USA: 3 morts lors d'une fusillade dans un centre commercial

Le personnel d'urgence se rassemble après une fusillade au centre commercial Greenwood Park à Greenwood, Indiana, États-Unis, le 17 juillet 2022 (Photo, Kelly Wilkinson/USA Today Network via Reuters).
Le personnel d'urgence se rassemble après une fusillade au centre commercial Greenwood Park à Greenwood, Indiana, États-Unis, le 17 juillet 2022 (Photo, Kelly Wilkinson/USA Today Network via Reuters).
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Publié le Lundi 18 juillet 2022

USA: 3 morts lors d'une fusillade dans un centre commercial

  • «Nous avons assisté à une fusillade de masse ce soir au Greenwood Park Mall», a déclaré Mark Myers, le maire de Greenwood, dans l'Indiana
  • Le maire a ajouté que le tireur avait été abattu par «un individu armé»

WASHINGTON: Trois personnes ont été tuées et trois autres blessées dimanche par un individu qui a ouvert le feu dans un centre commercial de l'Etat américain de l'Indiana, ont annoncé des responsables.

"Nous avons assisté à une fusillade de masse ce soir au Greenwood Park Mall", a déclaré Mark Myers, le maire de Greenwood, dans l'Indiana, dans un communiqué.

"À présent, nous comptons trois morts et trois blessés", a-t-il ajouté.

M. Myers a déclaré que le tireur avait été abattu par "un individu armé".

La police de Greenwood a diffusé un message sur sa page Facebook demandant aux témoins de la fusillade de la contacter avec des informations.

L'attaque est la dernière d'une vague de violence armée qui sévit aux États-Unis, où environ 40 000 décès par an sont causés par des armes à feu, selon Gun Violence Archive.

Elle survient quelques semaines seulement après qu'un homme armé a ouvert le feu lors d'un défilé le 4 juillet dans une banlieue aisée de Chicago, tuant sept personnes et en blessant au moins une trentaine.

Cette fusillade a fait suite à deux massacres en mai qui ont vu 10 personnes noires abattues dans un supermarché du nord de l'Etat de New York, et 19 enfants et deux enseignants tués dans une école primaire du Texas.

La récente flambée de la violence a relancé le débat controversé sur la réglementation des armes à feu.

Un comité de la Chambre des représentants des États-Unis doit voter cette semaine pour la première fois en près de 20 ans sur un projet de loi interdisant les armes d'assaut.


Le président philippin affirme que Manille ne se laissera pas «intimider» par la Chine

Le président philippin Ferdinand Marcos Jr. a fait ces commentaires dans un discours prononcé devant les troupes de l'unité du Commandement occidental chargée de superviser la mer de Chine méridionale (Photo, Reuters).
Le président philippin Ferdinand Marcos Jr. a fait ces commentaires dans un discours prononcé devant les troupes de l'unité du Commandement occidental chargée de superviser la mer de Chine méridionale (Photo, Reuters).
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  • Pékin revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale
  • Une vidéo diffusée par l'armée philippine a montré des marins chinois crier et brandir des couteaux ainsi qu'une hache, depuis de petites embarcations

MANILLE: Le président philippin Ferdinand Marcos a affirmé dimanche que son pays ne se laisserait pas "intimider" après un affrontement entre des garde-côtes chinois armés et des membres de la marine philippine.

"Nous ne nous laisserons jamais intimider ni opprimer par qui que ce soit", a déclaré le président Marcos lors d'un discours à l'occasion d'une visite aux forces philippines en mer de Chine méridionale.

Il a toutefois souligné l’importance de régler les différends de manière pacifique. "Dans l’exercice de nos fonctions, nous ne recourrons pas à la force ou à l’intimidation, ni n’infligerons délibérément de blessures ou de dommages à qui que ce soit", a déclaré Ferdinand Marcos.

Un affrontement entre des garde-côtes chinois armés et des membres de la marine philippine s'est produit lundi pendant une mission de ravitaillement pour des soldats philippins stationnés sur un navire militaire échoué sur l'atoll Second Thomas, selon Manille.

Route commerciale 

Pékin revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, une importante route commerciale, et ignore un arbitrage international qui lui a donné tort en 2016.

Décrivant l’incident comme "dangereux", le président philippin a salué le "choix délibéré des soldats philippins de rester sur la voie de la paix".

"Vous avez démontré au monde que l’esprit philippin est courageux, déterminé et pourtant bienveillant", a déclaré Marcos.

Une vidéo diffusée par l'armée philippine a montré des marins chinois crier et brandir des couteaux ainsi qu'une hache, depuis de petites embarcations, mais aussi frapper à l'aide de bâtons un bateau pneumatique.

