Accès des pays pauvres au vaccin anti-Covid: GSK et Sanofi promettent 200 millions de doses

Au total, selon les derniers chiffres officiels, 184 pays ont à ce jour adhéré au dispositif international d'achat et de répartition des vaccins: 92 pays à bas et moyens revenus qui recevront des doses gratuitement, et 92 pays "à hauts revenus" qui passeront par Covax pour se fournir mais devront payer les doses de leur poche. (AFP).
Au total, selon les derniers chiffres officiels, 184 pays ont à ce jour adhéré au dispositif international d'achat et de répartition des vaccins: 92 pays à bas et moyens revenus qui recevront des doses gratuitement, et 92 pays "à hauts revenus" qui passeront par Covax pour se fournir mais devront payer les doses de leur poche. (AFP).
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Publié le Mercredi 28 octobre 2020

Accès des pays pauvres au vaccin anti-Covid: GSK et Sanofi promettent 200 millions de doses

  • Les laboratoires Sanofi et GSK ont annoncé mercredi qu'ils mettraient 200 millions de doses de leur vaccin à disposition du programme international Covax, lancé par l'OMS et dont l'objectif est d'aider à assurer un accès équitable aux futurs vaccins
  • Sanofi et GSK, qui développent ensemble un candidat-vaccin, ont lancé en septembre un essai clinique sur l'homme, "dans lequel 440 participants ont été recrutés" et prévoient un essai pivot de phase III avant la fin de 2020

PARIS : Les laboratoires Sanofi et GSK ont annoncé mercredi qu'ils mettraient 200 millions de doses de leur vaccin à disposition du programme international Covax, lancé par l'OMS et dont l'objectif est d'aider à assurer un accès équitable aux futurs vaccins contre le Covid-19.

Dans un communiqué, le Français Sanofi et le Britannique GSK indiquent avoir "signé une déclaration d'intention avec l'Alliance pour les vaccins (Gavi), "l'administrateur juridique" du mécanisme international de groupement d'achats Covax "visant à garantir à chaque pays participant un accès juste et équitable aux éventuels vaccins contre la Covid-19".

Ils ont ainsi "l'intention de mettre à la disposition" du programme "200 millions de doses de leur vaccin adjuvanté à base de protéine recombinante contre la Covid-19, si celui-ci est approuvé par les autorités réglementaires et sous réserve de la passation de contrats".

Sanofi et GSK, qui développent ensemble un candidat-vaccin, ont lancé en septembre un essai clinique sur l'homme, "dans lequel 440 participants ont été recrutés". Ils prévoient d'obtenir les premiers résultats "au début du mois de décembre 2020 et d'être en mesure de lancer un essai pivot de phase III avant la fin de l'année". 

"Si les données de ces essais sont suffisamment probantes pour déposer une demande d'homologation, une demande d'approbation réglementaire devrait être soumise aux autorités sanitaires dès le premier semestre de 2021", précisent les deux groupes.

"L'engagement que nous prenons aujourd'hui nous donne collectivement de meilleures chances de contrôler la pandémie", a souligné Thomas Triomphe, vice-président exécutif et responsable Monde de Sanofi Pasteur, cité dans le communiqué, qui met en avant la "volonté de faire en sorte que nos vaccins contre la COVID-19 soient abordables et accessibles aux populations les plus vulnérables, partout dans le monde".

"Depuis que nous avons entrepris de développer des vaccins contre la Covid-19, GSK s'est engagé à les mettre à la disposition de tous, partout dans le monde", a souligné pour sa part Roger Connor, président de GSK Vaccines.

Dans un communiqué séparé, l'Alliance pour les vaccins (Gavi) a qualifié cette annonce d'"étape importante", rappelant que son objectif est de réunir 2 milliards de vaccins d'ici fin 2021.

Au total, selon les derniers chiffres officiels, 184 pays ont à ce jour adhéré au dispositif international d'achat et de répartition des vaccins: 92 pays à bas et moyens revenus qui recevront des doses gratuitement, et 92 pays "à hauts revenus" qui passeront par Covax pour se fournir mais devront payer les doses de leur poche.              


