A Kiev, Larcher demande que l'Ukraine recueille «les fruits concrets» de sa candidature à l'UE

En visite à Kiev, le président du Sénat Gérard Larcher a plaidé samedi devant le Parlement ukrainien pour que le pays obtienne «sans tarder les fruits concrets» de son statut de candidat à l'Union européenne (Photo, AFP).
En visite à Kiev, le président du Sénat Gérard Larcher a plaidé samedi devant le Parlement ukrainien pour que le pays obtienne «sans tarder les fruits concrets» de son statut de candidat à l'Union européenne (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 09 juillet 2022

A Kiev, Larcher demande que l'Ukraine recueille «les fruits concrets» de sa candidature à l'UE

  • L'Ukraine a demandé officiellement son adhésion à l'UE cinq jours après le début de l'invasion russe le 24 février
  • Les 27 membres de l'Union ont accepté sa candidature le 23 juin

PARIS: En visite à Kiev, le président du Sénat Gérard Larcher a plaidé samedi devant le Parlement ukrainien pour que le pays obtienne "sans tarder les fruits concrets" de son statut de candidat à l'Union européenne.

L'Ukraine a demandé officiellement son adhésion à l'UE cinq jours après le début de l'invasion russe le 24 février. Les 27 membres de l'Union ont accepté sa candidature le 23 juin. "Nous sommes fiers que cela ait pu advenir sous la présidence française de l'Union européenne", a rappelé le responsable LR, devant un hémicycle où avaient été déployés des drapeaux français et européens.

"L'Ukraine, ainsi que la Moldavie, ont vu s'ouvrir devant elles, de façon irrépressible, un destin européen", a ajouté M. Larcher, qui a rendu un vibrant hommage au pays en guerre et à ses dirigeants.

"Le Sénat, et nombre d'autres parlements nationaux, seront à vos côtés dans les mois à venir, pour faire vivre ce statut de candidat et pour que d'ici la décision d'adhésion, votre pays et votre Peuple recueillent sans tarder les fruits concrets de votre arrimage à l'Union européenne", s'est engagé le président du Sénat, qui avait reçu début juin le président de la Rada (parlement ukrainien) Rouslan Stefantchouk.

Le processus d'adhésion risque de prendre plusieurs années, en raison notamment de stricts critères concernant l'état de droit et l'économie des pays candidats.

"Nous sommes, et nous continuerons d'être à vos côtés et de vous aider autant de temps qu'il est nécessaire, dans la durée, à tous les niveaux, y compris militaire", a aussi assuré M. Larcher, dans un discours transmis à l'AFP. "L'Ukraine doit sans tarder pouvoir se défendre à parité d'armement avec son agresseur".

Accompagné d'une délégation comprenant notamment Jean-François Rapin, président (LR) de la commission des Affaires européennes du Sénat et Patrick Kanner, chef de file des sénateurs socialistes, M. Larcher a aussi rencontré samedi le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

"Je suis reconnaissant pour le soutien de la France à la souveraineté ukrainienne et à l'intégrité territoriale, ainsi que pour l'aide importante de notre armée et de notre peuple en cette période difficile", a écrit le président sur Telegram.

Vendredi, les sénateurs français avaient eu une réunion avec le Premier ministre Denys Chmygal "pour évoquer la loi de décentralisation en Ukraine à laquelle le Sénat a apporté sa contribution", a indiqué M. Larcher. "Nous avons également abordé la possibilité de créer des +couloirs bleus+ pour que l'Ukraine puisse exporter ses céréales", avait-il ajouté.

La délégation, qui repart dimanche, s'est en outre rendue dans les "villes martyres d'Irpin, Boutcha et Borodyanka", ont rapporté les sénateurs.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.