Un marin philippin a perdu un pouce lors de l'incident, au cours duquel les garde-côtes chinois ont également confisqué ou détruit du matériel philippin, notamment des armes à feu, selon l'armée philippine.

Interrogé à propos de cette vidéo, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a balayé jeudi les allégations "totalement bidon" de Manille et l'a accusé de vouloir "rejeter de façon calomnieuse" la responsabilité de l'incident sur Pékin.

De son côté, le secrétaire exécutif de la présidence philippine Lucas Bersamin a minimisé vendredi l'importance de l'incident, affirmant qu'il s'agissait "probablement d'un malentendu" et que les garde-côtes chinois n'avaient pas utilisé d'autres armes que des armes blanches.

Il a ajouté que Manille ne considérait pas l'incident comme "une attaque armée" qui déclencherait la mise en œuvre du traité de défense entre les Philippines et les Etats-Unis.

Les incidents en mer entre la Chine et les Philippines se sont multipliés ces derniers mois, alors que Pékin redouble d'efforts pour faire valoir ses prétentions territoriales dans cette zone maritime contestée.

La Chine y fait patrouiller des centaines de navires des garde-côtes et de la marine et y a transformé plusieurs récifs en îles artificielles militarisées.

Les Philippines ont annoncé fin mai avoir ouvert un avant-poste de garde-côtes dans l'extrême Nord du pays pour renforcer la sécurité, après avoir constaté "une montée en puissance militaire" de la Chine, au cours des deux dernières années, près de Taïwan que Pékin entend reprendre, si nécessaire par la force.


Voter ou pas, le dilemme d'Iraniens avant la présidentielle

L'élection intervient alors que l'Iran est confronté à des pressions économiques, à des sanctions internationales et à l'application du port obligatoire du voile pour les femmes. (AP)
L'élection intervient alors que l'Iran est confronté à des pressions économiques, à des sanctions internationales et à l'application du port obligatoire du voile pour les femmes. (AP)
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  • La participation est l'un des enjeux du scrutin pour lequel six candidats --cinq conservateurs et un réformateur-- ont été qualifiés par le Conseil des gardiens, l'organisme chargé de superviser le scrutin
  • Outre l'économie et le social, les tensions géopolitiques entre l'Iran et l'Occident, et la question sensible du port obligatoire du voile par les femmes font partie des préoccupations des électeurs

TÉHÉRAN, Iran : «Est-ce que ça va changer quelque chose?»: Dans le grand bazar de Téhéran, les Iraniens sont partagés sur le bien-fondé de voter à la présidentielle du 28 juin alors que beaucoup d'entre eux peinent à boucler les fins de mois.

Taghi Dodangeh fait partie de ceux qui ne se posent pas la question. «Voter est mon devoir religieux et civique. Je le ferai jusqu'au dernier jour de ma vie», affirme ce boulanger de 57 ans, interrogé par l'AFP aux abords de l'immense poumon commercial de la capitale.

Fervent défenseur de la République islamique, il se rendra donc dans son bureau de vote pour élire un nouveau président en remplacement d'Ebrahim Raïssi, décédé le 19 mai dans un accident d'hélicoptère.

A contrario, Fariba est déterminée à rester éloignée des urnes. «Je n'ai jamais voté et je ne le ferai pas», annonce sans détour cette femme de 30 ans, qui possède une boutique en ligne. «Car quelque soit le président, ça ne changera rien à nos vies», ajoute-t-elle, sans donner son nom de famille.

La participation est l'un des enjeux du scrutin pour lequel six candidats --cinq conservateurs et un réformateur-- ont été qualifiés par le Conseil des gardiens, l'organisme chargé de superviser le scrutin.

La précédente présidentielle, en 2021, avait été marquée par un taux d'abstention record depuis la révolution islamique de 1979, à 51%, alors qu'aucun candidat réformateur ou modéré n'avait été autorisé à concourir.

Au début de la campagne, le guide suprême et chef de la République islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, a exhorté les Iraniens à participer «en grand nombre» au scrutin, qui est une «affaire importante» pour le pays.

Mahdi Zeinali n'est pas encore sûr de se déplacer le 28 juin. «Si l'un des candidats m'apparait comme la bonne personne, je vais voter. Sinon, non», explique ce jeune commerçant de 26 ans, qui espère que les besoins de la jeunesse soient pris en compte par les six candidats, tous des hommes quinquagénaires ou sexagénaires.

- Hijab et sanctions -

«Les jeunes sont les plus affectés par les difficultés économiques» même si «le président Raïssi a fait beaucoup d'efforts» pour améliorer la situation, estime Keshvar, une mère de famille de 53 ans qui porte le tchador.

