Le Danemark rend hommage aux victimes de la fusillade de Copenhague

Des gens déposent des fleurs et des bougies près du site d'une fusillade meurtrière le 4 juillet 2022, à Copenhague (Photo, AFP).
Des gens déposent des fleurs et des bougies près du site d'une fusillade meurtrière le 4 juillet 2022, à Copenhague (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 05 juillet 2022

Le Danemark rend hommage aux victimes de la fusillade de Copenhague

  • L'attaque, qui a fait trois morts et 27 blessés dimanche en fin d'après-midi, a suscité une vive émotion dans le pays
  • Si Copenhague n'a pas échappé ces dernières années aux menaces d'attentat, notamment islamistes, un carnage dans un centre commercial est un choc pour beaucoup d'habitants

COPENHAGUE: Le Danemark rend hommage mardi soir aux victimes de la fusillade mortelle dans un centre commercial de Copenhague, deux jours après la tuerie qui a brisé un week-end de fête dans le pays nordique.

A l'appel de la maire de la ville, un grand rassemblement est prévu ce soir à 20H00 (18H00 GMT) devant Fields, un vaste complexe commercial situé entre le centre-ville et l'aéroport de la capitale.

L'attaque, qui a fait trois morts et 27 blessés dimanche en fin d'après-midi, a suscité une vive émotion dans le pays, au sortir d'un week-end estival marqué par le passage inédit du Tour de France et le grand retour du festival géant de Roskilde.

Si Copenhague n'a pas échappé ces dernières années aux menaces d'attentat, notamment islamistes, un carnage dans un centre commercial est un choc pour beaucoup d'habitants.

"Ca n'arrive pas au Danemark ce genre de choses, ça se passe aux Etats-Unis", a dit à l'AFP Susanne Bulöw, une riveraine de 65 ans.

La Première ministre danoise Mette Frederiksen et la maire Sophie Andersen doivent s'exprimer devant "un grand nombre de personnes" attendues par la police, dans une cérémonie accompagnée d'une chorale à laquelle participera également le prince héritier Frederik.

Le Tour de France, de retour dans l'Hexagone, a lui rendu hommage aux victimes par une minute d'applaudissements avant le départ de la quatrième étape.

L'auteur présumé de l'attaque, un Danois de 22 ans, qui a selon les autorités des antécédents psychiatrique, a été placé en détention provisoire pour meurtres lundi.

Psychiatrie 

En raison des interrogations sur son état mental, le juge a décidé qu'il serait détenu dans une unité spécialisée en psychiatrie.

Selon la radiotélévision nationale DR, citant plusieurs sources anonymes, il a essayé de joindre une ligne d'aide psychologique peu avant les faits, ce que les autorités n'ont pas voulu confirmer.

La police a prévenu mardi ne pas avoir de nouvelle information à communiquer sur l'enquête.

Selon un ancien voisin interrogé par le quotidien Berlingske sous couvert d'anonymat, le suspect est une personne perturbée depuis l'enfance.

"Il a fréquenté une école de quartier, mais a dû arrêter parce qu'il ne pouvait pas faire face à de nombreuses personnes réunies en un seul endroit".

Les motivations de l'assaillant restent floues, mais la police a dit ne pas avoir d'élément évoquant "un acte terroriste" ou ayant des cibles spécifiques. Son hypothèse principale est que les victimes ont été choisies "au hasard".

Le jeune homme de 22 ans est poursuivi pour trois meurtres, celui d'un Russe de 46 ans résidant au Danemark, d'une jeune fille de 17 ans et un jeune homme du même âge, tous les deux Danois.

L'un d'entre eux travaillait dans le cinéma du centre commercial, a annoncé son employeur.

Le suspect est également poursuivi pour sept tentatives de meurtre.

Quatre des personnes atteintes par les tirs sont grièvement blessées mais dans un état stable. Selon les autorités, il s'agit de deux Danoises de 19 et 40 ans, un Suédois de 50 ans et une Suédoise de 19 ans.

Trois autres personnes ont été légèrement blessées: deux Danoises de 15 et 17 ans et un Afghan de 45 ans vivant dans le pays scandinave.

Fermé depuis l'attaque, le centre commercial Fields devrait rouvrir le 11 juillet.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.