Paris: une grève menace l'ouverture des piscines lors de la vague de chaleur

Des Parisiens font la queue devant la piscine Joséphine Baker sur la Seine, à Paris le 16 juin 2022 (AFP)
Des Parisiens font la queue devant la piscine Joséphine Baker sur la Seine, à Paris le 16 juin 2022 (AFP)
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Publié le Vendredi 08 juillet 2022

Paris: une grève menace l'ouverture des piscines lors de la vague de chaleur

  • Au total, entre fermetures et mouvement social, 16 piscines sur 42 étaient indiquées comme partiellement ou complètement fermées vendredi sur le site de la ville
  • Les agents protestent contre la réforme du temps de travail appliquée à la mairie de Paris comme aux autres collectivités par la loi du 6 août 2019

PARIS: Un mouvement social des maîtres-nageurs et agents techniques continue de toucher les piscines parisiennes, avec un préavis de grève en cours sur toutes les vacances d'été, alors qu'une nouvelle vague de chaleur se profile autour du 14 juillet dans la capitale.

Jeudi, environ un quart des piscines publiques accessibles - les vacances scolaires rendant l'été propice aux travaux - ont ainsi été touchées par des fermetures, a indiqué vendredi l'adjoint (PS et apparentés) aux sports Pierre Rabadan lors d'un point presse.

Au total, entre fermetures et mouvement social, 16 piscines sur 42 étaient indiquées comme partiellement ou complètement fermées vendredi sur le site de la ville.

L'impact de la grève est "difficile à évaluer car elle est assez irrégulière: les dispositifs de sécurité assez contraignants font que les fermetures peuvent être effectives s'il manque un seul agent", a expliqué l'adjoint de la maire PS Anne Hidalgo.

Ce mouvement social dure en réalité depuis la fin de l'hiver avec des grèves perlées, touchant sporadiquement les piscines sur certaines heures de la journée.

Les agents protestent contre la réforme du temps de travail appliquée à la mairie de Paris comme aux autres collectivités par la loi du 6 août 2019, qui a mis fin aux situations dérogatoires et impose les 35 heures hebdomadaires aux agents publics depuis le 1er janvier.

"Sur les piscines et gymnases, on nous impose 43 heures de plus par an sans contrepartie", avait souligné fin juin à l'AFP Voussad Challal, maître-nageur et délégué CGT qui demande à la Ville des "contreparties qui peuvent être largement trouvées en jouant sur des heures de sport" pour les agents.

La ville a "proposé des aménagements que certains considèrent comme insuffisants", a résumé M. Rabadan qui "continue les discussions" avec les organisations syndicales.

L'ancien rugbyman demande à la CGT et à FO d'imiter l'Unsa, qui a levé son préavis de grève, "pour ne pas se retrouver dans la situation très inconfortable et assez insupportable d'avoir des piscines fermées en situation de canicule".

La longueur du préavis et le plan de sécurité compliquent l'anticipation des fermetures, a expliqué l'adjoint, qui reconnaît des "difficultés à donner les informations aux usagers".

L'adjoint se veut rassurant sur l'ouverture samedi pour Paris Plages de six piscines éphémères, dont une dans le bassin de La Villette, encadrées sur la base du volontariat. "On aura le nombre de maîtres-nageurs nécessaires", a-t-il affirmé.


Lancement mi-octobre de formations sur l'environnement pour les députés

La présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet (Renaissance), à Louan-Villegruis-Fontaine, le 6 septembre 2022. (Photo, AFP)
La présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet (Renaissance), à Louan-Villegruis-Fontaine, le 6 septembre 2022. (Photo, AFP)
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  • La présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet (Renaissance) est à l'origine de ces formations qui ont aussi pour but d'«améliorer la prise en compte des enjeux environnementaux dans le travail parlementaire»
  • Composé de 14 députés de tous bords et présidé par Mme Braun-Pivet elle-même, il se réunira pour la première fois le 6 octobre

PARIS: Les députés vont être formés aux enjeux de la transition écologique, avec un premier rendez-vous fixé au 19 octobre, afin qu'ils disposent "d'un socle de connaissances partagées", a indiqué mercredi la présidence de l'Assemblée nationale. 

La présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet (Renaissance) est à l'origine de ces formations qui ont aussi pour but d'"améliorer la prise en compte des enjeux environnementaux dans le travail parlementaire", selon un communiqué. 

Une conférence inaugurale, suivie d'ateliers thématiques, se tiendront le 19 octobre, avec la participation de la paléo-climatologue et membre du GIEC Valérie Masson-Delmotte, de l'écologue Philippe Grandcolas et de l'économiste du climat Céline Guivarch. 

Cette rencontre "ne sera qu’une première étape d’un cycle de formations", de sorte que "la formation des députés, mais aussi des personnels et collaborateurs travaillant dans l’institution, s’inscrive dans la durée", poursuit la présidence de l'Assemblée. 

Dans l'optique d'une "Assemblée verte et vertueuse", Mme Braun-Pivet a aussi mis sur pied un groupe de travail chargé de proposer "des pratiques environnementales exemplaires" au sein de l'institution. 

Composé de 14 députés de tous bords et présidé par Mme Braun-Pivet elle-même, il se réunira pour la première fois le 6 octobre. Le groupe de travail doit se pencher sur des "mesures immédiates" pour "éviter des coupures énergétiques cet hiver", ainsi que sur un "plan de transition énergétique à moyen et long terme" d'ici fin février 2023, afin de réduire les consommations de 60% d’ici 2042. 

Enfin, un "plan de transition écologique" devra être remis d'ici juin 2023, sur la réduction des déchets, le verdissement du transport des députés, personnels et collaborateurs, et encore sur la promotion d'une alimentation saine et durable. 

"Il y a encore beaucoup à faire en termes de réduction de la consommation (énergétique), même si beaucoup a été fait avec une baisse de 30% ces dix dernières années", soulignait la titulaire du perchoir dans Le Parisien lundi, en relevant qu'"une partie des bâtiments (de l'Assemblée) est classée monument historique, ce qui ne facilite pas le travail". 


Retraites: «ce que s'apprête à faire le président est une folie», dit Ruffin

Député du parti de gauche français La France Insoumise (LFI) et membre de la coalition de gauche NUPES, acronyme de "Nouvelle Union Populaire Ecologique et sociale", François Ruffin réagit lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale à Paris le 19 juillet 2022. (AFP)
Député du parti de gauche français La France Insoumise (LFI) et membre de la coalition de gauche NUPES, acronyme de "Nouvelle Union Populaire Ecologique et sociale", François Ruffin réagit lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale à Paris le 19 juillet 2022. (AFP)
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  • «Je vais essayer d'être solennel: je pense que ce que s'apprête à faire le président de la République est une folie» a déclaré le député de la Somme sur le plateau de franceinfo
  • «La retraite, c'est l'injustice au-dessus des autres», a-t-il encore argumenté, évoquant «des gens qui se demandent comment déjà, ils vont pouvoir bosser jusqu'à 60 ans»

PARIS: Le député LFI François Ruffin a estimé mercredi que la réforme des retraites voulue et annoncée par le président Emmanuel Macron était "une folie" dans un pays "épuisé" et "exaspéré" par deux ans de Covid-19, l'inflation et la  "fatigue démocratique".

"Je vais essayer d'être solennel: je pense que ce que s'apprête à faire le président de la République est une folie", a déclaré le député de la Somme sur le plateau de franceinfo quelques heures avant la tenue d'un dîner décisif de la majorité, autour du président, sur ce sujet.

