Le Liban énonce ses revendications maritimes lors des négociations avec Israël

La délégation libanaise a présenté des cartes et des documents à l'appui de ses revendications des eaux contestées (Photo, AFP)
La délégation libanaise a présenté des cartes et des documents à l'appui de ses revendications des eaux contestées (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 29 octobre 2020

Le Liban énonce ses revendications maritimes lors des négociations avec Israël

  • La zone contestée en Méditerranée est connue sous le nom de bloc 9 et s’étend sur 860 kilomètres carrés
  • La veille des responsables libanais et israéliens s’étaient réunis afin de discuter d'un plan pour résoudre le conflit

BEYROUTH: les négociateurs libanais ont présenté mercredi leurs revendications à propos du territoire maritime, au moment où ils entament une deuxième série de pourparlers avec Israël au sujet de leur frontière maritime contestée.

La zone contestée en Méditerranée, riche en pétrole et en gaz, est connue sous le nom de bloc 9, et s’étend sur 860 kilomètres carrés. Les futures négociations porteront sur la frontière terrestre des deux pays.

La réunion de mercredi a eu lieu au quartier général de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) dans un contexte de sécurité renforcée. Un assistant du coordinateur spécial des Nations Unies pour le Liban a présidé la session et l'ambassadeur des Etats-Unis en Algérie, John Desrocher, était le médiateur.

Une source militaire a déclaré à Arab News: «La délégation libanaise considère qu'Israël, à travers la frontière qu'il a tracé, ronge d'immenses zones des eaux économiques libanaises».

La délégation libanaise a présenté des cartes et des documents à l'appui de ses revendications des eaux contestées.

Lors des discussions indirectes entre le Liban et Israël en 2012, le diplomate américain Frederick Hoff a proposé «une ligne médiane pour les frontières maritimes, selon laquelle le Liban obtiendrait 58% de la zone litigieuse et Israël prendrait les 42% restants, ce qui correspond à 500 kilomètres carrés pour le Liban et 300 kilomètres carrés pour Israël».

A la veille de la réunion de mercredi, des responsables libanais et israéliens se sont réunis pour discuter d'un plan afin de résoudre le conflit par la mise en œuvre de la résolution 1701 des Nations Unies.

Le commandant de la FINUL, le général de division Stefano Del Col, a fait l’éloge du «rôle constructif joué par les deux parties dans l'apaisement des tensions le long de la Ligne bleue». Il aussi souligné la nécessité de «prendre des mesures proactives et de modifier la dynamique actuelle en matière de tension et d'escalade».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".

 


Qatar: l'armée de l'air a abattu deux bombardiers iraniens 

L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
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  • "L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays"
  • Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers

DOHA: L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat.

C'est la première fois qu'un pays du Golfe abat un aéronef iranien avec un pilote à bord depuis le début des bombardements entamés samedi.

"L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays aujourd'hui", a précisé le ministère dans un communiqué.

Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers.

Cette annonce intervient après que la compagnie énergétique publique qatarie a annoncé l'arrêt de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) après les attaques de drones iraniens qui ont attaqué deux de ses principales usines de traitement de gaz.

Concernant ces attaques, un drone iranien a visé, d'après le ministère qatari de la Défense, une installation énergétique à Ras Laffan, le principal site de production de gaz naturel liquéfié du pays, à 80 km au nord de la capitale, sur la côte.

Un autre drone a pris pour cible un réservoir d'eau d'une centrale électrique à Mesaieed, également une base clé pour la production de gaz naturel, à 40 km au sud de Doha.

Ces attaques de drones n'ont pas fait de victimes, selon les autorités.

 


L'Arabie saoudite intercepte 5 drones près de la base aérienne Prince Sultan : porte-parole

Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
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  • Al-Maliki a annoncé l'interception et la destruction de cinq drones hostiles
  • Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès

RIYAD: Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki, a annoncé lundi l'interception et la destruction de cinq drones hostiles près de la base aérienne Prince Sultan.

Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès.

M. Al-Maliki a confirmé qu'aucune victime civile n'avait été signalée à la suite de l'interception, notant qu'un petit incendie s'était déclaré à l'intérieur de la raffinerie en raison de la chute de débris, mais qu'il avait été rapidement maîtrisé.