Macron affirme que «les Européens ne sont pas les prédateurs» du XXIe siècle en Afrique

Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report. (AFP)
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  • Face aux critiques visant les ex-puissances coloniales, il assure que "le paradoxe est que les Européens ne sont pas les prédateurs de ce siècle"
  • "L'Europe défend l'ordre international, le multilatéralisme efficace, l’État de droit, le commerce libre et ouvert", tandis que les États-Unis et la Chine "sont dans une logique de confrontation commerciale", sans respect des règles

NAIROBI: Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report.

Dans cette interview, M. Macron rappelle avoir "condamné avec force la colonisation" dès 2017, année de son arrivée au pouvoir.

"Mais je ne lui imputerai pas tout" (à la colonisation), car "on ne doit pas non plus exonérer de toute responsabilité les sept décennies qui ont suivi les indépendances" de la plupart des anciennes colonies européennes en Afrique, ajoute-t-il, appelant les dirigeants africains à "améliorer la gouvernance".

Face aux critiques visant les ex-puissances coloniales, il assure que "le paradoxe est que les Européens ne sont pas les prédateurs de ce siècle". "L'Europe défend l'ordre international, le multilatéralisme efficace, l’État de droit, le commerce libre et ouvert", tandis que les États-Unis et la Chine "sont dans une logique de confrontation commerciale", sans respect des règles, dit-il.

Sur les minerais critiques et les terres rares, "la Chine, pour la citer, est dans une logique prédatrice: elle transforme chez elle" et crée "des dépendances avec le reste du monde", estime-t-il. "Ce n’est pas ce que nous proposons", insiste le président français, défendant une "stratégie d'autonomie pour l'Europe comme pour l'Afrique" pour ne "pas dépendre d’un nouvel empire, quel qu'il soit".

Il prône une fois de plus une transformation de "l’architecture financière internationale", notamment afin de "mettre en place un système de garanties financières pour faire venir les investisseurs privés" en Afrique - son cheval de bataille avec le président kényan William Ruto, qui sera mardi au menu du second jour du sommet Africa Forward à Nairobi.

Interrogé sur les militaires qui ont pris le pouvoir dans trois pays sahéliens (Mali, Burkina Faso et Niger) entre 2020 et 2023, précipitant le divorce avec la France et le départ de l'armée française, Emmanuel Macron répond: "J'ai la conviction qu’il faut laisser ces États et leurs dirigeants, même putschistes, tracer leur propre chemin".

Il réitère que la France était présente militairement au Sahel à la demande de ces pays pour combattre la menace jihadiste. "Quand notre présence n’a plus été souhaitée, après les coups d’État, nous sommes partis. Cela n'a pas été une humiliation, mais une réponse logique à une situation donnée", assure-t-il.

"Une ère nouvelle va s’ouvrir. Le Sahel retrouvera un jour une gouvernance normale" avec des dirigeants "démocratiquement élus, qui se soucient véritablement de leur peuple", selon le chef de l’État français.


Départ de Vallaud: Faure appelle le PS à «avancer d'un même pas», «le congrès permanent ce n'est pas possible»

Boris Vallaud, président du groupe parlementaire « Socialistes et Apparentes », assiste à une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, à Paris, le 16 décembre 2025. (AFP)
Boris Vallaud, président du groupe parlementaire « Socialistes et Apparentes », assiste à une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, à Paris, le 16 décembre 2025. (AFP)
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  • Olivier Faure a appelé lundi les socialistes "à avancer d'un même pas"
  • "Je ne suis pas un fanatique de quelque processus que ce soit. Je veux un processus qui soit commun à tous, qui permette de se mettre d'accord sur la façon d'arriver à un candidat commun"

PARIS: Olivier Faure a appelé lundi les socialistes "à avancer d'un même pas", jugeant que "le congrès permanent, ce n'est pas possible" après le départ fracassant de Boris Vallaud de la direction du PS sur fond d'opposition à une primaire pour désigner le candidat de la gauche hors LFI à la présidentielle.

