Sydney: des milliers d'habitants appelés à évacuer face aux inondations

Un secouriste examine une zone inondée en raison de pluies torrentielles dans la banlieue de Camden à Sydney le 3 juillet 2022. (AFP)
Un secouriste examine une zone inondée en raison de pluies torrentielles dans la banlieue de Camden à Sydney le 3 juillet 2022. (AFP)
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Publié le Lundi 04 juillet 2022

Sydney: des milliers d'habitants appelés à évacuer face aux inondations

  • Les routes ont été bloquées et au moins 18 ordres d'évacuation sont en vigueur dans l'ouest de la ville, une zone touchée par de graves inondations en mars
  • L'Australie est particulièrement éprouvée par le changement climatique, régulièrement frappée par des sécheresses, des feux de forêt dévastateurs, sans compter des inondations répétées

SYDNEY : Des milliers d'habitants de Sydney ont été appelés lundi à évacuer leurs foyers, au troisième jour de pluies torrentielles, les rivières en crue ayant submergé des pans entiers de terrain et des torrents d'eau s'étant échappés du principal barrage de la plus grande métropole d'Australie.

"Le sol est saturé, les rivières coulent rapidement, les barrages débordent", a déclaré Carlene York, une responsable des services d'urgence de l'État.

Environs 32 000 personnes ont reçu un ordre ou un avertissement d'évacuation dans l'Etat de Nouvelle-Galles du Sud, ont indiqué les services d'urgence.

L'Australie est particulièrement éprouvée par le changement climatique, régulièrement frappée par des sécheresses, des feux de forêt dévastateurs, sans compter des inondations répétées et de plus en plus intenses.

Lundi, les services de secours ont déclaré être venu en aide à plus de 80 personnes depuis la veille au soir.

De nombreuses personnes ont été piégées dans leurs voitures en essayant de traverser des routes inondées ou ont été bloqués dans leurs maisons entourées par la montée des eaux.

Lundi matin, les eaux de la rivière, d'un brun boueux, avaient transformé une grande étendue de terrains en lac dans la banlieue de Camden, au sud-ouest de Sydney.

A la télévision, des images montraient des routes qui avaient disparu sous les eaux et des mobile-homes dans l'eau, dont au moins un renversé sur le côté.

De grands volumes d'eau ont jailli du barrage de Warragamba, sous pression, qui fournit la majorité de la ville en eau potable.

Selon les prévisionnistes, les pluies torrentielles en Nouvelle-Galles du Sud pourraient persister pendant encore au moins 24 heures.

De plus en plus courant

Au large de la côte de Sydney, les sauveteurs tentent de venir en aide à un cargo de 150 mètres de long avec à son bord 21 membres d'équipage. Un projet d'hélitreuillage des membres d'équipage a dû être reporté pour des raisons de sécurité, selon la police.

La côte est de l'Australie a subi des inondations répétées au cours des 18 derniers mois.

En mars, les inondations causées par de fortes tempêtes ont dévasté l'ouest de Sydney et fait 20 morts.

Avec le réchauffement de la planète, l'atmosphère contient plus de vapeur d'eau, augmentant les risques d'épisodes de fortes précipitations, selon les scientifiques. Ces pluies, associées à d'autres facteurs liés notamment à l'aménagement du territoire, favorisent les inondations.

"Nos recherches sur les inondations de mars 2021 à Sydney ont révélé que des événements similaires au-dessus de Sydney étaient susceptibles de se produire 80% plus souvent d'ici la fin du 21e siècle" a déclaré Kimberley Reid, spécialiste de l'atmosphère à l'université Monash.

L'Australie doit se préparer à des inondations plus régulières, a déclaré Dominic Perrottet, Premier ministre de la Nouvelle-Galles du Sud, lors d'une conférence de presse.

"Il ne fait aucun doute que ces événements deviennent plus fréquents", a-t-il affirmé. "Les gouvernements doivent s'adapter et s'assurer que nous répondons à l'environnement changeant dans lequel nous nous trouvons".


Le grand plan climat de Biden nourrit les tensions entre l'Europe et les Etats-Unis

Un drapeau des États-Unis, de la France et du district de Columbia sont vus flottant près de la Maison Blanche, à Washington, DC, le 28 novembre 2022, en préparation de la visite d'État du président français Emmanuel Macron. (AFP).
Un drapeau des États-Unis, de la France et du district de Columbia sont vus flottant près de la Maison Blanche, à Washington, DC, le 28 novembre 2022, en préparation de la visite d'État du président français Emmanuel Macron. (AFP).
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  • Axé principalement sur le climat et les dépenses sociales, le plan, baptisé «Inflation Reduction Act» (IRA), prévoit plus de 430 milliards de dollars d'investissement dont 370 milliards afin de réduire les émission de gaz à effet de serre
  • Ces investissements prennent la forme de réductions d'impôt pour les entreprises qui investissent dans l'énergie propre, ainsi que d'importantes subventions pour les véhicules électriques, les batteries et les projets d'énergies renouvelables

WASHINGTON : Le grand plan climat arraché par Joe Biden au Congrès américain est devenu un sujet de tension entre les Etats-Unis et l'Union européenne (UE), qui craint de voir certaines mesures affaiblir son industrie, au point d'en faire l'un des principaux sujets lors de la visite d'Etat du président français Emmanuel Macron, qui débute mercredi.

