Burkina: Menaces de mort contre un célèbre journaliste

Un célèbre journaliste du Burkina Faso, Newton Ahmed Barry, a été menacé de mort dans un enregistrement audio relayé par les réseaux sociaux (Photo, AFP).
Un célèbre journaliste du Burkina Faso, Newton Ahmed Barry, a été menacé de mort dans un enregistrement audio relayé par les réseaux sociaux (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 02 juillet 2022

Burkina: Menaces de mort contre un célèbre journaliste

  • Ancien rédacteur en chef du journal d’investigation, il a été un présentateur vedette de la télévision du Burkina Faso
  • Les raisons pour lesquelles des menaces ont été proférées contre M. Barry ne sont pas précisées

OUAGADOUGOU: Un célèbre journaliste du Burkina Faso, Newton Ahmed Barry, a été menacé de mort dans un enregistrement audio relayé par les réseaux sociaux, suscitant la condamnation d'organisations nationales et internationales de défense de la presse.

Sur l'enregistrement audio, dont l'origine est inconnue, on entend une voix dire: "Il faut aller brûler son domicile, raser complètement sa maison, ramasser tous les débris de sable et laisser le terrain vide". Elle traite également le journaliste de "terroriste" qui "ne mérite pas de vivre".

"L’appel au meurtre et à la destruction de biens de M. Newton Ahmed Barry, est grave et alarmant, au regard du contexte national d’insécurité" au Burkina Faso en proie à la violence jihadiste depuis 2015, indique une déclaration d'une dizaine d'organisations professionnelles de médias burkinabè.

Elles appellent les autorités burkinabè  à "garantir urgemment l’intégrité physique et morale de Newton Ahmed Barry et de sa famille", et la justice à ouvrir "une enquête sur les auteurs et ou commanditaires de l’appel au meurtre avant qu’ils n’aient le temps de mettre en pratique leur funeste pensée".

Ces organisations notent que "ces menaces à l’encontre de notre confrère interviennent dans un contexte où des audios haineux inondent les réseaux sociaux incitant aux meurtres collectifs de certains de nos compatriotes".

Les raisons pour lesquelles des menaces ont été proférées contre M. Barry ne sont pas précisées dans l'enregistrement audio.

Mais il a déclaré à l'organisation internationale de défense des journalistes Committee to protect journalists (CPJ), qu'il "avait récemment fait part de son scepticisme quant à l'accord entre le gouvernement malien et une société russe de mercenaires (Wagner, ndlr) qui aurait été vu comme une provocation par les pro-Russes" dans la région, selon un communiqué du CPJ.

A l'instar des organisations nationales, le CPJ demande aux autorités burkinabè d'enquêter sur ces menaces, d'en identifier les auteurs et d'assurer la protection du journaliste.

Ancien rédacteur en chef du journal d’investigation L’Evènement, Newton Ahmed Barry a été un présentateur vedette de la télévision du Burkina Faso dans les années 80.

Il en avait démissionné avec fracas au lendemain de l'assassinat en 1998 du journaliste d’investigation et directeur de publication de l'hebdomadaire L’Indépendant, Norbert Zongo et de trois de ses amis, dont les corps avaient été retrouvés criblés de balles et carbonisés dans leur véhicule dans le sud du Burkina.

Très critique à l'encontre du régime de l'ancien président Blaise Compaoré, il avait été porté à la tête de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) après la chute de ce dernier en 2014.

Alors qu'il avait la possibilité de briguer un second mandat, il avait annoncé son départ de la Ceni, reprenant dans la foulée ses critiques contre l'État dans des publications très suivies sur les réseaux sociaux.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.