Réunion en septembre à Paris sur l'avenir de la Nouvelle-Calédonie

Les représentants de l'Etat et les responsables politiques de Nouvelle-Calédonie se rencontreront en septembre à Paris (Photo, AFP).
Les représentants de l'Etat et les responsables politiques de Nouvelle-Calédonie se rencontreront en septembre à Paris (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Samedi 16 juillet 2022

Réunion en septembre à Paris sur l'avenir de la Nouvelle-Calédonie

  • Le comité des signataires, prévu par l'accord de Nouméa de 1998, réunit à intervalles réguliers représentants de l'Etat, élus et représentants des forces politiques calédoniennes
  • Le dernier a eu lieu en octobre 2019

PARIS: Les représentants de l'Etat et les responsables politiques de Nouvelle-Calédonie se rencontreront en septembre à Paris pour évoquer l'avenir institutionnel de l'archipel, a annoncé samedi le ministère de l'Intérieur et des Outre-mer.

"Au terme du processus politique défini par l'accord de Nouméa, il convient tout d'abord de réunir le comité des signataires, instance veillant à son application. Cette réunion se tiendra à la rentrée de septembre prochain, à Paris", a indiqué la place Beauvau dans un communiqué.

Le comité des signataires, prévu par l'accord de Nouméa de 1998, réunit à intervalles réguliers représentants de l'Etat, élus et représentants des forces politiques calédoniennes. Le dernier a eu lieu en octobre 2019.

Cette réunion sera la première après les trois référendums sur l'indépendance de l'archipel du Pacifique, en 2018, 2020 et 2021, tous remportés par les partisans du maintien dans le giron français ; le troisième largement, du fait du boycott des indépendantistes.

"Dès après que le comité des signataires aura été réuni, Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur et des Outre-mer, se rendra à Nouméa pour travailler sur l'avenir de la Nouvelle-Calédonie avec l'ensemble des parties prenantes", poursuit le communiqué.

Le ministre avait auparavant annoncé son intention de se rendre en Nouvelle-Calédonie fin juillet, avec son ministre délégué chargé des Outre-mer Jean-François Carenco.

"Le gouvernement souhaite d'abord réunir le comité des signataires afin de clôturer le cycle des accords de Nouméa", a justifié auprès de l'AFP l'entourage du ministre.

"Cette réunion permettra également d'ouvrir un nouveau cycle de discussions sur l'avenir institutionnel de l'île", ajoute-t-on place Beauvau.


Yvelines: l'hôpital de Versailles visé par une cyberattaque

Les ordinateurs sont hors service suite à une cyberattaque à l'hôpital de Villefranche-sur-Saône, le 16 février 2021 (Photo, AFP).
Les ordinateurs sont hors service suite à une cyberattaque à l'hôpital de Villefranche-sur-Saône, le 16 février 2021 (Photo, AFP).
Short Url
  • Le système informatique (communications, connexions internet) a été coupé et une cellule de crise ouverte
  • Selon la direction, la cyberattaque vise la totalité de l'établissement, dont l'hôpital André-Mignot qui regroupe tous les services de court séjour et ambulatoire

VERSAILLES: Après le Centre hospitalier Sud Francilien (CHSF) de Corbeil-Essonnes fin août, c'est au tour de l'établissement hospitalier de Versailles (Yvelines) d'être visé depuis samedi soir par une cyberattaque qui perturbe son activité.

L'accueil des patients au centre hospitalier, situé au Chesnay-Rocquencourt, est "limité" à cause de cette tentative de piratage informatique lancée samedi soir, a indiqué dimanche à l'AFP la direction de l'établissement.

Le système informatique (communications, connexions internet) a été coupé et une cellule de crise ouverte, a précisé l'hôpital.

"C'est la galère, on doit tout refaire sur papier à la main depuis ce matin et les médecins doivent faire toutes leurs prescriptions de médicaments manuellement aussi", ont expliqué sous couvert d'anonymat à l'AFP trois aides-soignantes.

Selon la direction, la cyberattaque vise la totalité de l'établissement, dont l'hôpital André-Mignot qui regroupe tous les services de court séjour et ambulatoire.

