Mort d'Amadou Koumé en 2015: ouverture du procès de trois policiers

Des passants passent devant l'entrée principale du palais de justice de Paris, le 22 mars 2022. (AFP)
Des passants passent devant l'entrée principale du palais de justice de Paris, le 22 mars 2022. (AFP)
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Publié le Lundi 27 juin 2022

Mort d'Amadou Koumé en 2015: ouverture du procès de trois policiers

  • Lors de l'interpellation, un policier de la Brigade anti-criminalité (BAC) avait réalisé deux clés d'étranglement sur Amadou Koumé
  • L'expertise médicale finale menée au cours de l'instruction a conclu qu'il avait succombé à un «œdème pulmonaire» causé par «une asphyxie mécanique lente»

PARIS: Le procès de trois policiers, jugés pour la mort en 2015 d'un homme, Amadou Koumé, lors de son interpellation avec une clé d'étranglement, s'est ouvert lundi à Paris.

"C'est de la vie d'un homme et plus exactement de la mort d'un homme, que le tribunal va parler", a déclaré le président du tribunal, avant de lire les infractions pour lesquelles les fonctionnaires de 45, 47 et 62 ans doivent comparaître pendant trois demi-journées.

Dans la nuit du 5 au 6 mars 2015, la police avait été appelée dans un bar près de la gare du Nord à Paris, en raison du comportement agité d'un homme manifestement en proie à des troubles psychiques.

Lors de l'interpellation, un policier de la Brigade anti-criminalité (BAC) avait réalisé deux clés d'étranglement sur Amadou Koumé, la première pendant quelques secondes et la deuxième pendant près de deux minutes alors qu'il était maintenu sur le ventre, face contre terre et mains dans le dos.

Au total, M. Koumé était resté dans cette position pendant plus de six minutes. Il avait ensuite été transporté dans un car de police et son décès avait été constaté au commissariat.

L'expertise médicale finale menée au cours de l'instruction a conclu qu'il avait succombé à un "œdème pulmonaire" causé par "une asphyxie mécanique lente".

Elle ajoutait que "le traumatisme cervical et laryngé" entraîné par la clé d'étranglement avait "participé à la survenue de cette asphyxie", également "favorisée" par son immobilisation au sol.

Le policier auteur des clés d'étranglement avait été mis en examen pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner", ce qui aurait pu le mener aux assises, mais il a finalement été renvoyé devant le tribunal pour homicide involontaire, comme les deux autres prévenus.

Les policiers sont jugés pour des "manquements" et "négligences": il leur est reproché des "gestes mal maîtrisés" et la poursuite de l'immobilisation prolongée au sol d'Amadou Koumé alors qu'il "ne présentait plus aucun danger pour autrui" et ce, sans "s'enquérir de son état de santé".

Le nom d'Amadou Koumé fait partie de ceux scandés lors des manifestations contre les violences policières ces dernières années. La femme de Cédric Chouviat, mort en janvier 2020 lors d'un contrôle policier là aussi avec une clé d'étranglement, ainsi qu'Amal Bentounsi, fondatrice du collectif "Urgence la police assassine", doivent témoigner au procès mardi.

Technique controversée, la clé d'étranglement, proscrite dans la gendarmerie et remplacée officiellement depuis juillet 2021 dans la police, est au cœur de plusieurs enquêtes ouvertes après le décès d'hommes interpellés.


Paris salue le vote «historique et courageux» de l'abolition de la peine de mort au Liban

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence"
  • Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient.

Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence", a écrit sur X le ministre, soulignant que le Liban honore ainsi un "engagement pris à Paris il y a un mois lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort".


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".