Un papy japonais haut en couleurs cartonne sur YouTube avec ses aquarelles

«Bonjour, c'est Shibasaki. Comment ça va tout le monde?», demande en souriant l'artiste de 74 ans à la crinière et à la moustache blanches, faisant signe à la caméra. (AFP).
«Bonjour, c'est Shibasaki. Comment ça va tout le monde?», demande en souriant l'artiste de 74 ans à la crinière et à la moustache blanches, faisant signe à la caméra. (AFP).
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Publié le Mercredi 06 juillet 2022

Un papy japonais haut en couleurs cartonne sur YouTube avec ses aquarelles

  • «Bonjour, c'est Shibasaki. Comment ça va tout le monde?», demande en souriant l'artiste de 74 ans à la crinière et à la moustache blanches, faisant signe à la caméra
  • M. Shibasaki réalise lui-même toutes ses vidéos depuis sa maison dans la campagne nippone, avec un smartphone, un appareil photo reflex et un dispositif d'éclairage

ISUMI : Le Japonais Harumichi Shibasaki avait près de 70 ans quand il a commencé à filmer des tutoriels d'art pour sa chaîne YouTube, aujourd'hui suivie dans le monde entier par plus de 1,4 million d'amoureux de son style posé et chaleureux.

Sa chaîne "Watercolor by Shibasaki" (les aquarelles de Shibasaki) propose principalement des cours de dessin et de peinture, qui voient parfois ses petits-enfants et ses deux chats s'inviter sur les vidéos.

"Bonjour, c'est Shibasaki. Comment ça va tout le monde?", demande en souriant l'artiste de 74 ans à la crinière et à la moustache blanches, faisant signe à la caméra.

M. Shibasaki réalise lui-même toutes ses vidéos depuis sa maison dans la campagne nippone, avec un smartphone, un appareil photo reflex et un dispositif d'éclairage.

"Quand j'étais petit, on n'avait même pas de télé à la maison", dit-il à l'AFP. "Je n'aurais jamais imaginé qu'une époque comme celle-ci puisse exister".

Pour lui, être ainsi connecté aux personnes du monde entier est "comme un rêve".

Sa chaîne a enregistré un bond de popularité pendant la pandémie de Covid-19, après que M. Shibasaki a appelé dans une vidéo les internautes à dessiner en sa compagnie, au moment où les gens étaient appelés à rester chez eux.

«Dormir en paix»

La vidéo a reçu de nombreux commentaires de fans du monde entier se disant "relaxés et apaisés", ou complimentant M. Shibasaki pour sa "façon de parler si agréable" que l'on peut "dormir en paix".

Passionné de dessin depuis son enfance, ce fils unique d'un couple d'agriculteurs de Chiba, près de Tokyo, est parti à 18 ans étudier les beaux-arts dans la capitale, avant de les enseigner à son tour.

C'est sur les encouragements de son fils qu'il a lancé sa chaîne YouTube, où il emploie son talent de pédagogue mais qui est aussi un espace d'échange avec ses abonnés n'hésitant pas à se confier dans les commentaires.

"Ils pensent certainement qu'ils peuvent tout me dire", explique M. Shibasaki, qui évoque lui-même ses problèmes de santé dans ses vidéos.

Après avoir subi six opérations du coeur, il dit avoir "une image très concrète de la mort" et "comprendre vraiment" les problèmes des gens.

Lui-même espère continuer à peindre aussi longtemps que possible mais, avec l'âge, "la vue baisse et les mains tremblent", s'inquiète-t-il.

"Je pense pouvoir dessiner correctement encore cinq ans", estime-t-il. "Alors si je peux produire des peintures qui resteront après moi, c'est ce que je veux faire".


L’Organisation de la coopération islamique réitère son soutien à l’Alliance des civilisations de l'ONU

Hissein Brahim Taha. (Twitter @OIC_OCI)
Hissein Brahim Taha. (Twitter @OIC_OCI)
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  • Dans sa déclaration, Hissein Brahim Taha remercie le Maroc d’avoir accueilli le forum qui, selon lui, a fourni à la communauté internationale une plate-forme unique pour élaborer des initiatives conjointes
  • Il note également une augmentation des cas d’islamophobie, de racisme, de xénophobie et de discrimination dans certaines parties du monde

RIYAD: Le secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), Hissein Brahim Taha, met en lumière l’importance croissante du partenariat entre l’OCI et le forum mondial de l’Alliance des civilisations des Nations unies.