Interrogé sur BFMTV, le ministre de la santé François Braun a expliqué que "les urgences accueillent les patients, le Samu réoriente les patients vers d'autres services le temps qu'on puisse faire un diagnostic plus précis".

L'hôpital s'est "mis en mode protection des données", a poursuivi M. Braun, précisant que la détection rapide de l'attaque avait permis d'activer "l'ensemble des mesures de protection".

Le Samu "n'est pas atteint" et "s'est mis en ordre de marche pour réagir" en cas de transferts, a-t-il indiqué.

Selon une source policière à l'AFP, l'établissement hospitalier fonctionne en "mode dégradé" et les urgences sont fermées sauf pour les personnes qui se présentent spontanément.

"L'accueil est extrêmement limité (...) ceux qui sont contraints d'aller aux urgences et qui vivent dans la région de Versailles, appelez le 15", a conseillé le ministre délégué à la Transition numérique, Jean-Noël Barrot, à l'issue d'une visite de l'hôpital.

Depuis samedi soir, il y a "déjà eu deux transferts de patients et il faut imaginer dans les prochains jours au moins une dizaine de transferts vers d'autres hôpitaux franciliens", a ajouté M. Barrot.

Dépôt de plainte

Le parquet de Versailles s'est dessaisi au profit du parquet de Paris, qui a ouvert une enquête, a-t-on appris de source judiciaire, sans préciser les infractions visées.

Les investigations ont été confiées au Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) de la gendarmerie et à la Sous-direction de la lutte contre la cybercriminalité (SDLC) de la police judiciaire, selon le parquet de Paris.

Une plainte sera "déposée par l'hôpital à 16h00 afin que les services de police, en lien avec l'ANSSI (l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information), puissent faire un suivi fin de la situation", a annoncé Jean-Noël Barrot.

Le 22 août dernier, c'est le Centre hospitalier Sud Francilien (CHSF) de Corbeil-Essonnes, qui assure la couverture sanitaire de près de 700 000 habitants de la grande couronne parisienne, qui avait été la cible d'une cyberattaque.

Le fonctionnement de l'établissement avait été fortement perturbé pendant plusieurs semaines, avant de revenir proche de la normale à la mi-octobre.

L'attaque avait été suivie d'une demande de rançon de 10 millions de dollars, ramenée ensuite à un ou deux millions de dollars.

Les hackers avaient fixé un ultimatum au 23 septembre à l'hôpital pour payer la rançon. Passé ce délai, ils avaient diffusé sur le "dark web" des données confidentielles concernant les patients, le personnel et les partenaires de l'établissement.

Ces dernières années, des hôpitaux et des systèmes de santé ont été victimes de cyberattaques de la part de groupes de hackers qui ont bloqué ou divulgué des informations confidentielles sur leurs patients et mis des équipements hors service.

Ces groupes de hackers exploitent, par l'intermédiaire d'un rançongiciel ou "ransomware", les failles de sécurité de leurs systèmes informatiques pour les chiffrer et les bloquer, avant d'exiger une rançon pour les débloquer.

En 2020, en pleine crise de la Covid-19, 27 cyberattaques d'hôpitaux ont été recensées en France. A l'étranger également, elles ont visé de nombreux hôpitaux et systèmes de santé.


Gares vides et TGV annulés au troisième jour de grève des contrôleurs de la SNCF

Un train arrive en gare Matabiau de Toulouse, le 2 décembre 2022 lors d'une grève organisée par les contrôleurs de la SNCF (Photo, AFP).
Un train arrive en gare Matabiau de Toulouse, le 2 décembre 2022 lors d'une grève organisée par les contrôleurs de la SNCF (Photo, AFP).
Short Url
  • Cette mobilisation survient avant le début des négociations annuelles obligatoires, qui doivent s'engager mercredi au niveau du groupe SNCF
  • Face aux craintes que ce mouvement perturbe les fêtes de fin d'année, le ministre délégué aux Transports, Clément Beaune, a appelé samedi à la «responsabilité collective»

PARIS: La grève des contrôleurs de la SNCF se poursuit dimanche avec 60% des TGV et Intercités annulés, dépeuplant les quais de certaines gares, avec la crainte que ces perturbations se reproduisent lors des fêtes de fin d'année.