"Je ne suis pas un fanatique de quelque processus que ce soit. Je veux un processus qui soit commun à tous, qui permette de se mettre d'accord sur la façon d'arriver à un candidat commun", a réagi M. Faure, partisan de la primaire, sur franceinfo.

 

 

 


Une Française rapatriée du MV Hondius positive à l'hantavirus, 22 cas contacts en France

Sur les cinq Français rapatriés et placés à l'isolement à Paris, l'état de santé d'une femme s'est "malheureusement dégradé cette nuit" et les "tests sont revenus positifs", a dit la ministre française de la Santé sur la radio France Inter. (AFP)
Sur les cinq Français rapatriés et placés à l'isolement à Paris, l'état de santé d'une femme s'est "malheureusement dégradé cette nuit" et les "tests sont revenus positifs", a dit la ministre française de la Santé sur la radio France Inter. (AFP)
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  • "Nous demandons" à ces 14 passagers "qu'ils nous contactent parce qu'il faut qu'on puisse renforcer l'isolement", a dit Stéphanie Rist
  • Une croisiériste néerlandaise infectée par le virus et depuis décédée avait voyagé à bord du vol Sainte-Hélène-Johannesbourg

PARIS: Une passagère française, rapatriée du bateau de croisière MV Hondius, a été testée positive à l'hantavirus, a annoncé lundi la ministre de la Santé Stéphanie Rist, faisant également état de 22 cas contacts identifiés en France.

Parmi les croisiéristes déjà évacués, un Américain et cette Française ont été testés positifs à l'hantavirus, contre lequel n'existe aucun vaccin ni traitement et qui peut provoquer un syndrome respiratoire aigu.

La crise à bord du MV Hondius, qui doit repartir pour les Pays-Bas lundi, a suscité l'inquiétude, ravivant les souvenirs de la pandémie de Covid, même si à ce stade l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) ne recense que six cas confirmés d'hantavirus parmi huit cas suspects, comprenant trois personnes décédées de ce virus connu mais rare.

Sur les cinq Français rapatriés et placés à l'isolement à Paris, l'état de santé d'une femme s'est "malheureusement dégradé cette nuit" et les "tests sont revenus positifs", a dit la ministre française de la Santé sur la radio France Inter.

Les cinq passagers "sont hospitalisés dans des chambres avec des flux d'air qui permettent d'éviter la contamination", "ils sont évidemment isolés dans cet hôpital et y resteront jusqu'à nouvel ordre", au minimum 15 jours, a-t-elle ajouté.

Concernant les cas contacts, elle a confirmé qu'une vingtaine de Français avaient été identifiés : huit parmi les passagers du vol du 25 avril entre Sainte-Hélène et Johannesbourg, qui "ont été mis à l'isolement rapidement", et 14 à bord du vol Johannesbourg-Amsterdam.

"Nous demandons" à ces 14 passagers "qu'ils nous contactent parce qu'il faut qu'on puisse renforcer l'isolement", a dit Stéphanie Rist.

Une croisiériste néerlandaise infectée par le virus et depuis décédée avait voyagé à bord du vol Sainte-Hélène-Johannesbourg. Elle était aussi brièvement montée à bord de l'avion pour Amsterdam, mais n'avait finalement pas voyagé à son bord.

Le Premier ministre Sébastien Lecornu "tiendra une nouvelle réunion" lundi après-midi "pour suivre au plus près l'évolution de la situation" sur le virus hantavirus, a annoncé la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

"Nous suivons la situation avec la plus grande vigilance, sur la base d'un virus que l'on connaît, d'où les 42 jours d'isolement qui ont été décidés et un objectif qui reste le même, protéger les Françaises et les Français", a-t-elle ajouté sur BFMTV.

Elle a appelé à "ne pas créer de panique", "nous n'en sommes absolument pas à avoir ces discussions-là" comme lors de l'épidémie de Covid-19.

La variante du virus détectée à bord du navire MV Hondius, l'hantavirus Andes, est une souche rare qui peut se transmettre d'homme à homme avec un délai d'incubation pouvant aller jusqu'à six semaines.