Ses commentaires ont été transmis par le secrétaire général adjoint de l’OCI pour les affaires humanitaires, sociales et culturelles, Tarig Ali Bakheet, lors de la récente réunion du groupe ministériel de haut niveau au 9e forum mondial de l’alliance qui s’est tenu à Fès, au Maroc.

Dans sa déclaration, M. Taha remercie le Maroc d’avoir accueilli le forum qui, selon lui, a fourni à la communauté internationale une plate-forme unique pour élaborer des initiatives conjointes et forger des partenariats, dont beaucoup sont soutenus et partagés par l’OCI.

M. Taha note également une augmentation des cas d’islamophobie, de racisme, de xénophobie et de discrimination dans certaines parties du monde. Selon lui, cette situation ne peut être résolue qu’en sensibilisant la communauté à la valeur et aux vertus du pluralisme civilisationnel et en poursuivant l’engagement interculturel et intercivilisationnel.

Il ajoute que les partisans de ladite alliance devraient soutenir son rôle principal en tant que centre d’échange, catalyseur et facilitateur d’une culture axée sur le dialogue.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com​​​​​​​


Les Journées cinématographiques de Carthage reviennent à la case départ

 Des acteurs tunisiens posent avec la Tanit d'argent pour leur film "Sous les figues (Sous les figues)" d'Erige Sehiri lors de la cérémonie de clôture du festival du film Journées Cinématographiques de Carthage (JCC), dans la capitale tunisienne Tunis le 5 novembre 2022. (AFP).
Des acteurs tunisiens posent avec la Tanit d'argent pour leur film "Sous les figues (Sous les figues)" d'Erige Sehiri lors de la cérémonie de clôture du festival du film Journées Cinématographiques de Carthage (JCC), dans la capitale tunisienne Tunis le 5 novembre 2022. (AFP).
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  • Pour un grand nombre de Tunisiens, la 33e édition des Journées cinématographiques de Carthage a été un véritable flop
  • Plusieurs voix se sont élevées pour désapprouver la décision d’en revenir à une organisation bisannuelle des Journées cinématographiques de Carthage

​​​​​TUNIS: Bisannuel depuis sa création et jusqu’en 2014, le plus ancien festival du cinéma du monde arabe et d’Afrique le redevient. Sauf que certaines voix s’élèvent pour dire que ce n’est pas la solution idoine aux problèmes qui ont émaillé la 33e édition de cette manifestation.

Pour un grand nombre de Tunisiens, la 33e édition des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) a été un véritable flop. L’affaire a pris de telles proportions que le président de la république, Kaïs Saïed, a cru devoir s’en mêler. À peine les lampions du plus ancien festival du cinéma du monde arabe et d’Afrique éteints, il a convoqué la ministre de la Culture, Hayet Guettat Guermazi, pour lui dire sa désapprobation de «pratiques qui ont fait dévier les JCC de leurs objectifs».

De quelles pratiques s’agit-il? La ministre de la Culture qui a annoncé, après sa rencontre avec le président, la décision de revenir à l’organisation bisannuelle des JCC, n’en a pipé mot.

En plus des récurrents problèmes d’organisation imputables en partie à l’engouement des Tunisiens pour ce festival – difficulté à obtenir des billets, bousculades, etc. – plusieurs faits inhabituels se sont produits au cours de cette 33e édition.

D’abord, la politique a pour la première fois fait irruption dans les JCC. Un groupe de militants portant des tee-shirts à l’effigie d’Issam Bouguerra a profité de l’événement pour réclamer la libération de ce réalisateur emprisonné depuis le 24 août 2021 pour détention et consommation de cannabis.

