Huit personnes arrêtées dans le cadre d'une fuite de gaz à Aqaba en Jordanie

La substance toxique a été libérée après la chute d'une citerne de chlore gazeux lors de son chargement par grue sur un navire à Aqaba. (Petra)
La substance toxique a été libérée après la chute d'une citerne de chlore gazeux lors de son chargement par grue sur un navire à Aqaba. (Petra)
La substance toxique a été libérée après la chute d'une citerne de chlore gazeux lors de son chargement par grue sur un navire à Aqaba. (Petra)
La substance toxique a été libérée après la chute d'une citerne de chlore gazeux lors de son chargement par grue sur un navire à Aqaba. (Petra)
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Publié le Vendredi 08 juillet 2022

Huit personnes arrêtées dans le cadre d'une fuite de gaz à Aqaba en Jordanie

  • Le ministère public a entendu les témoignages de 25 personnes présentes au port d'amarrage
  • Au moins 13 personnes ont été tuées et plus de 260 autres blessées après la chute d'une citerne de chlore gazeux le mois dernier

LONDRES: Les autorités jordaniennes ont inculpé jeudi huit personnes pour de multiples crimes, principalement des infractions ayant entraîné la mort ainsi que des pertes de l'argent d'autrui, à la suite d'une fuite de gaz dans la ville portuaire d'Aqaba, dans le sud du pays, a rapporté l'agence de presse gouvernementale Petra.
Le ministère public du Royaume a poursuivi ses procédures d'enquête sur l'affaire de la fuite de gaz chloré et a entendu les témoignages de 25 personnes qui étaient présentes au port d'accostage, en plus des 135 autres témoignages au cours de l'enquête précédente.
Au moins 13 personnes ont été tuées et plus de 260 autres blessées après la chute d'un réservoir de chlore gazeux lors de son chargement par grue sur un navire à Aqaba le 27 juin, libérant la substance toxique.
Le secrétaire général du Conseil judiciaire jordanien, Walid Kanakreeh, a déclaré que le comité technique élu par le ministère public avait soumis son rapport sur l'incident du gaz toxique, qui a révélé qu'une des causes principales de la tragédie était une évaluation des risques «insuffisante» et une manipulation déficiente des conteneurs remplis de matières hautement dangereuses.
Il a précisé que le rapport montrait une négligence «accumulée» dans les unités d'exploitation du port d'Aqaba, une installation «incorrecte» du fil de fer des conteneurs et une incapacité à déterminer les temps de manutention.
Kanakreeh, qui est également le porte-parole du conseil auprès des médias, a indiqué que les huit personnes inculpées avaient également enfreint les instructions relatives à la gestion des matières dangereuses émises en vertu de la loi jordanienne sur la protection de l'environnement.
Il a souligné que le procureur général a décidé d'arrêter les huit personnes en attendant l'enquête, ajoutant qu’elle est «en cours et dans sa phase finale».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.