  • Un homme d'une cinquantaine d'années est mort d'une crise cardiaque provoquée par le séisme et au moins 25 personnes ont été blessées, a indiqué une responsable de l'agence régionale de gestion des catastrophes

JAKARTA : Un séisme de magnitude 5,9 a frappé l'île indonésienne de Sumatra tôt samedi, selon l'Institut d'études géologiques des Etats-Unis (USGS), faisant au moins un mort et des dizaines de blessés.

Le séisme a été enregistré à une profondeur relativement faible de 13 km, peu avant 02H30 locales (19H30 GMT), à environ 40 km de la ville de Sibolga dans la province Nord de Sumatra, selon l'USGS.

Un homme d'une cinquantaine d'années est mort d'une crise cardiaque provoquée par le séisme et au moins 25 personnes ont été blessées, a indiqué à l'AFP une responsable de l'agence régionale de gestion des catastrophes, Febrina Tampubolon.

Les autorités étaient en train d'évaluer les dégâts mais les poteaux électriques et les tours de communications ont été touchés, perturbant les réseaux, a ajouté Mme Tampubolon.

Une cinquantaine de secousses ont été enregistrées par l'Agence indonésienne de météorologie et de géophysique (BKMG).

La responsable de BKMG, Dwikorita Karnawati, a recommandé la vigilance aux habitants concernant d'éventuelles nouvelles secousses et a appelé la population à trouver un abri en lieu sûr.

"Pour ceux dont les maisons ont été endommagées, il est recommandé de ne pas rester à l'intérieur car de possibles répliques pourraient les endommager davantage", a-t-elle indiqué lors d'une conférence de presse virtuelle.

Des répliques pourraient en outre entraîner des glissements de terrain, a-t-elle mis en garde.

L'Indonésie est située sur la "ceinture de feu" du Pacifique, ce qui lui vaut d'être la proie de fréquents tremblements de terre.

En 2018, un séisme de magnitude 7,5 suivi d'un tsunami à Palu, sur l'île de Sulawesi, avait tué plus de 2 200 personnes.

En 2004, un puissant séisme de magnitude 9,1 dans la province d'Aceh avait provoqué un tsunami et tué plus de 170 000 personnes en Indonésie.