Comme la veille, 4 TGV et Intercités sur 10 étaient en circulation dimanche, a confirmé un porte-parole de la SNCF à l'AFP.

A la gare de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, les voies dédiées aux TGV étaient désertes en début de journée. Le premier train  était annoncé pour 13H36, suivi de quatre autres dans l'après-midi.

Entouré de ses trois valises, Marc Kufess fait part de son agacement: arrivé à 9H30 du Togo, il n'a découvert qu'à l'atterrissage l'existence de la grève, et la suppression de son train de 11H24 pour Mulhouse.

A quelques pas de là, Wa Ismaël, agent d'accueil, slalome entre les voyageurs qui, faute de train, se dirigent vers les bornes pour acheter un billet de RER et se rendre à Paris. "Ça chamboule tout (...) mais on essaie de faire au mieux", explique l'agent.

La direction de la SNCF a annoncé vendredi que de "nouvelles rencontres" auraient lieu la semaine prochaine avec les organisations syndicales et les contrôleurs - officiellement appelés chefs de bord -, qui réclament notamment une meilleure reconnaissance.

Les syndicats Unsa-Ferroviaire, SUD-Rail, CFDT-Cheminots et FO-Cheminots ont apporté leur appui au mouvement, et déposé un préavis de grève pour les week-ends de Noël et du Nouvel An, afin de faire pression sur la SNCF.

"On fera le maximum pour qu'il n'y ait pas de grève à Noël", a toutefois promis Nicolas Limon, l'un des fondateurs du Collectif national ASCT (CNA), lancé en septembre sur Facebook en dehors de tout cadre syndical et qui compte aujourd'hui près de 3 000 membres.

Il avait indiqué vendredi à l'AFP que "plus de 80%" des contrôleurs étaient en grève pour le week-end, avec une reprise progressive envisagée lundi.

«Prise de température»

En gare de Lille Flandres, quelques rares personnes attendaient aussi dimanche sous les écrans, qui affichaient seulement une poignée de TGV annoncés.

Anne Gravereaux et son mari arrivent tout juste de Cannes pour voir leur parrain de 93 ans en Ehpad. "On a regardé toutes les options: louer une voiture, venir en covoiturage...". Ils ont finalement trouvé ce train, après une première escale la veille à Paris: "une vraie galère!", raconte-t-elle.

Face aux craintes que ce mouvement perturbe les fêtes de fin d'année, le ministre délégué aux Transports, Clément Beaune, a appelé samedi à la "responsabilité collective". "Travaillons dans les prochains jours pour éviter cela (...) je ferai tout à mon niveau", a-t-il assuré.

Les presque 10 000 chefs de bord de la SNCF, dont près de 3 000 travaillent sur les TGV et Intercités, ont une fonction essentielle en matière de sécurité de la circulation et des voyageurs. Sans eux, les trains ne peuvent pas circuler.

Au-delà des questions de salaire, les contrôleurs se sentent "maltraités", et réclament une meilleure prise en considération ainsi qu'une amélioration de leurs conditions de travail, avait expliqué samedi sur RMC Fabien Villedieu, délégué syndical SUD Rail.

"C'est une grève qu'on n'a pas vue arriver, ni nous ni les syndicats", avait reconnu jeudi le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou, lors d'une conférence organisée par le magazine Challenges.

Après ce week-end de "prise de température", SUD Rail espère que des propositions concrètes seront formulées lors des négociations la semaine prochaine, disant "croire au dialogue social", surtout à l'approche de Noël.

Cette mobilisation survient aussi avant le début des négociations annuelles obligatoires, qui doivent s'engager mercredi au niveau du groupe SNCF. La CGT, SUD-Rail et CFDT ont appelé à une "grève unitaire" ce jour-là.