Ensuite, et c’est ce qui a choqué une opinion publique connue pour être majoritairement conservatrice, le tapis rouge des JCC a vu défiler ce que le site Web Business News appelle pudiquement «certaines personnalités jugées indésirables» et des «minorités qui ne devraient pourtant pas s’exhiber sur la place publique, mais rester tapies dans l’ombre», en raison de leur orientation sexuelle.

Malgré ces plaintes, plusieurs voix se sont élevées pour désapprouver la décision d’en revenir à une organisation bisannuelle des JCC. Dora Bouchoucha fait partie de ceux qui ont écrit une tribune dans le quotidien gouvernemental La Presse de Tunisie. Ancienne directrice du festival, qu’elle a dirigé à trois reprises et qui a fait des JCC un événement annuel à partir de 2014, elle estime que «revenir sur l’annualité des JCC après huit ans pour résoudre les problèmes structurels du festival est une aberration». Car, rappelle-t-elle, «quand feu Tahar Cheriaa a fondé le festival en 1966 sous la forme d’une biennale, c’est parce qu’à l’époque, les productions arabes et africaines étaient trop rares pour en offrir une vitrine annuelle. Or, aujourd’hui, la production de ces régions est non seulement de qualité, mais en si grand nombre que plusieurs festivals concurrents aux JCC ont vu le jour dans le monde arabe avec de gros moyens et des récompenses très attrayantes.» Autrement dit, des JCC tous les deux ans, ce serait du pur gâchis!

De surcroît, Mme Bouchoucha, qui ne semble pas dérangée par les «dérapages» qui ont choqué bon nombre de Tunisiens, note que pendant les premières années de son existence, le tapis rouge «a été foulé par de grandes et grands comédiens et cinéastes venus du cinéma local, régional et international sans jamais dévier les JCC de leurs “fondamentaux”, mais leur apportant une touche moderne et un regard tourné vers l’avenir et plus particulièrement vers la jeunesse». Elle estime enfin que «le festif et l’engagé» ne sont pas antinomiques. Et si, désormais, le débat initial a dévié pour être nivelé par le bas, «ce malheureux tapis rouge n’en est pas responsable».


Des emballages comestibles aux algues comme alternative au plastique

Un employé tient une bulle comestible "Ooho" chez Notpla à Hackney, dans l'est de Londres, le 24 novembre 2022. Une start-up britannique fondée par deux ex-étudiants français et espagnols, fabriquant des emballages biodégradables à partir de plantes marines, veut obtenir l'approbation royale cette semaine lorsque le prince William dévoilera ses derniers prix Earthshot. (AFP).
Un employé tient une bulle comestible "Ooho" chez Notpla à Hackney, dans l'est de Londres, le 24 novembre 2022. Une start-up britannique fondée par deux ex-étudiants français et espagnols, fabriquant des emballages biodégradables à partir de plantes marines, veut obtenir l'approbation royale cette semaine lorsque le prince William dévoilera ses derniers prix Earthshot. (AFP).
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  • Les deux étudiants cherchent à concevoir des emballages à partir de matières naturelles et biodégradables, contrairement aux plastiques issus de l'industrie pétrochimique
  • Après avoir testé différentes plantes, «on a trouvé des extraits d'algues, et on s'est rendu compte qu'on pouvait créer des solutions qui étaient très proches de ce qu'on pouvait trouver dans la nature, et même éventuellement mangeables»

LONDRES : Comment éviter d'emballer boissons et aliments dans du plastique et réduire ainsi la pollution des sols et des océans? A Londres, une startup cofondée par un Français a trouvé une solution: des emballages comestibles ou naturellement biodégradables, fabriqués à partir d'algues.

Une idée qui vaut à la startup Notpla d'être sélectionnée cette année parmi les quinze finalistes du prix Earthshot, créé par le prince William pour récompenser des innovations bonnes pour l'environnement ou la lutte contre le changement climatique.

L'aventure de Notpla a commencé dans une petite cuisine londonienne. Le Français Pierre Paslier et l'Espagnol Rodrigo Garcia Gonzalez, tous deux étudiants au Royal College of Art de Londres pour se former à la conception de produits innovants, cherchaient à créer des emballages non nocifs pour l'environnement.