Quelles sont les mesures prévues par l'IRA?

Axé principalement sur le climat et les dépenses sociales, le plan, baptisé "Inflation Reduction Act" (IRA), prévoit plus de 430 milliards de dollars d'investissement dont 370 milliards afin de réduire les émission de gaz à effet de serre de 40% d'ici à 2030, soit le plus important effort jamais consenti par les Etats-Unis dans ce domaine.

Ces investissements prennent la forme de réductions d'impôt pour les entreprises qui investissent dans l'énergie propre, ainsi que d'importantes subventions pour les véhicules électriques, les batteries et les projets d'énergies renouvelables dès lors que ces produits sont fabriqués aux Etats-Unis.

Parmi ces mesures, une subvention de 7 500 dollars accordée aux ménages pour l'achat d'un véhicule électrique "made in USA", une autre en faveur des fabricants d'éoliennes et panneaux solaires utilisant de l'acier américain, ou encore une baisse d'impôt pour aider les entreprises à réaliser leur transition énergétique.

Pourquoi de telles réactions côté européen?

L'IRA a fait bondir tant Bruxelles que les capitales européennes, qui voient les diverses subventions prévues par cette loi comme des mesures "discriminatoires", en particulier pour les constructeurs automobiles européens.

"C'est inacceptable pour l'UE. En l'état, ce texte est extrêmement protectionniste, au détriment des exportations européennes" a ainsi souligné fin octobre le ministre tchèque de l'Industrie, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE, qui a cependant souligné la "bonne volonté des deux côtés" après une rencontre des ministres européens avec l'ambassadrice américaine au Commerce Katherine Tai.

Début novembre, le commissaire européen au Marché intérieur Thierry Breton a menacé Washington  d'"aller devant l'OMC" et dit envisager des "mesures de rétorsion" si les Etats-Unis ne revenaient pas sur des subventions qu'il estime "contraires aux règles de l'Organisation mondiale du commerce".

"Dans certains cas, le montant des subventions que l'administration Biden propose est quatre à dix fois le montant maximal autorisé par la Commission européenne", a de son côté regretté le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, qui a appelé la Commission à créer "des dispositifs de préférence européenne" ou à accélérer "l'utilisation des instruments de réciprocité".

Le sujet sera sur la table à l'occasion de la visite de M. Macron à Washington.

"Nous comprenons totalement la volonté d'être plus indépendant des Etats-Unis", a assuré lundi un responsable français, "mais les problèmes viennent du fait qu'en Europe, nous n'avons pas ce type d'instrument discriminatoire. Nous respectons les règles de l'OMC en la matière."

Il a rappelé que la France souhaitait que "l'Europe aussi, pas seulement les Etats-Unis, ressorte plus forte" de la période de crises multiples que le continent traverse.

Quelles marges de manoeuvres pour amender l'IRA?

Même si le président américain voulait revenir sur certaines mesures ou en élargir les bénéficiaires, ses options sont en pratique assez réduites, d'autant que les démocrates perdront en janvier leur majorité à la Chambre des représentants, résultat des élections de début novembre.

Mais il n'est surtout pas certain que Joe Biden souhaite retoucher ce symbole fort de son mandat, qu'il a arraché de haute lutte après d'intenses négociations au Sénat américain.

A l'origine, le démocrate de 80 ans espérait faire voter un programme encore plus ambitieux, le Build Back Better Act, qui prévoyait 1.700 milliards de dollars d'investissement et avait été voté fin 2021 par la Chambre, mais n'était pas parvenu à passer la barrière du Sénat.

Ces mesures sont par ailleurs très populaires, en particulier dans certains Etats où l'industrie automobile reste très puissante, comme l'Ohio ou le Michigan, qui sont désormais considérés comme des Etats clés, où les élections peuvent se jouer.

Washington veut cependant arrondir les angles avec leurs partenaires européens, a souligné lundi Katherine Tai à l'issue d'un échange à distance avec Bruno Le Maire, en appelant à "travailler ensemble afin de renforcer la compréhension commune de la législation".