Venue au bazar faire «quelques emplettes», Jowzi pense aller voter mais cette femme au foyer de 61 ans regrette que les six candidats viennent «du même milieu» et fassent «des promesses qui ne se concrétiseront pas».

Pour elle, «qu'importe que le prochain président porte ou non un turban», alors que cinq des huit présidents depuis 1979 ont été des religieux.

Cette année, seul un membre du clergé, Mostafa Pourmohammadi, est en lice sans avoir le rang d'ayatollah.

Il ne figure pas dans la liste des favoris qui comporte Saïd Jalili, l'ancien négociateur ultraconservateur du dossier nucléaire, Mohammad-Bagher Ghalibaf, le président du Parlement, et le député réformateur Massoud Pezeshkian, selon un sondage de l'institut Ispa publié jeudi.

Outre l'économie et le social, les tensions géopolitiques entre l'Iran et l'Occident, et la question sensible du port obligatoire du voile par les femmes font partie des préoccupations des électeurs.

«A l'approche des élections», les femmes qui ne portent pas le hijab dans les lieux publics sont «moins ciblées» par les forces de l'ordre, mais «une fois le vote terminé, la situation» va de nouveau se tendre, prévoit Fariba.

Pour Jowzi, qui le porte ainsi que ses filles, «le voile est une affaire personnelle» dans laquelle l'Etat «ne devrait pas s'immiscer».

Interrogés sur le sujet, la plupart des candidats ont adopté une attitude prudente, se déclarant opposés à la police des mœurs et au recours à la violence contre les femmes ne portant pas de voile.

Commerçant dans le bazar, Hamid Habibi souhaite surtout que le prochain président se concentre sur la levée des sévères sanctions internationales, essentiellement américaines, qui «frappent très durement les gens». «Nous sommes sous sanctions depuis 45 ans. Pourquoi?», s'interroge-t-il, en appelant à «un rétablissement des liens avec les Etats-Unis et les pays européens».

A ce stade, une telle perspective semble lointaine: Washington et Bruxelles ont récemment renforcé les sanctions et le Canada a ajouté mercredi à sa liste d'entités terroristes les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la République islamique.


Ukraine: nouvelle attaque «massive» russe sur des infrastructures énergétiques

Des soldats russes tirent avec un canon antiaérien sur un site non divulgué en Ukraine, le 21 juin 2024. (Service de presse du ministère russe de la défense via AP)
Des soldats russes tirent avec un canon antiaérien sur un site non divulgué en Ukraine, le 21 juin 2024. (Service de presse du ministère russe de la défense via AP)
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  • Selon le ministère, il s'agit de la huitième attaque «massive» contre des centrales électriques ukrainiennes au cours des trois derniers mois
  • La Russie, en multipliant ses attaques, a détruit la moitié de la capacité énergétique de l'Ukraine, selon Volodymyr Zelensky

KIEV, Ukraine : Les forces armées russes ont lancé dans la nuit de vendredi à samedi une nouvelle attaque «massive» sur des infrastructures énergétiques dans l'ouest et le sud de l'Ukraine, a indiqué le ministère ukrainien de l'Energie.

«Des installations d'Ukrenergo (opérateur ukrainien) dans les régions de Zaporijjia (sud) et de Lviv (ouest) ont été endommagées», a ajouté le ministère, précisant que deux employés avaient été blessés et hospitalisés à Zaporijjia.

Selon le ministère, il s'agit de la huitième attaque «massive» contre des centrales électriques ukrainiennes au cours des trois derniers mois, ce qui a contraint à imposer de fréquentes coupures d'électricité, le réseau électrique peinant à résister aux frappes ciblées des Russes.

Les autorités ukrainiennes avaient indiqué jeudi que des infrastructures énergétiques, dont une centrale, avaient été endommagées par une importante attaque russe nocturne qui avait fait sept blessés parmi leurs employés.

La Russie, en multipliant ses attaques, a détruit la moitié de la capacité énergétique de l'Ukraine, selon Volodymyr Zelensky.

Le président ukrainien a appelé jeudi à monter des panneaux solaires et des unités de stockage d'énergie «dans chaque école et dans chaque hôpital, dès que possible».

Le directeur général de l'opérateur DTEK, Maxime Timtchenko, avait averti que l'Ukraine risquait d'être «confrontée à une grave crise cet hiver», si ses partenaires occidentaux ne se mobilisaient pas.

Kiev exhorte ces derniers à l'aider à reconstruire son réseau électrique, un projet qui requiert d'importants investissements, et à lui fournir plus d'équipements de défense antiaérienne pour contrer les bombardements russes.

Dans ce contexte, Washington a «pris la décision difficile mais nécessaire» de désormais donner la priorité à l'Ukraine par rapport à d'autres alliés en matière de fourniture de missiles utilisés pour la défense antiaérienne.