"Ingénieur packaging chez L'Oréal, je développais des solutions packaging en plastique, des bouteilles de shampoing, des pots de crème, et rapidement je me suis rendu compte que je voulais travailler plutôt sur des solutions, que créer plus de plastiques qui finissent dans l'environnement", raconte à l'AFP le Français de 35 ans.

Les deux étudiants cherchent à concevoir des emballages à partir de matières naturelles et biodégradables, contrairement aux plastiques issus de l'industrie pétrochimique.

Après avoir testé différentes plantes, "on a trouvé des extraits d'algues, et on s'est rendu compte qu'on pouvait créer des solutions qui étaient très proches de ce qu'on pouvait trouver dans la nature, et même éventuellement mangeables", se souvient Pierre Paslier.

Texture gélatineuse

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Les algues "ont des atouts incroyables", explique Pierre Paslier. Elles "poussent très vite, certaines des algues qu'on utilise dans nos labos poussent de près d'un mètre par jour. (...) En plus de ça, il n'y a besoin d'aucune activité humaine pour les faire pousser, pas besoin de rajouter de l'eau potable ou des engrais", précise-t-il. (AFP).

La vidéo où ils présentent leur concept d'emballage en forme de bulle comestible, baptisée Ooho, devient virale sur internet, suscitant l'intérêt d'investisseurs. En 2014, les deux étudiants fondent Notpla, désormais en pleine expansion avec plus de 60 salariés et sur le point de fabriquer ses produits à l'échelle industrielle.

Leur emballage bulle, de la taille d'une grosse tomate cerise, créé à partir d'extraits d'algues selon un processus gardé secret, peut encapsuler toute sorte de liquides: de l'eau, des cocktails utilisables durant des festivals, ou des boissons énergétiques distribuées par exemple en 2019 aux coureurs du marathon de Londres.

Dans la bouche, sa texture s'apparente à un bonbon gélatineux.

C'est dans leurs bureaux situés dans un grand hangar à deux pas du parc olympique Queen Elizabeth de Londres, que se fait la production des bulles, celle des autres produits étant sous-traitées à des fabricants en Europe. La jeune équipe y a aussi ses laboratoires pour mettre au point de nouveaux produits, toujours à base d'algues.

Elle a, par exemple, développé un revêtement biodégradable naturellement pour les boîtes de repas à emporter, qui sert à protéger l'emballage de la graisse ou des aliments liquides.

Notpla fournit ainsi le géant du secteur Just Eat au Royaume-Uni et dans cinq autres pays européens. Les aliments vendus durant la finale de la Coupe d'Europe féminine de football au stade de Wembley à Londres en juillet étaient emballés par Notpla.

«Atouts incroyables»

Une de ses dernières innovations est un emballage transparent pour les produits secs, comme les pâtes.

Les algues "ont des atouts incroyables", explique Pierre Paslier. Elles "poussent très vite, certaines des algues qu'on utilise dans nos labos poussent de près d'un mètre par jour. (...) En plus de ça, il n'y a besoin d'aucune activité humaine pour les faire pousser, pas besoin de rajouter de l'eau potable ou des engrais", précise-t-il.

Et "les algues sont là depuis des milliards d'années, donc où que notre packaging finisse, la nature sait très bien comment déconstruire et réutiliser ces matériaux sans créer de pollution", vante l'ingénieur.

Pour l'instant, les produits de Notpla restent plus chers que ceux en plastique, mais en commençant à produire à grande échelle leur boîte pour les repas à emporter, le surcoût a été ramené à 5 à 10%.

L'entreprise se veut une alternative parmi d'autres pour réduire la consommation de plastique, au moment où de nombreux pays durcissent leur réglementation.

Selon un récent rapport de l'OCDE, au rythme actuel, la quantité de déchets plastiques triplerait d'ici 2060, à un milliard de tonnes par an, dont une grande partie pollue les océans, menaçant de nombreuses espèces.

Cette année, outre Notpla, quatorze autres entreprises sont finalistes du prix Earthshot. Cinq d'entre elles seront distinguées, remportant 1 million de livres chacune.

Les prix seront décernés le 4 décembre à Boston aux Etats-Unis, lors d'une cérémonie retransmise en direct.