Israël/Liban: Macron appelle à «éviter toute action» contre le processus sur le gaz offshore

Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre israélien Yaïr Lapid font une déclaration à la suite d'une rencontre à l'Elysée à Paris, le 5 juillet 2022 (Photo, AFP).
Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre israélien Yaïr Lapid font une déclaration à la suite d'une rencontre à l'Elysée à Paris, le 5 juillet 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 05 juillet 2022

Israël/Liban: Macron appelle à «éviter toute action» contre le processus sur le gaz offshore

  • Le Liban et Israël, deux pays voisins officiellement toujours en état de guerre, avaient entamé en octobre 2020 des négociations inédites sous l'égide de Washington pour délimiter leur frontière maritime
  • Mais les pourparlers ont été suspendus en mai 2021 à la suite de différends concernant la surface de la zone contestée

PARIS: Emmanuel Macron a appelé mardi, lors d'une visite du Premier ministre israélien à Paris, à "éviter toute action" qui mettrait "en danger" le processus en cours entre le Liban et l'Etat hébreu sur l'épineuse question du gaz offshore.

"Je souhaite évoquer les négociations sur la frontière maritime avec Israël", a déclaré le chef de l'Etat français à la presse aux côtés de Yaïr Lapid. "Les deux pays ont intérêt à aboutir à un accord qui permettra une exploitation énergétique au bénéfice des deux peuples".

"La France y contribue déjà et est prête à y contribuer davantage", a-t-il ajouté sans autre précision.

Le Liban et Israël, deux pays voisins officiellement toujours en état de guerre, avaient entamé en octobre 2020 des négociations inédites sous l'égide de Washington pour délimiter leur frontière maritime, afin de lever les obstacles à la prospection d'hydrocarbures.

Mais les pourparlers ont été suspendus en mai 2021 à la suite de différends concernant la surface de la zone contestée, portant notamment sur le champ gazier de Karish.

Pour l'État hébreu, ce champ est situé en territoire israélien "à plusieurs kilomètres de la zone sur laquelle portent les négociations" avec le Liban. Pour Beyrouth, ce gisement se trouve dans les eaux contestées.

L'armée israélienne a affirmé le 2 juillet avoir abattu trois drones du Hezbollah libanais qui se dirigeaient selon elle vers le champ gazier de Karish.

Le puissant mouvement armé a reconnu avoir lancé "trois drones non armés en direction du champ contesté de Karish pour des missions de reconnaissance", sans faire mention de leur interception.

"Israël ne restera pas en retrait, placide, compte tenu de ces attaques répétées", a prévenu mardi à Paris Yaïr Lapid, qui avait accusé quelques jours plus tôt le Hezbollah de "saper la capacité" du Liban à "parvenir à un accord sur la frontière maritime".


Le Cabinet saoudien appelle la communauté internationale à mettre fin aux attaques d’Israël contre les Palestiniens

Le roi Salmane d’Arabie saoudite (SPA)
Le roi Salmane d’Arabie saoudite (SPA)
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Riyad : Le Conseil des ministres d’Arabie saoudite, présidé par le roi Salmane, appelle la communauté internationale à mettre fin aux attaques répétées d’Israël contre les Palestiniens, a rapporté mardi l’Agence de presse officielle saoudienne.

 

À suivre…

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Un an de régime taliban en Afghanistan

Cette photo prise le 25 juillet 2022 montre des filles étudiant dans une école dans un lieu tenu secret en Afghanistan. (AFP).
Cette photo prise le 25 juillet 2022 montre des filles étudiant dans une école dans un lieu tenu secret en Afghanistan. (AFP).
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  • Les talibans, en dépit de leur promesse initiale d'un régime plus souple que lors de leur passage au pouvoir entre 1996 et 2001, imposent aux femmes des restrictions drastiques
  • Les interdictions pleuvent: musique non-religieuse, représentation de visages humains sur des publicités, diffusion à la télé de films ou séries montrant des femmes non voilées sont bannies

KABOUL : Recul des droits humains, en particulier ceux des femmes, effondrement économique et attentats: un an depuis le retour au pouvoir des talibans en Afghanistan en quelques moments clés.

Talibans à Kaboul

Le 15 août 2021, les talibans investissent le palais présidentiel de Kaboul à l'issue d'une offensive fulgurante entamée en mai à la faveur du début du retrait d'Afghanistan des forces américaines et de l'Otan.

Le président afghan Ashraf Ghani, en fuite à l'étranger, admet que "les talibans ont gagné".

Washington gèle près de 9,5 milliards de dollars de la Banque centrale afghane et la Banque mondiale suspend ses aides à l'Afghanistan, dont 60% de la population dépend de l'aide internationale.

Evacuation chaotique

L'effondrement de l'armée et du gouvernement afghan précipite les opérations de retrait des militaires américains et de leurs alliés civils afghans, marquées le 26 août par un attentat revendiqué par le groupe Etat islamique à l'aéroport de Kaboul, qui fait plus de 100 morts.

Le 30 août, l'armée américaine quitte l'Afghanistan, mettant fin à deux décennies de présence dans le pays.

Gouvernement

Les 7 et 8 septembre, est nommé un gouvernement, largement trusté par des responsables historiques du mouvement dans les années 1990 et qui ne comprend aucune femme ministre.

Les Occidentaux déplorent un gouvernement ni "inclusif", ni "représentatif" de la diversité ethnique et religieuse du pays, comme le nouveau régime s'y était engagé, et font du respect des droits humains, particulièrement pour les femmes, un prérequis dans les négociations sur l'aide et la reconnaissance du régime islamiste.