Covid: le gouvernement presse à la vaccination mais prudent sur le masque obligatoire

Le ministre de la Santé François Braun prononce un discours lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale à Paris, le 22 novembre 2022 (Photo, AFP).
Le ministre de la Santé François Braun prononce un discours lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale à Paris, le 22 novembre 2022 (Photo, AFP).
Short Url
  • Depuis quelques semaines, autorités sanitaires et gouvernement martèlent de nouveau des messages de prévention aux Français
  • Dimanche, le ministre de la Santé, François Braun, a lancé un «appel solennel» pour inciter les plus fragiles à se faire vacciner face à une neuvième vague de Covid-19

PARIS: "Appel solennel" à la vaccination et au port du masque: face à une neuvième vague de Covid-19 qui s'ajoute à des épidémies de grippe et bronchiolite, le gouvernement refuse encore la coercition mais n'exclut pas de durcir sa position si la situation l'impose.

Depuis quelques semaines, autorités sanitaires et gouvernement martèlent de nouveau des messages de prévention aux Français, alors que le rebond de l'épidémie s'est bien produit, dans une certaine indifférence générale.

Dimanche, le ministre de la Santé, François Braun, invité de BFMTV, a lancé un "appel solennel" pour inciter les plus fragiles à se faire vacciner face à une neuvième vague de Covid-19.

Il reprenait les termes de la Première ministre, Elisabeth Borne, qui a appelé mardi au respect des gestes barrière, à l'approche de fêtes de fin d'année, période de rassemblements familiaux propices à la transmission des virus.

"C'est quand même totalement absurde, on a les moyens de se protéger et les Français ne se vaccinent pas", a-t-il déploré.

"Les personnes cibles sont les mêmes que pour la grippe et la Covid", a rappelé le ministre. "Le rythme s'est un peu accéléré depuis une semaine": parmi les plus de 80 ans, environ 20% ont reçu une quatrième dose, 35-40% pour les 60-80 ans mais "c'est largement insuffisant", a-t-il estimé.

Avant lui, Brigitte Autran, présidente du Comité de veille et d'anticipation des risques sanitaires (Covars) qui a remplacé le conseil scientifique, s'est émue dimanche du niveau "désolant" de la vaccination contre la Covid-19.

"On a le même problème avec la grippe: il y a un niveau moindre de vaccination cette année, par rapport aux années précédentes. Il faut vraiment que les Français se protègent", a exhorté la scientifique dans une interview au Journal du dimanche (JDD).

Selon les derniers chiffres, environ cinq millions de Français se sont vaccinés contre la grippe, soit 13% de moins que l'an dernier.

Autre volet dans la lutte contre la Covid, la délicate question du port du masque dans certains lieux comme les transports en commun se pose à nouveau pour l'exécutif.

Le gouvernement se veut seulement incitatif mais des soignants et des épidémiologistes le pressent de durcir sa position en l'imposant.

"Le retour du masque obligatoire est une décision politique et ce n’est pas à nous de le décider", a souligné Brigitte Autran. "Mais il faut aller vers un port du masque le plus possible dans les lieux clos, là où il y a une promiscuité importante", a-t-elle jugé.

«Mon bras ne tremblera pas»

François Braun, qui n'en portait pas sur le plateau de BFMTV - car "nous ne sommes pas dans un lieu clos en promiscuité"- a rappelé qu'il n'était "pas favorable à la coercition".

Mais si les chiffres continuent d'augmenter et s'il faut décider d'une obligation, "mon bras ne tremblera pas", a-t-il assuré.

"Je suis la situation au jour le jour et les décisions suivront son évolution", a dit le ministre.

L'exécutif n'aurait pas à passer par la loi s'il devait imposer de nouveau le port du masque. Un texte réglementaire suffirait, a fait valoir M. Braun.

Quels critères pourraient le décider à prendre une telle mesure ? "La saturation des hôpitaux ou l'évolution de l'épidémie de grippe" notamment, a répondu le ministre de la Santé.

La France fait en effet face à une "triple épidémie", avec la circulation simultanée de la Covid, de la bronchiolite et de la grippe, une situation inédite dont l'évolution est encore difficile à prévoir.

La grippe frappe la métropole précocement, et la bronchiolite est à des niveaux records depuis plus de 10 ans chez les nourrissons. Cette situation percute un système de santé déjà éprouvé, comme dans d'autres pays, notamment les États-Unis.

Le Covars donnera "un avis complet" sur la situation épidémique à la fin de semaine ou au début de la suivante. Un avis que le gouvernement pourrait bien décider de suivre.