De son côté, le président Macron espère aller plus loin, en obtenant de son homologue américain "des exemptions pour un certain nombre d'industries européennes, peut-être sur le modèle de ce (l'administration américaine) consent déjà pour le Mexique et le Canada", selon un conseiller de l'Elysée. Ces deux pays voisins se sont vus intégrer parmi les bénéficiaires des avantages prévus après être également montés au créneau.


Gaz: le Qatar annonce un contrat pour approvisionner l'Allemagne

Saad Sherida al-Kaabi, ministre de l'énergie du Qatar et PDG de QatarEnergy, et Ryan Lance, PDG de la multinationale ConocoPhillips, échangent des documents lors d'une conférence de presse à Doha, la capitale du Qatar, le 29 novembre 2022, annonçant un nouvel accord pour envoyer à l'Allemagne deux millions de tonnes de gaz naturel liquéfié par an pendant au moins 15 ans. (AFP).
Saad Sherida al-Kaabi, ministre de l'énergie du Qatar et PDG de QatarEnergy, et Ryan Lance, PDG de la multinationale ConocoPhillips, échangent des documents lors d'une conférence de presse à Doha, la capitale du Qatar, le 29 novembre 2022, annonçant un nouvel accord pour envoyer à l'Allemagne deux millions de tonnes de gaz naturel liquéfié par an pendant au moins 15 ans. (AFP).
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  • Le Qatar a annoncé mardi un accord permettant d'approvisionner l'Allemagne en gaz naturel liquéfié (GNL) pendant 15 ans
  • La Qatar va fournir «jusqu'à 2 milions de tonnes de GNL par an» au terminal gazier en cours de construction à Brunsbuntell, dans le nord de l'Allemagne

DOHA : Le Qatar a annoncé mardi un accord permettant d'approvisionner l'Allemagne en gaz naturel liquéfié (GNL) pendant 15 ans, en pleine crise mondiale de l'énergie provoquée par la guerre en Ukraine.

Dans le cadre d'un accord entre Qatar Energy et la compagnie américaine ConocoPhilips, le pays du Golfe va fournir "jusqu'à 2 milions de tonnes de GNL par an" au terminal gazier en cours de construction à Brunsbuntell, dans le nord de l'Allemagne, à partir de 2026, a déclaré le ministre qatari de l'Energie, Saad Sherida Al-Kaabi, lors d'une conférence de presse.


Washington approuve la vente de missiles à la Finlande

Le missile AIM 9X Block II, dit "Sidewinder", est un missile air-air courte-portée guidé par infrarouge produit par Raytheon. (Photo : Marine américaine)
Le missile AIM 9X Block II, dit "Sidewinder", est un missile air-air courte-portée guidé par infrarouge produit par Raytheon. (Photo : Marine américaine)
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  • Le gouvernement finlandais souhaite acquérir 40 missiles tactiques et 48 bombes guidées planantes pour équiper sa flotte aérienne de chasse et cette vente de matériel sensible devait auparavant être approuvée par le gouvernement américain
  • «Ce projet de vente va renforcer la politique étrangère et la sécurité nationale des Etats-Unis en améliorant la sécurité d'un partenaire de confiance, qui est un facteur important de stabilité politique et de progrès économique dans le monde»

WASHINGTON : Washington a approuvé la vente de plus de 80 missiles de précision à la Finlande pour un montant total de 323 millions de dollars, a annoncé lundi le département d'Etat, alors que ce pays traditionnellement non-aligné se prépare à rejoindre l'Otan.

Le gouvernement finlandais souhaite acquérir 40 missiles tactiques et 48 bombes guidées planantes pour équiper sa flotte aérienne de chasse et cette vente de matériel sensible devait auparavant être approuvée par le gouvernement américain, a précisé le département d'Etat dans un communiqué.

Le missile AIM 9X Block II, dit "Sidewinder", est un missile air-air courte-portée guidé par infrarouge produit par Raytheon.

L'AGM-154 JSOW ("Joint standoff weapon") est une bombe guidée planante de précision à moyenne portée, permettant des tirs à distance de sécurité ("standoff"), également fabriquée par Raytheon.

"Ce projet de vente va renforcer la politique étrangère et la sécurité nationale des Etats-Unis en améliorant la sécurité d'un partenaire de confiance, qui est un facteur important de stabilité politique et de progrès économique dans le monde", a souligné le département d'Etat dans un communiqué.

Si elle est confirmée, cette vente d'armement "va améliorer les capacités air-air et air-sol de la Finlande", qui n'aura "aucune difficulté à les intégrer à ses forces armées".

A la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, la Finlande et la Suède ont présenté en mai une candidature commune en vue d'intégrer l'Alliance atlantique, abandonnant des décennies de non-alignement militaire.

Celle-ci, qui doit être acceptée à l'unanimité par les 30 Etats membres de l'Otan, a été ratifiée par tous à l'exception de la Turquie et de la Hongrie.