"Quand on a eu deux ans de crise Covid, qu'on a un peuple qui est épuisé, qui est exténué, qu'il (Emmanuel Macron, NDLR) a été réélu finalement sans élan, sans enthousiasme, qu'il a une majorité de raccroc à l'Assemblée nationale (...), qu'on s'apprête à ne pas savoir si on va pouvoir payer nos factures, qu'on a une crise d'inflation, que les salaires ne suivent pas", a-t-il énuméré, rappelant des sondages montrant qu'une large majorité des Français ne souhaitent pas une réforme.

Niant l'utilité même de la réforme, il a estimé qu'"on installe du ressentiment dans le cœur des gens".

"La retraite, c'est l'injustice au-dessus des autres", a-t-il encore argumenté, évoquant "des gens qui se demandent comment déjà, ils vont pouvoir bosser jusqu'à 60 ans".

Le président Macron reçoit mercredi soir avec Élisabeth Borne les principaux chefs de la majorité, divisés sur la manière de mener cette réforme, afin de décider de la méthode: amendement, texte ad hoc ou budget rectificatif de la Sécurité sociale.

La décision finale est attendue "d'ici la fin de la semaine".

Promesse de campagne la réforme, qui devrait notamment reculer l'âge légal de départ à la retraite, doit permettre selon l'exécutif de conduire le régime à l'équilibre et de dégager des marges de manœuvres pour financer l'éducation, la santé ou la transition énergétique.


Hôpital: 4 300 lits supprimés en 2021

Au total, plus de 21 000 lits ont été supprimés sur la période fin 2016-fin 2021 correspondant en majeure partie au premier quinquennat d'Emmanuel Macron (Photo, AFP).
Au total, plus de 21 000 lits ont été supprimés sur la période fin 2016-fin 2021 correspondant en majeure partie au premier quinquennat d'Emmanuel Macron (Photo, AFP).
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  • Au 31 décembre, les 2 984 hôpitaux publics et privés disposaient très exactement de 382 587 lits d'hospitalisation complète, soit 4 316 de moins en un an
  • Un chiffre provisoire en léger repli par rapport à 2020 (-4 900) mais encore supérieur aux baisses constatées avant la crise sanitaire

PARIS: Plus de 4 300 lits d'hospitalisation complète ont été fermés en 2021 dans les établissements de santé français, qui ont créé dans le même temps 2 700 places d'hospitalisation partielle, selon une étude du ministère de la Santé publiée mardi.

En plus de l'épidémie de Covid, qui a encore conduit l'an dernier à fermer des services et des chambres doubles, les capacités hospitalières ont aussi subi des "contraintes de personnel ne permettant pas de maintenir les lits", explique la direction statistique des ministères sociaux (Drees).

Au 31 décembre, les 2 984 hôpitaux publics et privés disposaient très exactement de 382 587 lits d'hospitalisation complète, soit 4 316 de moins en un an.

Un chiffre provisoire en léger repli par rapport à 2020 (-4 900) mais encore supérieur aux baisses constatées avant la crise sanitaire.

Au total, plus de 21 000 lits ont été supprimés sur la période fin 2016-fin 2021 correspondant en majeure partie au premier quinquennat d'Emmanuel Macron. Soit deux fois plus que sous son prédécesseur François Hollande (-10 000) mais nettement moins que durant le mandat de Nicolas Sarkozy (-37 000).

Cette tendance au long cours "reflète la volonté de réorganiser l'offre dans un contexte de virage ambulatoire", expression consacrée pour désigner la part croissante des soins sans nuit à l'hôpital, notamment en chirurgie.

Le nombre de places d'hospitalisation "de jour" a d'ailleurs poursuivi sa hausse: 2 743 ont été ouvertes en 2021, portant leur total à 82 502, soit 9 000 de plus en cinq ans.

L'hospitalisation à domicile a également enregistré une nette progression de ses capacités, de 6,8% après un bond de plus de 10% en 2020.

Avec 22 800 patients "pouvant être pris en charge simultanément sur le territoire", ce mode de prise en charge représente désormais "7,6% des capacités totales en hospitalisation complète" hors psychiatrie, contre 2,1% en 2006.