Volvo Cars va ouvrir une usine en Europe pour la première fois depuis 60 ans

Ce site, qui représente un investissement d'1,2 milliard d'euros, doit être construit à partir de 2023 à Kosice dans l'est de Slovaquie. (AFP).
Ce site, qui représente un investissement d'1,2 milliard d'euros, doit être construit à partir de 2023 à Kosice dans l'est de Slovaquie. (AFP).
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Publié le Vendredi 01 juillet 2022

Volvo Cars va ouvrir une usine en Europe pour la première fois depuis 60 ans

  • L'américain Ford avait vendu Volvo Cars à Geely pour 1,8 milliard de dollars en 2010
  • En douze ans, le constructeur suédois a redressé spectaculairement ses comptes et son image de marque, surfant sur la vague des SUV premium

STOCKHOLM: Volvo Cars va ouvrir une usine en Slovaquie, sa troisième en Europe et dédiée à la fabrication de voitures électriques, a annoncé vendredi le constructeur automobile suédois.

Il s'agit "de la première ouverture d'une usine de production européenne de Volvo depuis près de 60 ans", souligne la marque suédoise dans un communiqué.

Ce site, qui représente un investissement d'1,2 milliard d'euros, doit être construit à partir de 2023 à Kosice dans l'est de Slovaquie, un pays de 5,4 millions d’habitants, membre de la zone euro, qui abrite déjà des usines Volkswagen, Kia Motors, PSA Peugeot Citroën et Jaguar Land Rover.

Le nouvel établissement où la production en série est prévue pour 2026, s'ajoute aux deux sites historiques du constructeur scandinave, à Torslanda près de Göteborg en Suède, et à Gand en Belgique, lancées tous deux dans les années 1960.

L'usine doit permettre à Volvo de "répondre à la demande soutenue de ses clients pour les voitures électriques et capter un futur potentiel de croissance" avec "plusieurs milliers d'emplois créés", indique le constructeur, propriété du chinois Geely.

Volvo avait annoncé il y a deux ans que toutes ses voitures seraient 100% électriques d'ici 2030, avec la fin des motorisations thermiques et hybrides.

Dans cette nouvelle stratégie en "triangle", Gand sera centré sur l'Europe de l'Ouest, Torslanda sur l'Europe du Nord et Kosice sur l'Europe centrale.

La nouvelle usine "améliorera la situation sociale et économique de la région et ne produira que des voitures électriques, ce qui donne à l'industrie automobile slovaque une perspective compétitive dans la nouvelle ère écologique", s’est félicité le Premier ministre slovaque Eduard Heger, dans un communiqué.

Volvo, qui entend porter ses ventes à 1,2 million de voitures par an autour de 2025, prévoit une capacité de 250.000 véhicules par an sur son site slovaque.

Le groupe n'a pas précisé un éventuel impact sur la production de ses deux autres usines européennes, en cours de transformation pour produire 100% de voitures électriques.

Mais il a rappelé que Gand et Torslanda avaient à elles deux une capacité de production de 600.000 véhicules par an.

En 2021, Volvo Cars avait écoulé quelque 699.000 véhicules dans le monde, dont 293.000 en Europe, 172.000 en Chine et 122.000 aux Etats-Unis, selon les chiffres du constructeur.

L'américain Ford avait vendu Volvo Cars à Geely pour 1,8 milliard de dollars en 2010. En douze ans, le constructeur suédois a redressé spectaculairement ses comptes et son image de marque, surfant sur la vague des SUV premium.

Le groupe est distinct depuis 1999 du géant des poids lourds Volvo Group, resté lui sous pavillon suédois indépendant.


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.