Liberté des femmes restreinte

Les talibans, en dépit de leur promesse initiale d'un régime plus souple que lors de leur passage au pouvoir entre 1996 et 2001, imposent aux femmes des restrictions drastiques.

Le 23 mars 2022, ils font refermer aux filles les lycées et collèges, quelques heures à peine après leur réouverture pourtant annoncée de longue date.

Début mai, le chef suprême des talibans ordonne aux femmes de porter un voile intégral en public, de préférence la burqa.

Les femmes se voient aussi exclues de nombreux emplois publics et interdites de voyager seules en dehors de leur ville.

Autres droits humains amputés

Le 17 mai, le régime annonce la dissolution de la Commission des droits de l'Homme (AIHRC), un organisme qui surveillait notamment les violences commises contre la population. La Commission électorale et le Haut conseil national pour la réconciliation, chargé de promouvoir la paix dans le pays, ont subi le même sort.

Les interdictions pleuvent: musique non-religieuse, représentation de visages humains sur des publicités, diffusion à la télé de films ou séries montrant des femmes non voilées sont bannies. Les fondamentalistes demandent aux hommes de porter le vêtement traditionnel et de laisser pousser leur barbe.

Crise humanitaire et économique

L'Afghanistan, privé de l'aide internationale qui portait le pays à bout de bras, plonge dans une grave crise financière et humanitaire et voit son chômage exploser. Selon l'ONU, plus de la moitié de la population, soit environ 24 millions d'Afghans, sont menacés d'insécurité alimentaire.

Le 31 mars, l'ONU saisit la communauté internationale du plus grand appel de fonds jamais lancé pour un seul pays. L'initiative ne mobilise que 2,44 milliards de dollars, loin des 4,4 milliards espérés.

Des négociations sont en cours entre Washington et les talibans sur le déblocage de fonds après un tremblement de terre ayant fait plus de 1 000 morts et des milliers de sans-abri fin juin, dans l'est du pays.

Attentats de l'EI

En octobre 2021, un attentat contre la communauté chiite, persécutée de longue date dans ce pays à majorité sunnite, fait 60 morts, le plus meurtrier depuis le départ des troupes américaines.

L'attaque est revendiquée par l'Etat islamique au Khorasan (EI-K), la branche régionale de l'EI contre laquelle les talibans mènent depuis des années une lutte sans pitié.

Au printemps 2022, des dizaines de personnes sont tuées dans une série d'attaques à la bombe, dont la plupart est revendiquée par l'EI-K.

Les talibans assurent avoir vaincu l'EI-K, mais les analystes estiment que le groupe extrémiste constitue toujours le principal défi sécuritaire pour le nouveau pouvoir afghan.

Le chef d'Al-Qaïda tué par un drone américain

Dans la soirée du 1er août, le président américain Joe Biden annonce que les Etats-Unis ont tué dans une frappe de drone à Kaboul le chef d'Al-Qaïda Ayman al-Zawahiri, recherché depuis des années par les services secrets américains.

Zawahiri, successeur d'Oussama Ben Laden à la tête de la nébuleuse djihadiste, était considéré comme un des cerveaux des attentats du 11 septembre 2001, qui avaient fait près de 3 000 morts aux Etats-Unis.

Les talibans condamnent l'attaque mais ne confirment pas la mort de Zawahiri, ni même sa venue ou sa présence à Kaboul.


Le président égyptien et le Premier ministre israélien s’entretiennent après la trêve de Gaza

La trêve a mis fin aux pires combats à Gaza depuis la guerre de onze jours de l’année dernière. (Photo, AFP)
La trêve a mis fin aux pires combats à Gaza depuis la guerre de onze jours de l’année dernière. (Photo, AFP)
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  • Les combats de la semaine dernière ont fait au moins quarante-quatre morts parmi les Palestiniens, dont quinze enfants
  • Au cours de leur entretien téléphonique, M. Al-Sissi a déclaré qu’il était crucial de profiter du calme actuel et de prendre des mesures immédiates pour améliorer les conditions de vie à Gaza

LE CAIRE: Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, et le Premier ministre israélien, Yaïr Lapid, se sont entretenus à la suite de la conclusion, dimanche soir au Caire, d’une trêve entre Israël et le Djihad islamique dans la bande de Gaza. Les combats de la semaine dernière ont fait au moins quarante-quatre morts parmi les Palestiniens, dont quinze enfants.

Au cours de leur entretien téléphonique, M. Al-Sissi a déclaré qu’il était crucial de profiter du calme actuel et de prendre des mesures immédiates pour améliorer les conditions de vie à Gaza ainsi que soutenir le président palestinien, Mahmoud Abbas.

Quant à M. Lapid, il a réaffirmé le rôle de l’Égypte en tant que pierre angulaire de la paix au Moyen-Orient, remerciant le pays pour sa médiation efficace au cours des derniers jours.

Dans un communiqué, il précise que le président égyptien et lui ont «discuté de la nécessité de promouvoir, de développer la normalisation entre Israël et les pays de la région». Ils ont en outre rappelé «l’importance du dialogue pour parvenir à la stabilité dans la région».

Ils ont également évoqué «des questions humanitaires importantes pour les deux pays ainsi que la poursuite de la coopération économique entre eux».

La trêve a mis fin aux pires combats à Gaza depuis la guerre de onze jours de l’année dernière. Israël a commencé ses opérations en assassinant un dirigeant du Djihad islamique vendredi et a tué un autre de ses dirigeants samedi.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com