Maroc: Des renforts pompiers et militaires pour maîtriser les feux de forêt

Un garde forestier regarde un incendie de forêt qui fait rage près de la ville marocaine de Ksar El Kebir dans la région de Larache le 15 juillet 2022 (Photo, AFP).
Un garde forestier regarde un incendie de forêt qui fait rage près de la ville marocaine de Ksar El Kebir dans la région de Larache le 15 juillet 2022 (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Dimanche 17 juillet 2022

Maroc: Des renforts pompiers et militaires pour maîtriser les feux de forêt

  • La moitié des quelque 4 660 hectares touchés par les sinistres est partie en fumée dans la province de Larache, où est localisé le foyer le plus important
  • Un total de 1 325 familles originaires de 19 douars (villages) ont été évacuées jusqu'à présent dans cette région, selon des sources locales

KSAR EL KÉBIR: Appuyés par des renforts pompiers et militaires, les services marocains de lutte anti-incendie ont continué samedi à combattre les feux qui ravagent depuis quatre jours des régions boisées reculées du nord du royaume, ont indiqué les autorités locales.

La moitié des quelque 4 660 hectares touchés par les sinistres est partie en fumée dans la province de Larache, où est localisé le foyer le plus important et où une personne est décédée.

Un total de 1 325 familles originaires de 19 douars (villages) ont été évacuées jusqu'à présent dans cette région, selon des sources locales.

Des renforts supplémentaires de l'armée et des sapeurs-pompiers été déployés depuis vendredi, notamment à Ksar El Kébir, une des zones, difficiles d'accès, les plus exposées.

Des centaines d'hectares de terres boisées ont été détruits dans les provinces voisines de Ouazzane, Tétouan et Taza.

Les flammes sont attisées par des températures très élevées, approchant les 40 degrés, et des rafales violentes, même si les efforts redoublés des services d'incendie conjugués à des conditions météorologiques moins défavorables laissent entrevoir un répit dimanche.

Les causes de ces incendies ne sont pas connues mais le facteur humain n'est pas exclu, selon les autorités.

Outre quatre bombardiers d'eau Canadair de l'armée et quatre avions d'épandage Turbo Thrush, à raison de dizaines de rotations, plusieurs centaines d'éléments de la Protection civile, des Eaux et Forêts, des Forces armées royales (FAR) et de la gendarmerie, assistés des autorités locales et de bénévoles sont toujours mobilisés pour tenter de stopper l'avancée des feux.

À titre de comparaison, un total de 2 782 hectares de forêt avaient été touchés par 285 incendies de janvier à septembre 2021 au Maroc, en particulier dans la région montagneuse du Rif (nord), selon le Département des Eaux et Forêts.

Le Maroc est frappé depuis plusieurs jours par une vague caniculaire, avec des températures approchant les 45 degrés Celsius, dans un contexte de sécheresse hors norme et de stress hydrique.

De l'autre côté du détroit de Gibraltar, des incendies dévastateurs font également rage dans le sud de l'Europe occidentale, conséquence d'une vague de chaleur qui pourrait faire tomber plusieurs records de température au début de la semaine prochaine.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Short Url
  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Short Url
  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Short Url
  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.