Poutine signe une loi punissant de prison les appels à agir contre la sécurité de la Russie

M. Poutine a aussi signé un texte prévoyant de amendes voire des peines de prison allant jusqu'à sept ans pour tout détenteur de secret d'Etat se rendant à l'étranger sans autorisation préalable. (AFP)
M. Poutine a aussi signé un texte prévoyant de amendes voire des peines de prison allant jusqu'à sept ans pour tout détenteur de secret d'Etat se rendant à l'étranger sans autorisation préalable. (AFP)
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Publié le Jeudi 14 juillet 2022

Poutine signe une loi punissant de prison les appels à agir contre la sécurité de la Russie

  • En vertu des nouvelles dispositions, les appels publics d'individus à agir contre la sécurité de la Russie seront désormais punis de peines de deux à quatre ans de prison
  • La sanction peut être portée à 5 ans en cas d'appels diffusés par des médias et 7 ans s'ils sont faits en groupe organisé

MOSCOU: Le président russe Vladimir Poutine a signé une loi punissant de lourdes peines de prison les appels à agir contre la sécurité de la Russie, au moment où Moscou réprime toutes les voix s'opposant à son offensive militaire en Ukraine.

En vertu des nouvelles dispositions, publiées jeudi sur le portail des textes signés par M. Poutine, les appels publics d'individus à agir contre la sécurité de la Russie seront désormais punis de peines de deux à quatre ans de prison. La sanction peut être portée à 5 ans en cas d'appels diffusés par des médias et 7 ans s'ils sont faits en groupe organisé.

Il a également paraphé un texte durcissant les restrictions imposées aux individus et organisations désignés "agents de l'étranger", un statut utilisé pour réprimer les critiques du Kremlin.

Une autre mesure prévoit une peine allant jusqu'à 20 ans de prison pour tout citoyen russe participant à un conflit dans un pays étranger allant contre les intérêts de la Russie.

M. Poutine a aussi signé un texte prévoyant de amendes voire des peines de prison allant jusqu'à sept ans pour tout détenteur de secret d'Etat se rendant à l'étranger sans autorisation préalable.

Ces textes font partie d'une batterie de dispositions adoptées ces dernières semaines par le parlement, et il ne manquait plus que la signature du chef de l'Etat pour permettre leur entrée en vigueur.

Depuis le début de l'offensive militaire russe en Ukraine le 24 février, les autorités russes ont renforcé la répression des voix critiques du pouvoir, bloquant médias indépendants et réseaux sociaux.

Des lois punissent désormais aussi de lourdes peines de prison toute forme de critique ternissant l'image de l'armée.

Plusieurs Russes, les opposants Ilia Iachine et Vladimir Kara-Mourza mais aussi de simples citoyens, ont déjà été incarcérés pour de tels motifs dans l'attente de leur procès.

Un élu municipal moscovite, Alexeï Gorinov, a lui été condamné à sept ans de prison la semaine dernière pour avoir dénoncé l'assaut contre l'Ukraine.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.